Afrique : désespoirs mais aussi des espoirs

Joyce-Banda, présidente du Malawi
Joyce-Banda, présidente du Malawi

Joyce-Banda, présidente du Malawi

Ces derniers mois, j’ai peu écrit sur l’Afrique. Mon retour en Asie, après 22 années d’absence, a sans doute absorbé mon attention et mon inspiration rédactionnelle. Je n’ai cependant pas cessé d’observer ce qui se passait sur le continent noir. La reconnaissance par la Cour Pénale Internationale de la culpabilité de Thomas Lubanga m’a même fait réagir, dans un précédent article, alors que je me trouvais encore en Thaïlande. Il est vrai que ce seigneur de la guerre et moi avions une longue histoire « commune », depuis 2001, et qu’il m’était difficile de rester muet face à cette conclusion (provisoire ?) d’un long processus judiciaire.

À la veille de mon retour en Afrique, je trouve cependant nécessaire de faire le point et de reprendre la plume. L’actualité africaine a été assez abondante, ces derniers temps. Elle fut souvent plutôt déprimante et c’est sans doute aussi cet élément qui a rendu mes retrouvailles avec l’Asie du Sud-Est encore plus exaltantes : comment, en effet, ne pas comparer négativement les stagnations africaines au dynamisme asiatique ?

Les récentes nouvelles d’Afrique m’ont aussi amené à me remettre en cause et à regretter certains de mes écrits passés, en particulier au sujet de pays que je croyais bien connaître. De cela aussi, il sera question dans cet article. Il y a malgré tout eu quelques informations porteuses d’espoirs et je vais aussi les évoquer.

Commençons par les mauvaises nouvelles. Elles concernent plusieurs pays.

La République Démocratique du Congo, d’abord. Dans un livre paru en 2006[1], j’avais exprimé certains espoirs à l’égard du jeune président de ce pays, Joseph Kabila, et j’avais souhaité sa réélection, cette année-là. Il est vrai que, lors de ce scrutin, son rival était Jean-Pierre Bemba, un criminel de guerre notoire dont j’avais dénoncé les épouvantables méfaits dans mon premier ouvrage. L’option Kabila me semblait donc, et de loin, la moins mauvaise pour l’avenir du Congo/Zaïre. Je l’avais d’ailleurs rencontré et il m’avait donné l’impression d’être un homme sachant écouter. Un homme qui ne prenait ses décisions qu’après mûre réflexion et seulement après avoir recueilli l’opinion des uns et des autres.

Comment ai-je pu me tromper à ce point ? Peut-être Kabila junior s’est-il retrouvé prisonnier du système qui l’avait porté au pouvoir ? Toujours est-il qu’une fois réélu, en 2006, il n’a pas su répondre aux attentes de son peuple. Dans la partie orientale du pays, la situation est toujours aussi dramatique. Des chefs de guerre continuent à commettre des exactions et à vivre sur le dos d’une population qui n’en peut plus. Le plus notoire d’entre eux, Bosco Ntaganda, contre lequel la CPI a émis un mandat d’arrêt, a même été réintégré avec ses hommes au sein de l’armée nationale, ce qui lui a permis de continuer à « régner » en toute impunité sur le Nord-Kivu et à exploiter les ressources minières de cette province. Déjà dans mon premier livre[2], j’avais décrit, pour les dénoncer, les méfaits de cet homme, qui était alors le bras droit de Thomas Lubanga, en Ituri. Depuis, Bosco Ntaganda semble avoir surpassé son chef de l’époque, pour ce qui est des atrocités. Il n’a d’ailleurs jamais cessé de recruter et d’utiliser des enfants soldats, crime pour lequel la culpabilité de Lubanga vient d’être reconnue. Or, contrairement à ce dernier, Bosco Ntaganda n’a jamais eu à répondre de ses actes, que ce soit devant la justice nationale ou devant la CPI. Général de l’armée congolaise, il a pu continuer à mener ses activités criminelles et à s’enrichir en toute quiétude, au grand désespoir de la population subissant son joug. Tout cela avec l’approbation du président Kabila, qui est allé très loin dans ses compromissions vis-à-vis du Rwanda de Paul Kagame. Si ces compromissions avaient permis un retour à la paix et à la tranquillité au Kivu, peut-être le jeu en eut-il valu la chandelle. Mais cela n’a pas été le cas, et ce sinistre jeu a seulement permis à Bosco Ntaganda et à ses comparses de continuer à prospérer, et au Rwanda de pérenniser son quasi protectorat sur le Kivu. Il y a quelques jours de cela, le président congolais a semblé résolu à mettre un terme aux exactions de ce seigneur de la guerre. Malheureusement, ayant sans doute eu vent des intentions présidentielles, Bosco a eu tout le temps de quitter Goma avec ses hommes. Il serait parti avec des véhicules et des stocks importants d’armes et de munitions. Je doute fort que l’armée congolaise soit en mesure de l’appréhender. Les crimes de Bosco Ntaganda contre la population du Kivu vont donc vraisemblablement continuer.

Par ailleurs, le dernier mandat de Joseph Kabila a été marqué par plusieurs assassinats de journalistes. Au moins neuf journalistes ont été tués durant les cinq dernières années. Le plus célèbre de ces victimes fut Floribert Chebeya, assassiné à Kinshasa en juin 2010, probablement par de hauts responsables de la police. Tous ces meurtres sont restés impunis.

Enfin, il y a eu les calamiteuses élections présidentielles de novembre dernier, qui ont vu la « victoire » de Joseph Kabila. Nul ne semble avoir été dupe, ni le peuple congolais, ni la communauté internationale. Ces élections n’ont été qu’une coûteuse mascarade.

Oui, en ce qui concerne la République Démocratique du Congo, j’avoue m’être trompé. Mais reconnaître une erreur d’appréciation ne signifie nullement qu’il eut fallu, en 2006, souhaiter la victoire d’un Jean-Pierre Bemba. C’eut été opter pour la peste en lieu et place du choléra. Et c’est bien cela qui est désespérant, quant on essaye d’analyser la situation congolaise : il ne semble pas y avoir d’alternative crédible. Aucune personnalité ne semble avoir émergé de la fange qu’est devenue, depuis trop longtemps, la politique de ce pays. Tchisekedi, le candidat malheureux des dernières élections, a trop souvent, au cours de sa longue carrière, loupé le train de l’Histoire. Aujourd’hui, il est trop âgé pour pouvoir incarner l’avenir et la relève. J’aime beaucoup ce vaste pays, j’aime son peuple, tous deux riches en potentialités, mais je ne vois malheureusement aucun signe à l’horizon permettant d’espérer un renouveau et un relèvement dans un avenir proche.

Du Mali est venu une série de nouvelles attristantes. Dans le passé, j’ai souvent vanté la démocratie malienne, qui me semblait être un exemple pour le reste de l’Afrique. Force est de constater que cette démocratie a fait faillite et que le pays est aujourd’hui au bord du gouffre. A Bamako, l’homme qui avait mis fin à la dictature a été renversé par un quarteron de capitaines ignares un mois avant la date prévue pour les élections présidentielles. Dans le nord, une rébellion composite a su balayer l’armée gouvernementale pour s’emparer de la totalité de cette immense mais désertique région. Certes, les Touaregs avaient sans doute des raisons de se rebeller. Kadhafi avait su faire miroiter aux Touaregs la possibilité de la création d’un vaste État saharien. Nombre d’entre eux s’étaient ralliés au dictateur libyen qui les avait armés et entraînés. Aujourd’hui, ces soldats perdus du kadhafisme sont de retour chez eux, au Nord Mali, avec armes et bagages. Ils semblent résolus à réaliser le rêve d’un État bien eux. Mais leurs « compagnons de route » islamistes algériens semblent être parvenus à les manipuler pour atteindre des objectifs beaucoup plus inquiétants, tant pour le pays que pour l’ensemble du Sahel. Déjà, ce sont ces djihadistes intégristes qui semblent avoir pris le contrôle effectif de Tombouctou, quelques heures après la chute de cette cité au passé prestigieux. Le faible gouvernement de transition laborieusement mis en place à Bamako, après la piteuse reculade des apprentis putschistes, saura-t-il reconquérir le nord du pays et surtout rallier à lui les Touaregs ? Un accord avec ces derniers semble aujourd’hui essentiel, afin de parvenir à faire face au danger mortel  représenté par les fous de Dieu de l’AQMI. Et surtout, il ne faut pas perdre de vue que ce qui se passe actuellement au Mali est susceptible de se reproduire ailleurs. D’autres pays de la région doivent également faire face à la fois au danger islamiste et au retour de mercenaires surarmés par Kadhafi. La Mauritanie, le Niger et le Tchad pourraient à leur tour être déstabilisés. Le calme est loin d’être revenu en Libye. Dans le sud de ce pays, des affrontements sanglants ont opposés les Toubous à d’autres tribus. Or, les Toubous peuplent aussi et surtout le nord du Tchad, où ils se sont souvent opposés, par le passé, au pouvoir central. Ce pays, coincé entre la Libye et le Soudan où la guerre est loin d’être terminée, pourrait bien se retrouver entraîné dans une dangereuse escalade.

C’est en effet du Soudan et du Sud Soudan que nous sont parvenues d’autres nouvelles calamiteuses. L’indépendance du Sud ne semble pas avoir permis un retour à la paix et à la stabilité. Le pouvoir de Khartoum continue à faire face à la rébellion, tant au Darfour que dans le Sud-Kordofan. Les grands médias n’en parlent guère, mais une guerre atroce semble se dérouler dans cette dernière région, bien loin des caméras. La République du Soudan du Sud, quant à elle, n’est pas parvenue désarmer ou à intégrer les anciens groupes armés, et les clashs entre groupes ethniques continuent à faire des centaines de victimes. Comme si cela ne suffisait pas, un conflit ouvert avec le Soudan, pour le contrôle de la zone pétrolifère d’Abyei, est en train de dégénérer. Le statut de cette région disputée entre le Nord et le Sud aurait dû être résolu avant l’indépendance du Sud. Cela n’a pas été le cas. Aujourd’hui, c’est par les armes que les deux voisins choisissent de le régler.

Dans la série des coups d’État militaires idiots et inutiles, il convient de dire un mot de celui qui s’est  produit le 13 avril dernier en Guinée Bissau alors que les élections présidentielles étaient prévues pour le 26 du même mois. Ce petit pays lusophone est coincé entre la Guinée Conakry et le Sénégal. Il fut la première colonie portugaise d’Afrique à avoir su arracher son indépendance du Portugal, dès 1973, avant même que la « Révolution des Œillets » n’ait eu lieu à Lisbonne. La lutte de libération fut menée par un leader hors pair, le mythique Amilcar Cabral[3], malheureusement assassiné à l’instigation des services secrets du vieux dictateur Salazar, six mois avant l’indépendance. Depuis le début des années 80 la Guinée Bissau, l’un des trois pays les plus pauvres du monde[4], est affecté par une instabilité chronique. Plusieurs coups d’États et même une guerre civile[5] ont eu lieu. La raison fondamentale de ces troubles à répétition semble être la tentative de prise de contrôle du pays par les puissants cartels de la drogue colombiens. La position géographique de ce pays est idéale pour les trafiquants. Il n’est pas très éloigné des côtes sud-américaines et l’archipel des Bijagos compte des centaines d’îles, un grand nombre d’entre elles sont désertes. Cet archipel permet donc de débarquer discrètement la cocaïne, par voie aérienne ou maritime. La marchandise est ensuite acheminée vers l’Europe, avec la complicité de hauts gradés bissau-guinéens, grassement payés par les seigneurs de la drogue colombiens. Le pays est également un lieu de blanchiment de l’argent sale. Chaque fois qu’un dirigeant cesse de plaire aux cartels, il est donc opportunément écarté par des militaires aux ordres. Ce phénomène mafieux est également observé dans d’autres pays d’Afrique. On se souvient qu’un mystérieux avion non identifié avait été retrouvé, il n’y a pas très longtemps, dans le désert malien. Comme on le sait, c’est au Mali qu’a eu lieu, le mois dernier, un autre coup d’État absurde. Simple coïncidence ?

Pour ne pas être accusé d’ « afropessimisme », je terminerai cet article avec deux bonnes nouvelles. Récemment, deux pays ayant connu des dérives autocratiques, voire dynastiques, ont connu une évolution positive.

D’abord le Sénégal. Ce pays a longtemps constitué l’exception démocratique de l’Afrique francophone. Il avait connu une alternance politique exemplaire, en l’an 2000. Maître Abdoulaye Wade, tenace opposant, fut alors élu, mettant ainsi un terme à quarante années de pouvoir socialiste. Malheureusement, le nouveau président a commis les abus qu’il dénonçait chez ses prédécesseurs. Il a même peut-être fait pire, puisque qu’il a tenté de favoriser son fils Karim pour lui succéder. N’y étant pas parvenu, il n’a pas hésité à violer la constitution sénégalaise pour se présenter une troisième fois à l’élection présidentielle, malgré son âge respectable[6]. Pour Maître Wade, ce fut la candidature de trop, puisqu’il fut battu au second tour, le 25 mars dernier, par son ancien premier ministre, Macky Sall. La bonne nouvelle est qu’il a su concéder gracieusement sa défaite, allant jusqu’à féliciter le vainqueur. Le Sénégal a donc fait l’expérience d’une seconde alternance politique et pacifique. Il convient de s’en réjouir.

Enfin le Malawi ! Ce pays, on le sait, est cher à mon cœur, puisque j’y ai vécu un total de six années : d’abord quatre années à l’époque de la dictature d’Hastings Kamuzu Banda, puis deux années sous le régime démocratique. Comme au Congo/Zaïre, il semblerait que j’aie commis une assez sérieuse erreur d’appréciation au sujet du président. J’avoue que Bingu wa Mutharika me plaisait. Il avait su éloigner de son pays le spectre de la famine, en faisant de l’agriculture sa priorité. Sa politique a eu des résultats spectaculaires, puisque le Malawi est redevenu exportateur de maïs. Dans mon dernier livre[7], je dressais un portrait relativement flatteur du président Bingu, réélu en 2009. Malheureusement, son second mandat semble avoir été catastrophique. Lui aussi a succombé aux sirènes de l’autocratisme. Lui aussi a sombré dans des dérives dynastiques. Lors de son premier mandat, son parti, le DPP, n’avait pas la majorité au Parlement. Bingu a donc dû composer et manœuvrer pour mettre en œuvre sa politique. Lors de sa réélection de 2009, le DPP a obtenu la majorité absolue des sièges de députés. Le fait d’avoir le Parlement à sa botte semble avoir fait perdre la tête au président Bingu. Durant son second mandat, il s’est révélé beaucoup plus autoritaire que lors du premier. Sa politique économique a été un échec. Le pays subit des ruptures d’approvisionnement de carburant récurrents qui paralysèrent l’économie. Des manifestations d’ « indignés » malawiens furent durement réprimées par les forces de l’ordre. En 2009, Bingu avait choisi Madame Joyce Banda, alors ministre des affaires étrangères, pour concourir à ses côtés comme vice-présidente. À ce poste, cette dernière semblait être destinée à lui succéder. Cela n’a pas empêché le président de promouvoir son propre frère Robert Mutharika. Ce dernier devint ministre des affaires étrangères avant d’être désigné par le DPP comme candidat aux prochaines élections présidentielles[8]. Madame Banda s’opposa à de telles dérives. Elle fut alors expulsée du parti au pouvoir. Sans se laisser intimider, elle créa sont propre parti, le Parti du Peuple, tout en demeurant vice-présidente. La santé fragile du président ne devait cependant pas permettre au plan qu’il avait imaginé de se réaliser. Bingu fut victime d’un accident cardiaque le 6 avril 2012 auquel il n’a pas survécu. Les responsables du parti et du gouvernement ont d’abord cherché à cacher sa mort, en prétendant que le président avait été transféré dans un hôpital sud-africain. En réalité, c’était le cadavre de Bingu qu’ils avaient expédié en Afrique du Sud, sans doute pour gagner du temps. Ils pensaient en effet parvenir à effectuer un coup d’État constitutionnel qui aurait permis à Robert Mutharika de succéder à son défunt frère.  C’était sans compter sur les radios étrangères et sur l’internet, qui permirent au peuple du Malawi d’apprendre le décès du président, malgré le silence officiel. C’était sans compter, aussi, sur la détermination de Madame Joyce Banda. Résolue à appliquer la constitution et donc à assurer l’intérim,  elle a tout de suite contacté les plus hautes autorités judiciaires et constitutionnelles du pays, ainsi que les responsables de la police et de l’armée. Tous la reconnurent comme présidente. Les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Union Européenne publièrent des communiqués exigeant le respect de la constitution. Soumis aux pressions conjuguées de l’intérieur et de l’extérieur du pays, le gouvernement n’eut d’autre alternative que d’annoncer le décès du président et de s’engager à appliquer la constitution. C’est ainsi que Madame Joyce Banda put prêter serment comme présidente, lors d’une cérémonie au Parlement, le 7 avril. Elle occupera la plus haute fonction de l’État jusqu’au terme normal du mandat du président Bingu, c’est-à-dire en mai 2014.

L’accession de Joyce Banda à la présidence de la République est porteuse d’espoir et ce, à plus d’un titre. D’abord, elle confirme la nature pacifique du peuple du Malawi, qui, depuis l’indépendance, a toujours su éviter la violence lors des transitions politiques. Une fois de plus, le recours aux armes a été évité. Ensuite, le fait que le nouveau chef de l’État soit une femme est aussi un signe encourageant. Elle est la deuxième femme africaine à accéder au pouvoir, après Ellen Johnson Sirleaf, présidente du Libéria depuis 2005. De plus, au Malawi, bien avant son entrée en politique, Joyce Banda s’était fait connaître en tant qu’activiste de la cause des femmes. À l’âge de 25 ans, alors qu’elle vivait au Kenya, elle n’hésita pas à fuir avec ses enfants pour échapper à la vindicte d’un premier mari violent. À son retour au pays, elle créa diverses organisations pour la promotion de la femme. En 1997, elle fut la co-lauréate (avec le président Joaquim Chissano du Mozambique) du « Africa Prize for Leadership for the Sustainable End of Hunger[9] »  de « Hunger Project », une organisation non gouvernementale basée à New York. Elle a utilisé le montant du prix pour créer la Fondation Joyce Banda, une organisation qui assiste les orphelins, tellement nombreux au Malawi, du fait de la pandémie du VIH/SIDA.

Le profil de la nouvelle présidente du Malawi est donc un bon augure pour l’avenir de ce pays. Il reste à espérer qu’elle saura utiliser au mieux les deux années de son mandat pour poursuivre la lutte contre la famine entamée par son prédécesseur tout en apportant une plus grande attention à la justice sociale, à la promotion de la femme, et à l’éducation des orphelins.

Il ne convient donc pas de sombrer dans l’afropessimisme, même si les nouvelles venues du Sahel ne sont guère encourageantes. La Zambie, en octobre dernier, nous a donné une brillante leçon de démocratie[10]. Le Sénégal et le Malawi quant à eux ont su sortir avec sagesse de situations potentiellement périlleuses. Puisse l’exemple de ces trois pays être contagieux dans le reste du continent africain.

Hervé Cheuzeville,  15 avril 2012

(Auteur de trois livres: “Kadogo, Enfants des guerres d’Afrique centrale“, l’Harmattan, 2003; “Chroniques africaines de guerres et d’espérance“, Editions Persée, 2006; “Chroniques d’un ailleurs pas si lointain – Réflexions d’un humanitaire engagé“, Editions Persée, 2010)

Source : http://cheuzeville.net/


[1] « Chroniques africaines de guerres et d’espérance », Editions Persée, 2006

[2] « Kadogo, Enfants des guerres d’Afrique Centrale », L’Harmattan, 2003

[3]Amilcar Cabral (1924-1973), fondateur du PAIGC (Partido Africano da Independência da Guiné e Cabo VerdeParti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert), le mouvement de libération qui mena la lutte pour l’indépendance tant en Guinée Bissau que dans l’archipel du Cap Vert.

[4]Sa principale ressource est la noix de cajou, dont il est le troisième exportateur mondial.

[5]En 1998-99.

[6]Il est né en mai 1926.

[7] « Chroniques d’un ailleurs pas si lointain – Réflexions d’un humanitaire engagé », Editions Persée, 2010

[8]Prévues pour 2014.

[9]« Prix Afrique pour un leadership en faveur d’une fin pérenne de la faim »

[10]Voir mon précédent article intitulé « Vive la Zambie ! »

 

 

 

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