Burundi : Signal fort des ambassadeurs

Carte du Burundi/photo AFP

Carte du Burundi/photo AFP

Selon l’agence Belga (03/06/11), au nom des Etats membres de l’Union Européenne (UE) représentés au Burundi (Allemagne, Belgique, France, Pays-Bas, Royaume Unie), des Etats-Unis, du Vatican, de Suisse et de Norvège, les ambassadeurs de plusieurs pays occidentaux au Burundi ont adressé une note au chef de la diplomatie burundaise dans laquelle ils expriment leurs vives préoccupations à propos «des dizaines de cas d’exécutions extrajudiciaires et de torture recensés par l’ONU depuis 2010 dans ce pays ».
Dans cette note, les ambassadeurs écrivent : «Les Nations Unies ont récolté des informations sérieuses et circonstanciées concernant au moins 20 cas d’exécutions extrajudiciaires, ainsi que plusieurs dizaines de cas de torture qui auraient été commis par des agents des services de sécurité entre juin 2010 et mars 2011 ».«Cette situation nous préoccupe, soulignent-ils, d’autant que plusieurs Etats membres de l’UE sont engagés dans un partenariat de coopération avec la police et l’armée », en référence notamment à la Belgique, à la France et aux Pays-Bas.
Les ambassadeurs «espèrent fortement que le gouvernement et l’appareil judiciaire burundais feront tout ce qui est en leur pouvoir pour mettre fin à ces pratiques intolérables et pour traduire en justice les auteurs présumés de ces actes ».  Pour sa part, en terminant sa visite de deux jours au Burundi, le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere, a appelé le pouvoir et l’opposition à « dialoguer pour dissiper la méfiance et les malentendus », affirmant qu’il n’y avait pas de place pour une « rébellion en gestation ».  Il a indiqué sur une radio locale: «Chacun doit privilégier la voie du dialogue (…), mais le plus important est que ce dialogue soit entamé pour dissiper la méfiance et les malentendus ».
Le ministre Vanackere a souligné qu’«en aucun cas» il s’agissait de remettre en cause les résultats des élections de 2010.  Et de conclure : « Il est clair que tous les partis politiques doivent sans ambiguïté prendre leurs distances de toute option armée ou violente et reconnaître pleinement la légitimité des institutions.» (kb)
Extrait « Bulletin EurAc »
www.eurac-network.org

 

 

 

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