Vient de paraître : « Face aux coups de l’adversité. Une autobiographie », un livre du prof. Dr Stanislas Bucyalimwe Mararo
Stanislas Bucyalimwe Mararo alias Mbarimo Mbazi (Bilingos pour les intimes) : l’homme, un destin. De Kibabi à Anvers, en passant par Rugari, Buhimba, Murhesa, Kinshasa, Lubumbashi, Bukavu, Buffalo, Bloomington, Bukavu, New Haven, Bukavu, Uvira/Kalundu, Kigoma, Mwanza, Nairobi, Palerme, Rome, Bruxelles et Kapellen (camp pour réfugiés), ce livre-récit retrace l’itinéraire d’un fils de dignes et analphabètes paysans. De celui qu’on surnommait « kibweta ya akili » (la boîte d’intelligence) à Mululu/Kibabi (1956-1962) au miraculé de l’hécatombe du Kivu (1996/1997), œuvre des « mercenaires de l’horreur qui ont pour nom les extrémistes Tutsi rwandais » (Charles O
nana, 2009 ; CIM, mars 1997 ; CEREBA, octobre 2005), « monstres à visage humain », se dessine le profil d’un septuagénaire aux rebondissements toujours surprenants. N’ayant pas eu de coach ni de parapluie, il a avancé par essai-erreur. Formé très tôt dans la sagesse bantu, l’esprit de la compétition et la culture de l’excellence, il a aussi fait bon usage de la discipline qu’il a apprise au Séminaire et dans l’Armée. Ce sont ces atouts qui lui ont permis de traverser, sans dégâts majeurs, les multiples obstacles et tempêtes qui se sont dressés sur son chemin. Mais, il a compris que, dans la vie, il arrive des moments où il faut accepter certaines formes d’humiliations, de frustrations pour sauver l’essentiel. Il s’y est appliqué et jusqu’ici cette stratégie a été payante. Longtemps cible de ces « tueurs » hima-tutsi qui n’ont aucune leçon à donner au sujet du vivre ensemble, il a survécu grâce à Dieu qui lui prédestinait une mission, celle d’être témoin, éclaireur et éveilleur des consciences ou d’être « la sentinelle de la vigilance morale ». C’est cette mission qu’il a toujours essayé d’accomplir modestement. C’est pourquoi, il n’a pas peur de dire tout haut qu’il est l’antipode des « intellectuels serviles de Kinshasa » (Anicet Mobé, 2016) ou les esclaves du ventre (« abahinduriye ubwonko/ubwenge mu gifu ») qui ont vendu leurs âmes au régime prédateur et génocidaire actuel que d’aucuns qualifient, à juste titre, de régime d’occupation.
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