Rwanda-Justice internationale : Quand les superpuissances se tirent une balle dans le pied

Paul Kagame et Tony Blair

Paul Kagame et Tony Blair

L’impunité et le traitement de faveur dont jouit le dictateur Paul Kagame installé à la tête du Rwanda en 1994, est un mauvais précédent pour « la Communauté Internationale ».

Depuis quelques temps le dictateur du Rwanda Paul Kagame brandit les menaces de lancer des mandats d’arrêts contre des personnalités politiques et militaires françaises qu’il accuse de « génocide ». Cette initiative entre dans le cadre de faire chanter la France pour qu’en échange de leur abandon, la France elle aussi abandonne des poursuites engagées par la justice française contre les proches de Kagame accusés dans l’affaire de l’attentat terroriste du 6 avril 94 ayant coûté la vie à deux chefs d’Etats africains et à trois citoyens français entre autres.

 

Confiant en son impunité et au traitement de faveur spécial dont il jouit depuis 1994, le dictateur rwandais est convaincu qu’un tel abus de la justice et un tel chantage tendant à déshonorer les soldats de la France, une puissance dont les armées interviennent aux quatre coins du monde, va être digéré par celle-ci et surtout approuvé par les autres superpuissances dont les plus importantes se trouvent être ses soutiens traditionnels (USA, GB) qui ne peuvent pas le contredire. Se faisant l’enfant gâté de la Communauté Internationale qu’est Paul Kagame va faire tomber dans l’engrenage infernal tissé par ces puissances confondues abusivement à la « Communauté Internationale » et dans lequel elle s’est piégée et pour longtemps en rendant Paul Kagame et son régime intouchables. Et il a de quoi se convaincre de ce qu’il peut tout entreprendre selon ses caprices sans risque d’être contredit ou condamné. Sur son parcours politico-militaire, la liste de ses crimes, abus et violations des droits de l’homme et du droit international jamais condamnés, est longue :

 

– Lorsque les éléments tutsi de l’armée de l’Ouganda ont envahi le Rwanda le 01 octobre 1990, ces puissances n’ont pas condamné mais au contraire ont approuvé cette agression contre un pays membre de l’ONU et en violation flagrante du droit international sous prétexte que les assaillants étaient d’anciens réfugiés rwandais.

 

– Les crimes de guerre et contre l’humanité commis par les bandes armées des agresseurs comme les attaques meurtrières des combattants venant d’Ouganda et qui visaient les populations de Byumba et Ruhengeri frontalières avec ce pays et qui ont fait des centaines de morts et plus d’un million de déplacés entre 1991 et 1993 n’ont jamais été condamnés et même pas dénoncés mais au contraire ont été mis sur le dos des victimes agressées.

 

– Les agresseurs poussés par ces mêmes superpuissances ne se sont pas satisfaits de l’Accord pourtant léonin signé à Arusha en Tanzanie le 03 août 1993 et imposé au peuple agressé, car ils voulaient tout le pouvoir. Cette mauvaise foi ne fut ni déconseillée ni dénoncée par les mêmes puissances.
– L’assaut final des conquérants déclenché par la décapitation du pays avec l’attentat du 06 avril 1994 fut présenté comme une opération « d’arrêter le génocide », alors que le même Kagame s’opposait à ceux qui voulaient intervenir pour sauver des innocents. Tout ça avec la bénédiction de ces puissances.

 

– Ce sont ces mêmes puissances qui ont créé et installe à Arusha en Tanzanie un tribunal du vainqueur pour juger les vaincus et d’autres susceptibles de mettre en cause le nouveau pouvoir issu de la conquête par les armes. Le TPIR, qui siégea pendant 20 ans, avait pour consigne d’éviter soigneusement de connaître une affaire mettant en cause Paul Kagame et ses combattants.

 

– A peine deux ans après la conquête du Rwanda, Paul Kagame et ses bandes armées se sont rendus, en 1996, coupables de violations flagrantes du droit international en envahissant le Zaïre et en attaquant les camps des réfugiés hutu installés dans ce pays. Ce crime international et contre l’humanité ne fut non seulement pas condamné mais au contraire soutenu sous prétexte qu’il se devait de poursuivre les Hutu chassés du pouvoir. Il est vrai que ce crime allait servir de point de départ pour conquérir le Zaïre et chasser le vieux Maréchal Mobutu désormais devenu inutile pour ces mêmes puissances qui, pourtant, l’avaient créé trente ans auparavant. La campagne pour démanteler les camps des réfugiés hutu de l’Est du Zaïre, leur poursuite à travers les forêts de ce pays-continent, fut meurtrière qu’un rapport des Nations Unis (Mapping Report) a estimé que des crimes de guerre , crimes contre l’humanité voire de génocide, se sont commis lors de cette campagne.

 

Le Rapport Mapping: Le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (UNHCHD) publia, le 1er octobre 2010, un rapport du nom de Mapping Report concernant les violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 sur le territoire de la République Démocratique du Congo. Dans ce rapport, les enquêteurs de l’ONU estiment que les faits de « génocide » ont pu être commis en RDC entre 1996 et 1998 par des militaires rwandais ou soutenus par le Rwanda. Les enquêteurs de l’ONU signalent que les attaques systématiques et généralisées ont visé les Hutu réfugiés en RDC. Ils révèlent plusieurs éléments accablants qui, s’ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide. Après la publication du rapport, le Rwanda, qui avait tenté sans succès d’en empêcher la publication, a réagi en invoquant la légitime défense (invasion de la RDC) ou de se prémunir d’un nouveau génocide (chasse et massacres de réfugiés hutu en RDC jusqu’à plus de 2000km de sa frontière).

 

Ainsi donc, en toute logique, le régime Kagame doit adopter un comportement conséquent quand il est confronté à n’importe quel problème. Et dans ce cas, il doit faire chanter n’importe laquelle des puissances qui l’ont installé au pouvoir et l’ont garanti de l’impunité au cas où il serait mis en cause pour ces crimes ou ses violations des droits de l’Homme par les instances judiciaires internationales ou par la justice ces pays.

 

En laissant l’enfant gâté Paul Kagame accuser et lancer abusivement des mandats d’arrêt contre les soldats d’une des puissances qui intervient militairement partout dans le monde, ces puissances risquent de créer un précédent que les cinq superpuissances nucléaires et membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU et même d’autres puissances au passé colonial, auront du mal a gérer. Voyons comment :

 

De manière générale :

 

Paradoxalement, si es Etats Unis d’Amérique laissent passer cet abus des procédures judiciaires de son protégé Kagame pour faire chanter la France, en s’abstenant de l’en dissuader ou encore plus grave, en accordant une quelconque valeur à ces mandats d’arrêt

Clinton-Kagame

dits internationaux que Kagame s’apprête à lancer, c’est cette superpuissance qui en subirait les retombées négatives et qui rendrait ses prises de position en la matière incohérentes et donc indéfendables.

 

– En effet la position de principe des Etats Unis est qu’aucun pays ni même aucune instance internationale ne pourrait incriminer ses soldats pour des actes commis lors des opérations menées partout au monde. Les Etats Unis craignant justement que des régimes ou des organisations n’en profitent pour inculper et faire condamner ses soldats engagés dans les multitudes campagnes militaires que l’Amérique mène partout au monde. C’est ainsi que les USA ne sont pas partie prenante du traité de Rome créant la Cour Pénale Internationale, justement pour qu’aucun pays ou organisation ne puisse traîner ses militaires devant cette cour.

 

– Si la démarche de Paul Kagame contre la France était avalisée par les USA comme il se doit pour ne pas le contrarier et pour continuer à le protéger, les mêmes Etats Unis ouvriraient la boîte de Pandore qu’ils auraient du mal à refermer. Sans être exhaustifs nous donnons ici quelques cas probables :

 

– Ainsi, le Japon pourrait inculper les responsables politiques et militaires responsables du bombardement de plus de 300.000 civils de Hiroshima et Nagasaki, un crime contre l’humanité, donc imprescriptible.

 

– La Corée (les deux) pourrait inculper plusieurs soldats encore en vie qui étaient aux ordres du General Mac Arthur qui l’a envahi en 1952 et se sont rendus coupables de plusieurs crimes de guerre.

 

– Le Vietnam n’aurait pas du mal à inculper et lancer des mandats d’arrêts contre plusieurs militaires et décideurs politiques américains encore en vie pour d’innombrables crimes de guerre et longuement documentés dont ils se sont rendus coupables jusqu’à leur défaite de 1975.

 

– Même certains pays de l’Amérique Latine pourraient lancer des poursuites contre des responsables américains qui ont armé et soutenu des groupes ayant soutenus des régimes responsables de crimes contre l’humanité comme les fameux « Contras » de la CIA. En Irak comme en Afghanistan, n’importe quel gouvernement qui aurait maille à partir avec les USA n’aurait pas de peine à rassembler les preuves des crimes de guerre et contre l’humanité commis par les GI’s et lancer des mandats d’arrêts internationaux plus justifiés que ceux de Kagame contre les Français.

 

Pour la France, ce serait encore beaucoup plus. L’Algérie n’aurait pas de peine à désigner ceux des militaires français qui se sont rendus coupables de tortures entre autres crimes de guerre et contre l’humanité et donc de lancer elle aussi des mandats d’arrêt à la Kagame. Les pays de l’Indochine (Vietnam, Laos Cambodge) trouveraient certainement là l’occasion de demander des comptes aux politiciens et militaires français de la VIè République. On oublie souvent qu’avant que les USA ne s’embourbent dans ce conflit, c’était la France qui en était acteur principal et qui a refilée la patate chaude aux Américains après sa déconvenue de Dien Bien Phu de 1954.

 

Pour le Royaume Uni, l’Afrique du Sud pourrait non seulement poursuivre les politiques et les militaires impliqués dans la guerre des Boers, mais également ceux ayant soutenus le régime d’Apartheid. Le Kenya pourrait à son tour lancer des mandats d’arrêt pour crime contre l’humanité contre les officiers ayant combattu la révolte Mau Mau de la veille de l’indépendance de ce pays. Le Zimbabwe n’aurait pas de mal à identifier et à inculper les officiels britanniques ayant soutenu le régime de Ian Smith dans sa lutte contre les mouvements de libération de ce pays.

 

Pour la Belgique, n’importe quel gouvernement en place dans son ancienne Congo belge, l’actuelle République Démocratique du Congo, pourrait lancer des centaines de mandats d’arrêt contre ses politiques et militaires belges qui sont intervenus dans ce pays à différentes époques et différentes circonstances. Ceci peut aller des événements de l’immédiat après l’indépendance avec l’assassinat de Patrice Lumumba, la sécession du

Louis Michel et Paul Kagame

Katanga jusqu’au renversement de Mobutu en 1997 en passant par la révolte du Colonel Schramme à l’Est et l’opération des paracommandos belges sur Kisangani en 1965. Le Rwanda devrait en toute logique lancer des mandats d’arrêts afin que les politiciens et les militaires encore en vie qui auraient soutenu la Révolution hutu de 1959 soient appréhendés. De même tous ceux qui ont soutenu le régime de Juvénal Habyarimana notamment des coopérants militaires qui se sont relayés au Rwanda de 1973 à 1994 seraient à arrêter partout où ils se trouveraient et déférés devant la justice rwandaise. Le Burundi ne serait pas en reste. Tout au contraire, il a de quoi lancer des mandats d’arrêts visant les politiques et militaires belges. Que ce soit pour l’assassinat du Prince Louis Rwagasore en 1961, donc quand la Belgique était encore aux affaires dans ce pays, ou pour le génocide de 1972 contre les Hutu perpétré par le régime tutsi du colonel Michel Micombero soutenu par la Belgique ; que ce soit également pour l’assassinat le 22/10/1993 du premier président démocratiquement élu de ce pays Melchior Ndadaye par des officiers tutsi formés en Belgique et la guerre civile de dix ans qui en est suivie.

 

Pour la Russie en nous limitant à l’actualité sans remonter au temps de la guerre froide, l’Ukraine pourrait lancer des mandats d’arrêt internationaux contre les personnalités politiques et militaires proches du président Vladimir Poutine pour leur soutien aux séparatistes. Et les pays occidentaux n’hésiteraient pas à les exécuter pour embarrasser leur rivale Russie. Sauf qu’elle aussi leur rendrait la monnaie d’échange.

 

Même la Chine risque d’être victime des caprices de l’enfant gâté Paul Kagame dont l’action d’inculper les officiers français à défaut d’être dénoncée pour ne pas froisser le chouchou de la « Communauté Internationale » risque de faire tache d’huile dans le monde. Le Sri Lanka pourrait lancer des mandats d’arrêt contre des responsables politiques et militaires chinois pour leur soutien supposé à la rébellion « maoïste » qui a ravagé ce pays. Les Philippines comme le Népal pourraient agir de même.

 

Situation particulière de la France en Afrique :
Les effets en Afrique des mandats d’arrêt rwandais visant les responsables politiques et militaires français, s’ils étaient validés, sont qu’ils pourraient faire des émules qui ne manqueraient pas d’arguments plus solides que ceux de Kagame pour inculper des Français eux aussi :

 

Nigeria : N’importe quel gouvernement fédéral du Nigeria aurait, d’après ce qui va être permis à Kagame, la latitude d’inculper les responsables politiques et militaires français qui étaient responsables du soutien dont a bénéficié dans la sécession du Biafra. Les images insoutenables de femmes et d’enfants mourant de faim suffiraient à les accuser de crimes contre l’humanité voire de génocide.

 

Congo-Zaïre : L’actuelle République Démocratique du Congo (ex-Zaïre) serait amenée à lancer des mandats d’arrêt internationaux contre les personnalités politiques et militaires responsables de l’opération de 1978 quand la Légion Etrangère a sauté sur Kolwezi pour venir au secours de Mobutu. Le gouvernement de la RDC pourraient toujours clamer que cette opération a tué plusieurs personnes innocentes et surtout qu’elle a freiné l’élan des combattants de la liberté qu’étaient les gendarmes katangais venus d’Angola et qui voulaient débarrasser le Congo- Zaïre de la dictature (crime contre l’humanité).

 

Burkina Faso: Maintenant que son tombeur Blaise Compaoré n’est plus au pouvoir, les Burkinabé pourraient exiger la vérité sur l’assassinat de Thomas Sankara. Ils ne s’arrêteraient pas à dénoncer vaguement la responsabilité de la France et ils inciteraient le gouvernement carrément à lancer des mandats d’arrêts internationaux contre les politiques et les militaires qui étaient aux affaires à l’époque ; comme vient de le faire Paul Kagame du Rwanda.

 

Côte d’Ivoire : Le régime actuel d’Alassane Ouattara, qui dirige la Côte d’Ivoire depuis 2012, fut installé avec un appui plus que direct de l’armée française dont les éléments ont défoncé les grillages du palais présidentiel pour aller cueillir le président Laurent Gbagbo dans son lit. Pour autant que ses tombeurs restent au pouvoir, la France ne risque rien dans ce pays et sera toujours considérée comme une puissance amie et protectrice. Mais l’histoire peut tourner de façon que les sympathisants de Laurent Gbagbo soient au pouvoir à Abidjan (ou Yamoussoukro). Les responsables politiques et militaires qui ont été à la base de l’éviction du président élu et de son humiliation seraient alors poursuivis et des mandats d’arrêt internationaux lancés contre eux en référence à ce qu’aurait fait faire Paul Kagame du Rwanda.

 

République Centrafricaine : Même dans ce pays aujourd’hui livré au chaos et dans lequel Paul Kagame se voit remplacer la France, un gouvernement voulant surfer sur le mythe de Bokassa pourrait lancer des mandats d’arrêt internationaux pour faire arrêter des officiers et des responsable français qui furent à la base du coup d’état qui a renversé l’empereur, car c’est de Paris dans des avions militaires français que sont venus ceux qui l’ont renversé en1979. Des civils furent nombreux parmi les victimes lors de ces événements, ce qui serait pris comme crime contre l’humanité donc imprescriptible.

 

En conclusion, on le voit, Paul Kagame croit que l’impunité et la protection injustifiées dont il jouit de la part des puissances occidentales depuis sa conquête militaire du Rwanda en 1994 est d’essence divine et donc que toute autorité humaine sur cette terre doit s’y plier. La France, qui ose demander justice pour ses citoyens assassinés par le même Kagame au Rwanda en avril 1994, devrait selon ce dictateur, s’en dissuader sinon lui, Kagame, va demander au monde entier de pourchasser certains de ses hauts responsables politiques et militaires qui ont été en mission au Rwanda avant ou pendant la période de sa conquête militaire de ce pays. Il lancerait pour ce faire des mandats d’arrêts internationaux que toutes les puissances du monde s’empresseraient à exécuter Si pour une fois ces puissances, qui l’ont créé et qui lui ont offert le Rwanda en cadeau d’anniversaire pour ensuite assurer son impunité, ne l’en dissuadent pas, elles se seront tirées une balle dans le pied croyant punir la France. Ce précédent que Kagame aura créé ouvrirait une boîte de Pandore donnant libre cours à plusieurs pays du monde à inculper et à lancer des mandats d’arrêts contre des décideurs politiques et militaires des grandes puissances comme l’aura fait Kagame avec la bénédiction des mêmes puissances. Nous osons espérer que pour ce coup des mandats d’arrêt internationaux contre les officiels français , le soutien aveugle et inconditionnel de ces puissances à un régime criminel et dictatorial comme celui de Paul Kagame au Rwanda sera mis en cause ou tout au moins réévalué en tenant compte du fâcheux précédent que constituerait ce chantage contre la France.

 

Emmanuel Neretse.
02 janvier 2018

 

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