Rwanda : le régime du FPR détrousse ses citoyens

[Tribert Rujugiro/photo umuvugizi.com]

[Tribert Rujugiro/photo umuvugizi.com]

Le Rwanda saisit les investissements du fondateur d’UTC Tribert Rujugiro Ayabatwa dans le secteur du thé et des résidences privées.

Le 25 juin 2014, le gouvernement rwandais a saisi les actions de Tribert Rujugiro Ayabatwa dans Nshili Kivu Tea Factory (NKTF). La Commission des biens abandonnés du district de Nyaruguru a demandé au NKTF de déposer les sommes d’argent ou tout autre avantage qui reviennent à M. Ayabatwa sur le compte bancaire du district « sous garde ». Le gouvernement a ainsi remplacé M. Ayabatwa en sa qualité d’actionnaire de NKTF.

Par ailleurs, les autorités rwandaises ont saisi la résidence personnelle de M. Ayabatwa de Gikondo (Kigali). Dans ce cas, la police rwandaise a débarqué sur la propriété, en a expulsé le personnel de sécurité et le reste du personnel pour y installer le sien. La résidence privée a été transformée en bar et auberge.

Le gouvernement prétend que la saisie des biens de M. Ayabatwa est justifiée car il les a abandonnés et ne réside plus au Rwanda. Toutefois, M. Ayabatwa explique que cette affirmation va à l’encontre des lois rwandaises et universelles qui protègent les actionnaires, qu’ils habitent ou pas dans leur pays natal. « Le Rwanda semble affirmer qu’aucun investisseur résidant à l’étranger ne peut détenir des actions dans des entreprises basées au Rwanda, ou plus précisément, qu’un citoyen rwandais qui ne réside pas actuellement dans son pays natal ne peut pas posséder des biens d’aucune nature dans le pays. »

Selon David Himbara, conseiller principal de M. Ayabatwa, le revirement du Rwanda qui est passé de la protection des investisseurs à la saisie de leurs biens est inquiétant et perçu comme un mauvais signe à l’international. M. Himbara cite le « Rapport 2013 sur les droits de l’homme au Rwanda » du département d’État américain qui mentionne parmi les abus de pouvoir du gouvernement la prise de contrôle illégale de l’Union Trade Centre (UTC), le centre commercial d’une valeur de 20 millions USD qui appartenait à M. Ayabatwa.

À la lumière de la saisie des actions de M. Ayabatwa dans NKTF, la confiscation de sa résidence privée et sa transformation en bar et auberge, ainsi que de la prise de contrôle illégale d’UTC, les partisans du Rwanda, y compris les États-Unis qui sont le principal donateur en faveur du Rwanda, ont de bonnes raisons de s’inquiéter. Les réformes progressistes adoptées antérieurement par le Rwanda visant l’amélioration du milieu des affaires sont remplacées par un comportement imprévisible qui fait du Rwanda un pays à risque élevé pour les affaires. Cette pratique remet en question la volonté du Rwanda à se sevrer de l’aide en mettant sur pied un secteur privé viable qui génère une croissance et un développement économiques inclusifs.

Né au Rwanda, M. Ayabatwa est un homme d’affaires panafricain prospère qui possède des intérêts sur tout le continent dans le ciment, l’immobilier, le traitement des aliments, le tabac et le domaine bancaire. Pour obtenir un complément d’information sur M. Ayabatwa, ses activités professionnelles et œuvres philanthropiques, rendez-vous sur le site suivant : http://tribertrujugiro.com/

Source : starafrica.com

 

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