Djibouti : Ismaël Omar Guelleh se prépare pour un 5è mandat en avril 2021. L’opposition politique s’organise

La semaine dernière, le 31 octobre, le Président ivoirien, Alassane Ouattara a été « réélu » pour un troisième mandat avec un score de 94,27%.

 

Si, cette élection contestée, interroge les défenseurs de la démocratie, que dire de notre président, Ismaël Omar Guelleh, qui avait été « réélu » avec un score de 100 %, le 8 avril 2005…

 

Le Guinéen Alpha Condé, lui, avait été « réélu » le 18 octobre, avec seulement   59,49 %. Mauvais élève, il n’avait sans doute pas appliqué à la lettre les conseils que son maître, ès tripotage électoral, notre président, lui avait prodigués lors de sa visite avant les élections guinéennes dans le domaine des modifications nécessaires de la constitution, de la falsification des résultats et du maintien de l’ordre.

 

Si, aucun chef d’État ou de Gouvernement n’a voulu s’abaisser à féliciter le Président guinéen pour ce troisième mandat, pas même ses propres amis et ses voisins, seul, notre président Ismaël Omar Guelleh, a tenu à saluer sa « réélection ».

 

Il est vrai que le président de Djibouti prépare sa … cinquième réélection.

 

Le seul produit qu’Ismaël Omar Guelleh exporte auprès des chefs … ce sont donc ses méthodes pour être inamovible à la tête d’un pays.

 

Cela commence par une révision de la constitution quand il s’agit de se faire réélire pour un troisième mandat là où le texte fondateur n’en autorisait que deux.

 

IOG a reçu récemment des mains d’Alpha Condé, l’insigne de Grand-Croix de l’Ordre National du Mérite, la distinction honorifique la plus élevée de l’Etat guinéen, sans doute en récompense de ses conseils sur la manière de se maintenir au pouvoir envers et contre tous.

 

Il faut savoir, qu’à l’instar de ses « modèles » peu recommandables en termes de valeurs républicaines, de probité et de droiture, Jean Bedel Bokassa de Centrafrique et Amin Dada d’Ouganda, « notre président » collectionne les médailles.

 

Si ce n’est pas déjà fait, attendez-vous à ce que notre président soit encore le seul à féliciter son homologue Ivoirien qui s’est maintenu au pouvoir.

 

Comme chacun le sait, ces deux pays viennent de vivre une période terrible, avec son lot de manifestations violentes qui ont occasionnées des dégâts et malheureusement des morts.

 

Partout en Afrique et dans les pays où la démocratie est bafouée, ces modifications de la Constitution, visant à prolonger un pouvoir autoritaire, font l’objet de contestations et provoquent des manifestations s’élevant contre les méthodes de voyous de chefs d’états tripoteurs des Lois pour leur seul profit.

 

Le peuple Djiboutien aspire à prendre le chemin du changement et à se doter d’un gouvernement responsable et soucieux du bien-être de son peuple.

 

Ismaël Omar Guelleh, sans scrupule, prépare les élections d’avril 2021.

 

Comme avant chaque échéance, nous aurons dans quelques semaines, un cahier spécial dans le magazine “Jeune Afrique » vantant à grand frais les mérites exceptionnelles de « notre grand chef ».

 

Les multiples promesses électorales et inaugurations sans lendemain seront valorisées et commentées allégrement.

 

Bien entendu, vous ne trouverez pas un mot, dans ce cahier spécial, sur les nombreuses arrestations, les déplacements et les détentions visant à réprimer les voix qui se lèvent.

 

Djibouti mérite un gouvernement représentatif de ses concitoyens.

 

Pour cela, il est crucial que les chefs de l’opposition s’organisent pour proposer une alternative efficace, crédible et forte pour mettre fin à ce règne indigne et proposer aux hommes et aux femmes de notre pays un avenir libre. Ils doivent s’unir, mettre de côté leurs ambitions individuelles et se mettre d’accord pour proposer le candidat unique qui, compétent et porteur des valeurs républicaines de liberté, de fraternité et d’égalité redonnera l’espoir aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens.

 

AÏNACHÉ
7  novembre 2020

 

 

 

 

 

 

 

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