Prix Victoire Ingabire Umuhoza pour la Démocratie et la Paix, édition 2016: quand les femmes font trembler l’une des plus  brutales dictatures de l’Afrique.

Les lauréats du prix Victoire Ingabire pour la paix , édition 2016 : Anneke Verbraeken, Patrick Mbeko et  Fred Holt.

Les lauréats du prix Victoire Ingabire pour la paix , édition 2016 : Anneke Verbraeken, Patrick Mbeko et Fred Holt.

Lors d’une cérémonie organisée à Bruxelles samedi le 12 mars 2016, le Réseau international des Femmes pour la Démocratie et la Paix (RifDP) a remis pour la 5ème fois consécutive le Prix Victoire Ingabire Umuhoza pour la Démocratie et  la Paix. Ce Prix  est décerné à toute personne physique ou morale, s’étant distinguée par son travail, de manière pacifique, dans le domaine de la promotion de la démocratie, de la paix, de la liberté d’expression, du respect des droits de la personne et qui a contribué de manière significative à instaurer le rapprochement des peuples par le dialogue, le respect de la personne humaine, de la justice sociale dans le but d’améliorer la qualité de vie de la population de la région des Grands Lacs africains.

Créé par le Réseau International des Femmes pour la Démocratie et la Paix, en hommage à Madame Victoire Ingabire Umuhoza, il a été dévoilé au public le 12 mars 2011. Ce prix incarne le courage, le leadership de Victoire Ingabire Umuhoza dans sa démarche pacifique et démocratique de résolution de conflits.

Cette année 2016, le RifDP vient de décerner le Prix Victoire Ingabire Umuhoza pour la Démocratie et la Paix à trois lauréats: la Journaliste néerlandaise Anneke Verbraeken, le politologue congolo-canadien Patrick Mbeko et l’activiste et  défenseur des droits de l’homme norvégien Fred Holt.

Cet événement a suffi pour faire sortir le régime dictatorial de Paul Kagame de ses gonds. Ayant depuis sa création minimisé l’action de ces femmes, le régime de Kigali vient enfin de se réveiller en catastrophe. Il a lâché ses limiers aux avant-postes pour tenter de contrer cette force de la lutte pacifique que mènent ces femmes et qui se révèle chaque jour davantage plus irrésistible que n’importe quel arsenal militaire.

C’est ainsi que le tout nouvel ambassadeur à Bruxelles le tonitruant « hutu de service » Olivier Nduhungirehe doit désormais suivre de près cet événement, en faire rapport à ses maîtres non sans avoir désinformé l’opinion publique internationale à travers les réseaux sociaux sur ce prix ayant désormais acquis une renommée internationale. Le tabloïd extrémiste sans foi ni loi « Rushyashya » est bien évidemment sommé  de monter au créneau.

Cette honte du journalisme qu’est « Rushyashya » appartient à Gualbert Burasa, le fils d’un certain André Kameya qui, en 1992-1994 était rédacteur d’un autre journal incendiaire « Rwanda Rushya » (littéralement : le « Rwanda qui brûle ») et qui effectivement, à cette époque, a mis le Rwanda à feu.

Pour louer son action, le régime du FPR a promu le fiston Gualbert Burasa aux fonctions de « bouffon du régime » en matière médiatique. Il peut se permettre dans son brulot « Rushyashya » de mentir, diffamer, insulter, manipuler… autant d’actes que les médias officiels d’Etat ne peuvent pas endosser, mais que Burasa de « Rushyashya peut diffuser sans risquer d’être poursuivi ni même démenti au Rwanda.

C’est à lui que revient la tâche de rappeler à l’ordre tel hutu de service occupant un poste élevé et qui commence à prendre la grosse tête en lui rappelant que le pays fut conquis par les armes portées par les Tutsi ! C’est toujours lui, Gualbert Burasa de « Rushyashya » qui est chargé, dans le cadre du double langage comme politique de communication du FPR, de désinformer l’opinion intérieure en lui distillant des informations qui n’ont rien avoir avec la réalité de ce qui se fait ou se dit.

Dans un mépris révoltant, un cynisme inhumain, « Rushyashya » de Gualbert Burasa, instruit par le FPR, présente à l’opinion du peuple rwandais les crimes du FPR comme des bienfaits, ses déboires comme des succès, ses craintes comme actes de bravoure.

C’est donc une indication précise que le régime du FPR prend au sérieux l’impact de l’action du RiFDP quand on voit comment, à travers le tabloïd « Rushyashya », il désinforme l’opinion en usant du cynisme et de la calomnie pour présenter l’événement comme ayant été organisé par le mari de Victoire Ingabire et qui, à cette occasion, se réjouirait de l’incarcération de son épouse. Pourtant, ce témoignage [VIDEO] en dit long sur les sentiments de Mr Muyizere vis-à-vis de son épouse.

N’ayant plus de crédibilité à perdre, les médias du régime comme « Rushyashya » constituent néanmoins des arguments offerts à l’opposition s’il fallait encore démontrer la nature totalitaire, grossière et inhumaine du régime de Paul Kagame.

Le Réseau international des Femmes pour la Démocratie et la Paix (RiFDP) est sur ce point à féliciter et à encourager dans son action car il s’avère qu’il a touché du doigt là où ça fait mal sur le corps du FPR avec le prix Victoire Ingabire Umuhoza pour la Démocratie et Paix, édition 2016.

Jane Mugeni

 

 

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