John Chilembwe, précurseur de l’Église et du nationalisme africains

John-Chilembwe, sa femme Ida et leur fille Emma
John-Chilembwe, sa femme Ida et leur fille Emma

John-Chilembwe, sa femme Ida et leur fille Emma/photo malawivoice.com

Le 15 janvier est un jour férié […] au Malawi. C’est « Chilembwe Day », ou le Jour de Chilembwe. Mais qui est donc ce Chilembwe que l’on commémore ainsi ?

John Nkologo Chilembwe naquit près de la colline de Sangano, dans l’actuel district de Chiradzulu, au sud de ce qui n’était pas encore le protectorat du Nyassaland, sans doute en 1871, mais on ignore sa date de naissance exacte, car l’état-civil n’existait pas, à l’époque. Son père était un Yao et sa mère appartenait à la tribu des Nyanja. Cette double origine permit au jeune John de maîtriser parfaitement les deux langues, celle de son père et celle de sa mère, et ce, dès son plus jeune âge.

Les parents de John Chilembwe s’installèrent près de la rivière Mudi, à l’emplacement de ce qui allait devenir la plus grande ville du pays, Blantyre. Ils envoyèrent leur fils à l’école que les missionnaires de l’Église d’Écosse, c’est-à-dire de l’Église Presbytérienne, avaient créée non loin de là. John y acheva sa scolarité en 1892, après 7 années, ce qui représentait, pour l’époque et en Afrique, un niveau assez élevé d’instruction.

La même année, John fut embauché comme employé de maison et cuisinier par un pasteur baptiste anglais de la Zambezi Industrial Mission, le Révérend Joseph Booth. Nul doute que sa connaissance de l’anglais fut l’élément qui convainquit le pasteur d’embaucher ce jeune Africain. Pendant les années qui suivirent, John devint de plus en plus indispensable au pasteur et son rôle dépassa largement celui de « boy ». John était honnête et travailleur, il participa de plus en plus aux activités d’évangélisation du Révérend Booth. C’était lui qui traduisait quand le pasteur prêchait. Pour cela, John accompagnait le pasteur quand il était en tournée dans l’intérieur du pays.John mit à profit ces années pour améliorer son niveau d’instruction et ses connaissances religieuses. Rapidement, il devint l’un des membres les plus importants de l’Union Chrétienne Africaine, association créée par Booth, ayant pour objectif la libération spirituelle, sociale et économique des Africains. Joseph Booth n’acceptait pas les méthodes coloniales de l’époque. Ses prises de position l’amenèrent à rompre avec son Église d’origine et avec les autres missions protestantes pour mener une action autonome. Il reprochait leur puritanisme qu’il qualifiait d’hypocrite et leur silence face aux excès du système colonial. Il allait jusqu’à déclarer « Nous devons, soit arrêter de prêcher l’Évangile, soit nous conformer à ses enseignements! » En 1896 il publia un pamphlet intitulé « l’Afrique pour les Africains » dans lequel il préconisait le retour des Noirs d’Amérique en Afrique afin que ces derniers puissent développer le continent.

Convaincu du rôle que les Noirs Américains pourraient jouer, le Révérend Booth décida de faire une tournée aux États-Unis, accompagné du fidèle John Chilembwe, preuve tangible, à ses yeux, du rôle potentiel des Africains, une fois éduqués. Ils partirent donc pour la Virginie en février 1897.L’idée de Booth était de convaincre les riches Noirs américains de financer son œuvre au Nyassaland. Ils rencontrèrent les Baptistes noirs américains. Ces derniers permirent à John Chilembwe d’intégrer un séminaire de leur Église, le Virginia Theological Seminary and College, à Lynchburg. Il y étudia jusqu’à ce qu’il fut ordonné pasteur, à la fin de 1899.

Assuré du soutien de ses amis Américains, John décida alors de rentrer en Afrique pour y mener sa propre action, sans tutelle blanche, fut-elle amicale comme celle du Révérend Booth. En chemin, il effectua un bref séjour à Londres afin d’y obtenir les autorisations nécessaires pour ouvrir une mission dans son propre pays. Il s’installa alors à côté de l’endroit où il était né, près de la rivière Mbombwe, dans le district de Chiradzulu. Beaucoup de terres avaient déjà été accaparées par les planteurs blancs et il eut de grandes difficultés pour trouver les 93 acres où il installa sa mission. Il entreprit aussi de trouver quelques compatriotes éduqués avec lesquels il comptait travailler. Certaines de ses recrues étaient d’anciens camarades de classe, d’autres étaient des Chrétiens qu’il avait connus lors de son travail avec le Révérend Booth. D’autres encore furent convaincues de le rejoindre par l’argument selon lequel ils n’avaient pas été correctement baptisés : en effet, John Chilembwe croyait que seule l’immersion totale, à l’instar de ce que pratiquait Jean le Baptiste dans le Jourdain, pouvait avoir de la valeur. Enfin il tenta aussi de convaincre tous les Chrétiens, quelque soit l’Église à laquelle ils appartenaient, que l’heure était venue pour les Africains de montrer au monde qu’ils pouvaient diriger une mission sans la supervision des Blancs. Sa mission fut appelée« Providence Industrial Mission « (Mission Industrielle de la Providence), ou PIM. Bien que ses frères de couleur américains avaient promis de le soutenir, cette aide financière lui parvenait de manière insuffisante et irrégulière. Pour subvenir aux besoins de sa mission, Chilembwe dut recourir aux profits de la chasse à l’éléphant en commercialisant ivoire etviande.

La tâche primordiale de la PIM fut l’éducation des Africains, jeunes et adultes. À la mission, on enseignait l’arithmétique et l’anglais, un peu d’histoire et de géographie et surtout la Bible. Dans un article du 8 décembre 1900, publié par le Central African Times, Chilembwe écrivait qu’il voulait donner aux enfants d’Afrique une bonne formation afin qu’ils puissent posséder « les esprits indomptables et la ferme dépendance envers l’aide et la main secourable de Dieu ». Il ajoutait que le Christianisme les aiderait à sortir « de cet état de dégradation et les changerait en membres acceptables de la grande famille humaine ». Il pensait aussi que l’éducation industrielle et agricole était aussi indispensable que l’éducation spirituelle pour en finir avec cette « arriération ». En avance sur son temps à bien des égards, Chilembwe croyait que les femmes et les filles devaient également être éduquées. Pour ce faire, il organisa des classes de couture et tenta d’éradiquerle mariage précoce.

En avril 1901, un pasteur noir américain, le Révérend Landon Cheek, lui fut envoyé par la Convention Nationale Baptiste, afin de l’aider dans sa tâche. Un an plus tard, une jeune femme noire américaine, Emma DeLarry, les rejoignit. Elle eut pour objectif d’organiser l’éducation des femmes. Elle lança des classes de couture, de tricot et de cuisine moderne. Son élève la plus brillante, Ida, devait devenir l’épouse de John Chilembwe. C’était une métis, sa mère étant originaire de Basse Shire (sud du Nyassaland) et son père, Portugais. Le Révérend Cheek quant à lui épousa Rachel, une nièce de Chilembwe, dont il eut trois enfants. Chilembwe et Cheek lancèrent la culture du café et du coton, afin d’apporter de nouveaux revenus à la mission. Malheureusement, de mauvaises récoltes et des marchés internationaux défavorables les firent échouer. En 1906, le Révérend Cheek retourna aux États-Unis, y emmenant femme et enfants, ainsi que deux garçons de la mission, qui devaient étudier là-bas. Emma rentra, elle aussi, dans son pays.

Une autre tâche ardue occupa John Chilembwe durant toutes ces années Il voulut ouvrir des écoles de brousse sur le territoire de la mission, mais aussi en dehors. Cela créa de vifs conflits avec les trois pouvoirs qui comptaient, à l’époque : les Missions européennes (Presbytériennes, Anglicanes et Catholiques) d’une part, les propriétaires terriens européens d’autre part et, bien sûr, les représentants officiels du gouvernement colonial. Une des écoles de la PIM fut même détruite àla demande de l’évêque Auneau, de la mission monfortaine de Nguludi. Les missions européennes voyaient d’un mauvais œil l’évangélisation s’accomplir par un pasteur africain qu’elles ne contrôlaient pas. Les grands propriétaires interdisaient l’ouverture d’écoles sur leurs plantations car ils ne supportaient pas de voir les Africains, considérés comme une main d’œuvre servile,éduqués et de surcroît, par un Africain qu’ils soupçonnaient d’avoir des idées « subversives ». Quant aux fonctionnaires coloniaux, ils étaient méfiants envers une entreprise d’émancipation africaine, et ils subissaient les pressions des missionnaires européens et des grands propriétaires.

Enfin, la grande œuvre de John Chilembwe et de ses disciples fut la construction d’une vaste église en briques. Les travaux, commencés en 1911, furent achevés en 1913. Chilembwe s’empressa d’envoyer des photos de son église, surnommée la « Nouvelle Jérusalem » à ses soutiens en Amérique. Il était fier de pouvoir prouver au monde que les Noirs étaient capables de faire ce que les Blancs faisaient, sans aucune aide de ces derniers.

Au fil des ans, le conflit entre la PIM et les Missionnaires, les planteurs et les agents coloniaux alla en s’accentuant. Le déclenchement de la Première Guerre Mondiale porta alors le conflit à son comble.

Jusque là, trois questions fondamentales avaient amené John Chilembwe à s’élever contre la domination coloniale:

La première était la question de la terre. Beaucoup de paysans africains avaient perdu leur terre, celle qu’ils cultivaient et où ils vivaient depuis toujours. Des chefs locaux avaient été « achetés » par des Européens désireux de s’installer. Pour conclure un accord avec un chef, ces Européens, n’hésitèrent pas à « offrir » des pièces de tissu bon marché ou des vieilles pétoires en échange des terrains convoités. Les paysans qui se retrouvaient ainsi du jour au lendemain sur des terres appartenant à un Européen étaient alors contraints de faire chaque année deux mois de travail gratuit et un autre mois « payé» (le salaire étant bien entendu fixé par le propriétaire). Les paysans qui refusaient de se soumettre au nouvel ordre étaient alors chassés par la force.

Le second problème était la question de l’impôt. Les autorités coloniales britanniques avaient introduit un système d’impôt par hutte. À l’époque, l’argent liquide était rare, surtout chez les petits paysans qui constituaient la majorité de la population indigène. Ceux qui ne pouvaient pas payer l’impôt étaient contraints de travailler gratuitement pendant 3 mois sur une grande plantation européenne.

Enfin, la troisième question était celle des rivalités territoriales opposant les Missions entre elles. Les Presbytériens supportaient mal la présence des Missionnaires Catholiques (Missionnaires d’Afrique ou « Pères blancs » et Monfortains), arrivés bien après eux. Mais tant les Protestants que les Catholiques s’indignaient des activités de la PIM et voyaient d’un très mauvais œil l’ouverture d’écoles par cette dernière, près de leurs missions. Ils ne cessaient de se plaindre auprès du représentant de l’autorité coloniale, à tel point que, en 1912, le commissaire du district de Chiradzulu, pour apaiser les missionnaires européens, ordonna à Chilembwe d’arrêter les ouvertures d’écoles.

D’une manière plus générale, John Chilembwe ne supportait plus le racisme et le mépris des Européens envers les Africains, fussent-ils éduqués. Lors de son retour au Nyassaland, en1900, cet homme de Dieu, cet homme de bonne volonté cherchant àréformer un système injuste en l’intégrant, cet homme de paix, ce réformateur céda peu à peu la place à un homme révolté face àl’injustice. Il citait souvent en exemple les Noirs d’Haïti, qui avaient su, eux, un siècle plus tôt, arracher leur liberté à la grande puissance qu’était alors la France.

Le 4 août 1914, le Royaume Uni entra en guerre contre l’Allemagne. Au nord du Nyassaland se trouvait le Tanganyika, appelé « Afrique de l’Est Allemande ». Les deux puissances européennes disposaient chacune d’une canonnière sur l’immense lac Nyassa, que bordaient le Nyassaland et le Tanganyika. Dans les premiers jours de la guerre, la « SS Guendolen » attaqua par surprise et coula la canonnière allemande « Von Vissman ». Ce fut le premier combat naval de la Première Guerre Mondiale ! En représailles, les forces allemandes envahirent le nord du Nyassaland. Elles furent repoussées à Karonga par les forces britanniques. Ces dernières, comme leurs ennemies d’ailleurs, comptaient de très nombreux soldats africains dans leurs rangs. Nombre d’entre eux furent tués lors de la bataille de Karonga et dans celles qui suivirent, tout au long de la Grande Guerre.

John Chilembwe était furieux face à ces pertes de vies africaines dans un conflit qui, selon lui, ne concernait que les Européens. Il envoya une lettre au Nyasaland Times intitulée « La voix des indigènes africains dans la guerre actuelle ». Dans cette lettre, il écrivait que les Africains n’avaient rien à faire dans cette guerre « civilisée ». C’est-à-dire dans une guerre entre Européens qui se considéraient comme « civilisés » alors qu’ils voyaient les guerres entre Africains comme des conflits entre peuples « non civilisés ». Chilembwe dénonçait dans cette lettre la police coloniale qui allait de village en village enrôler les Africains bien bâtis pour aller faire la guerre, alors que la plupart de ces recrues ignoraient tout des risques auxquels ils devraient faire face. Il y demandait quelles seraient les perspectives pour les Africains : « Serons-nous reconnus comme tout un chacun, pour le plus grand bien de la civilisation et de la Chrétienté, une fois que la grande lutte sera terminée ? » écrivait-il. Il se plaignait aussi que, en dépit de la bravoure des Africains au combat, les honneurs étaient réservés aux seuls Européens. On se contentait d’humilier les soldats africains et de leur donner des noms méprisables. « Laissez ces gens » ajoutait-il, « ces banquiers et hommes titrés aller à la guerre et se faire tuer, au lieudes pauvres Africains qui n’ont rien à eux dans le monde actuel et qui, dans la mort, ne laisseront qu’une longue file de veuves et d’orphelins dans le plus grand besoin et dans une détresse extrême ». Il concluait en s’opposant à ce que les Africains soient invités à mourir pour une cause qui n’était même pas la leur.

Une telle lettre ne pouvait pas passer inaperçue en temps de guerre. Le gouvernement colonial ordonna que le numéro du Nyasaland Times dans lequel elle avait été publiée soit retiré de la circulation.

Le pacifique John Chilembwe était à présent devenu un homme prêt à mourir pour l’Afrique. Le 22 janvier 1915, il rassembla ses partisans à sa mission pour les informer que, selon ses informations, les autorités coloniales allaient venir le 25, non pour les arrêter mais pour les tuer tous. Il organisa un soulèvement préventif, incitant ses suivants à se battre pourlibérer leur pays de la domination étrangère. Il envoya une colonne à Blantyre, dans le but de s’emparer des armes stockées à l’arsenal. Mal équipés, mal organisés, les volontaires africains échouèrent et furent repoussés par les soldats britanniques. Un autre groupe fut envoyé dans une grande plantation européenne, où les conditions de travail étaient particulièrement dures et où les salaires étaient quasiment inexistants. Le gérant de cette dernière, William Jervis Livingstone, connu pour sa dureté et son racisme envers les Africains, fut décapité, et ses deux assistants furent tués.Leur épouse et leurs enfants furent emmenés en captivité à la mission de John Chilembwe, mais ils y furent bien traités. La triste ironie de cette histoire est que ce Livingstone était le cousin du légendaire Docteur David Livingstone, le célèbre explorateur et missionnaire écossais, connu pour son humanisme. Il avait sillonné ce qui devait devenir le Nyassaland quelques décennies plus tôt. Quant au propriétaire de la plantation, il n’était autre que le propre gendre du Dr Livingstone !

Les forces britanniques ne tardèrent pas à riposter. Alors que John Chilembwe commençait son sermon lors du service dominical, le 24 janvier, on annonça l’arrivée des troupes coloniales. Chilembwe s’enfuit dans les collines toutes proches et passa plusieurs jours caché dans une grotte, avec quelques uns de ses partisans. Le 25 janvier, d’autressoldats britanniques arrivèrent en renfort. L’église dont John Chilembwe était si fier et qui avait été achevée deux ans plus tôt, fut dynamitée et rasée.

Qu’advint-il de John Chilembwe ? On sait qu’il s’enfuit, avec un groupe de partisans, vers le Mont Mulanje, tout proche de la frontière du Mozambique portugais. Certains prétendent qu’il fut abattu dans la brousse, le 3 février 1915. Mais, dans ce cas, il est surprenant que les Britanniques n’aient pas exposé son corps afin de démoraliser les partisans de la rébellion. On s’étonne aussi que personne ne connaisse l’endroit où il serait enterré. C’est pourquoi, depuis 1915, les rumeurs sont allées bon train. On continue à affirmer que John Chilembwe a réussi à s’enfuir au Mozambique. Certains prétendent même qu’il est retourné aux États-Unis où il serait mort à un âge avancé.

La répression qui s’abattit fut féroce. Il y eu beaucoup d’exécutions sommaires. Tous les lieutenants de John Chilembwe eurent un procès expéditif avant d’être pendus publiquement à Zomba.

Dans le Nyassaland d’aujourd’hui, devenu Malawi depuis son indépendance en 1964, John Chilembwe est un symbole. Il est le premier nationaliste, le premier homme d’Église africain, le premier martyre de la lutte contre le colonialisme. Son effigie orne tous les billets de banque malawiens.

John Chilembwe était incontestablement un précurseur. Ses idées n’ont pas disparu avec lui. Elles furent reprises bien plus tard, au Nyassaland et dans le reste du continent. Ce personnage hors du commun mérite donc qu’on le célèbre en ce 15 janvier. Il mériterait aussi d’être connu au-delà des frontières du Malawi.

Voilà pourquoi j’ai tenu, en ces quelques lignes, à résumer son parcours et à évoquer la cause pour laquelle il s’est sacrifié.

Herve Cheuzeville
Le 16 janvier 2008

 

 

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