Dossier Idamange : Lettre au Premier Ministre du Canada

Ottawa, le 30 mars 2021

 

Le très honorable Justin TRUDEAU, C.P., député
Premier ministre du Canada
Édifice Langevin
Ottawa (Ontario)
K1A 0A2

 

Objet:  Demander votre intervention auprès du gouvernement du Rwanda pour qu’il mette fin aux violations graves des droits de l’homme au Rwanda et pour libérer Mme Yvonne Idamange IRYAMUGWIZA ainsi que d’autres prisonniers d’opinion et journalistes. En plus de cela, nous aimerions demander un rendez-vous avec vous Monsieur le Premier Ministre.

 

Monsieur le Premier ministre,

 

Nous, Canadiens et Canadiennes d’origine rwandaise, voudrions nous adresser à votre autorité afin de solliciter votre intervention auprès du président de la République rwandaise, monsieur Paul KAGAME, pour qu’il procède à la libération immédiate et sans condition de Mme Yvonne Idamange IRYAMUGWIZA, arrêtée lundi le 15 février 2021, et de nombreux autres prisonniers politiques et journalistes qui croupissent illégalement dans les prisons-mouroirs du Rwanda.

 

Mme Yvonne Idamange IRYAMUGWIZA est une mère monoparentale de quatre enfants en bas âge. Elle est une simple citoyenne militante des droits de l’homme. Elle a été brutalement et illégalement arrêtée et détenue dans des conditions inhumaines, pour avoir dénoncé la mauvaise gestion de la pandémie COVID 19 par le gouvernement rwandais et l’autoritarisme affirmé du régime à l’endroit des droits de l’homme.

 

La vérité veut que Mme Idamange IRYAMUGWIZA ait été arrêtée parce qu’elle a osé critiquer ouvertement le régime criminel de Paul KAGAME dans une série de vidéos rendues publiques fin janvier – début février 2021, vidéos qui, dans un espace de deux semaines seulement, avaient été visionnées par plus de 200 000 Rwandais.

 

Dans ses vidéos devenues immédiatement virales sur les réseaux sociaux, Mme IRYAMUGWIZA lançait un appel de détresse aux autorités rwandaises les invitant à être sensibles au cri silencieux d’un peuple meurtri et durement affecté par les conditions de vie de plus en plus difficiles. Depuis plusieurs années, ce peuple subit une répression des forces de l’ordre et des violations graves répétitives des droits de l’homme incluant des disparitions, des emprisonnements illégaux, voire des assassinats extrajudiciaires.

 

L’arrestation de Mme IRYAMUGWIZA est survenue une semaine après la disparition mystérieuse d’Innocent BAHATI, un jeune poète prodige âgé de 28 ans. Le message d’amour et de réconciliation, le cri d’alarme véhiculé dans sa poésie ne plaît pas aux autorités rwandaises. Nous sommes consternés et préoccupés par cette disparition et le sort réservé à ce jeune artiste.

 

Monsieur le Premier ministre,

 

Un autre cas de grande préoccupation est celui du talentueux chanteur de gospel, qui était très connu et très aimé du public, M. Kizito MIHIGO. Celui-ci a été injustement arrêté puis, après quatre jours, il a été trouvé mort dans une cellule de police à Kigali. M. MIHIGO, également un rescapé du génocide rwandais, avait 38 ans et le thème de ses chansons n’était que celui de prêcher l’amour, la paix et la réconciliation entre Rwandais. La mort de M. MIHIGO, survenue dans des conditions non encore élucidées, a amené plusieurs organisations internationales de défense de droits de l’homme, notamment Human Right Watch, dans son communiqué du 20 février 2020, et dernièrement le Parlement européen dans sa résolution 2021/2543 RSP du 11 février 2021, à se mobiliser et demander au gouvernement rwandais  de mener une enquête indépendante pour traduire devant la justice les auteurs de ce meurtre crapuleux.  M. MIHIGO avait fait l’objet de menaces de mort à plusieurs reprises. Vous comprendrez donc nos préoccupations et nos vives inquiétudes concernant la vie du jeune poète Innocent BAHATI dont on est sans nouvelles depuis sa disparition.

 

Monsieur le Premier ministre,

 

Dans le Rwanda d’aujourd’hui, les opposants politiques sont violemment réduits au silence depuis que le Front patriotique rwandais (FPR) et son chef, le président Paul KAGAME, ont pris le pouvoir au Rwanda. Pour des raisons qui nous sont inconnues, la brutalité a principalement visé des femmes. En janvier 2010, Mme Victoire INGABIRE, qui jusque-là, avait trouvé asile aux Pays-Bas, est retournée au Rwanda après 16 ans d’exil. Elle a été injustement condamnée à 15 ans de prison ferme dans un simulacre de procès. En date du 7 décembre 2018, Mme INGABIRE a fait recours de sa condamnation devant la Cour africaine des Droits de l’Homme et des Peuples basée en Tanzanie. Elle a gagné le procès contre le gouvernement rwandais. Malheureusement, le chef de l’État rwandais et son gouvernement sont restés sourds à l’arrêt de la Cour, qui enjoignait le Rwanda à rétablir la requérante dans ses droits par une révision de son procès et par un versement d’indemnités compensatrices pour dommages encourus.  En lieu et place, le Rwanda a placé Mme INGABIRE en liberté conditionnelle sous stricte surveillance. Jusqu’à ce jour, elle s’est vu refuser le droit de rendre visite à sa famille qui demeure aux Pays-Bas.

 

Une autre figure féminine de l’opposition rwandaise, Mme Diane RWIGARA, qui avait tenté de participer à l’élection présidentielle de 2017 contre le président sortant Paul KAGAME, a été non seulement empêchée de remplir ce devoir citoyen, – la Commission électorale à la solde du président KAGAME ayant invalidé sa candidature pour des raisons obscures -, mais elle a aussi été arrêtée et emprisonnée, avec sa sœur et sa mère, après avoir été faussement accusée d’incitation à l’insurrection et de falsification de documents. C’était en septembre 2017. Le parquet rwandais avait alors requis 22 ans de prison contre elle. Le même parquet avait également demandé 22 ans de réclusion contre sa mère Adeline RWIGARA, pour « incitation à l’insurrection et promotion du sectarisme ».

 

Monsieur le Premier ministre,

 

La violation des droits de l’homme au Rwanda par le régime du président Paul KAGAME n’a pas épargné les ressortissants étrangers. Prenons l’exemple des tragiques décès de deux  prêtres québécois assassinés au Rwanda. Le père Claude Simard, tué à coups de marteau le 17 octobre 1994, et le père Guy Pinard, fusillé en pleine messe en février 1997, ont été victimes des escadrons de l’Armée patriotique rwandaise du général Paul KAGAME. Depuis plus de vingt ans, le gouvernement du Canada n’a manifesté aucune volonté politique pour faire traduire en justice les auteurs de ces assassinats, dont les responsables, au sommet desquels se trouve le président KAGAME lui-même, sont devenus des visiteurs réguliers du Canada. Comme si le Canada n’avait pas assez de moyens pour juger ou faire juger ces assassins!

 

Nous vous prions, monsieur le Premier ministre, d’user de votre ferme autorité en demandant au gouvernement rwandais de mener une enquête indépendante sur l’assassinat de ces religieux qui avaient quitté leur Québec natal pour aller donner le meilleur de leur vie au service des Rwandais.

 

Ces quelques cas sont loin d’être isolés. Ils viennent s’ajouter à une longue liste de milliers d’autres qui témoignent à quel point, au cours des trente dernières années, le régime de M. KAGAME mène une véritable politique de terreur et s’est progressivement transformé en un véritable bourreau des droits de la personne. De nombreux Rwandais en ont payé le prix chaque fois qu’ils sont sortis de leur silence pour appeler le régime rwandais à respecter les principes démocratiques, notamment en mettant fin aux violations des libertés d’expression et d’association et aux attaques contre opposants politiques, journalistes, artistes et militants des droits de l’homme.

 

Au cours des trois dernières décennies, le régime dictatorial de Paul KAGAME a envoyé – y compris sur le sol canadien – des agents de sa police secrète, le très redoutable DMI (Department of Military Intelligence), pour espionner et terroriser des Rwandais ayant tout laissé derrière eux pour avoir la vie sauve, soupçonnés d’être des opposants potentiels au régime rwandais. Le cas le plus connu au Canada est celui d’une certaine Nadege qui a fait l’objet d’un reportage très fouillé dans une émission d’enquête de Radio Canada. Au fil des ans, sous la plume des organisations de défense des droits de la personne, de nombreux rapports ont dénoncé ces pratiques moyenâgeuses dont, notamment, des assassinats, des enlèvements extraterritoriaux, et ce qu’il convient d’appeler un « terrorisme d’État » ourdis par le gouvernement de Paul KAGAME et dont la perpétration est confiée aux mains des escadrons de la mort du parti-État FPR.

 

Le cas le plus emblématique de ces forfaitures à l’actif du gouvernement du Rwanda est celui du héros du film « Hôtel Rwanda », M. Paul RUSESABAGINA, kidnappé aux Emirats Arabes-Unis alors qu’il est citoyen belge et résidant permanent américain. Ce kidnapping est survenu le 27 août 2020 par les autorités rwandaises qui accusent M. RUSESABAGINA d’actes de terrorisme. C’est le mercredi 17 février 2021 que s’est ouvert, à Kigali, son procès après six mois de détention. Le Parlement européen vient de voter une résolution condamnant cette arrestation illégale et demandant une enquête internationale à ce sujet.

 

Monsieur le Premier Ministre,

 

Lors de l’examen périodique universel qui s’est tenu au Conseil des droits de l’Homme à Genève le 25 janvier 2021, plusieurs pays ont pointé du doigt le bilan catastrophique du gouvernement rwandais en matière des droits de la personne et lui ont demandé de s’attaquer aux violations massives et persistantes des droits humains et de mettre fin à l’impunité.

 

Plus récemment encore, l’ONG Freedom House a révélé comment le pouvoir rwandais est devenu un acteur de répression des opposants, non seulement à l’intérieur mais aussi à l’étranger. Freedom House souligne que « la répression transnationale rwandaise est exceptionnellement large en termes de tactiques, de cibles et de portée géographique ».  L’ONG poursuit en disant que […] « le gouvernement rwandais a pris physiquement pour cible des Rwandais dans au moins sept pays et que des Rwandais vivant aux États-Unis, au Canada et en Australie font état de craintes intenses, de surveillance et de représailles ».

 

Tous ces faits nous amènent à vous exprimer nos très vives préoccupations quant à la situation actuelle des droits de la personne et à l’avenir particulièrement sombre du Rwanda. Si rien n’est fait, le Rwanda se dirige inévitablement vers une autre hécatombe. Nous sommes convaincus, monsieur le Premier ministre, que le Canada peut et doit intervenir pour changer la trajectoire prise par un régime qui s’enlise dans la dictature.

 

Depuis bientôt trente ans, aux côtés des États-Unis et de la Grande Bretagne en particulier, le Canada a généreusement apporté une aide financière à ce régime. Il l’a soutenu et défendu auprès des organisations internationales dont l’ONU, le Commonwealth, la Francophonie, pour ne citer que ceux-ci. En vertu de l’engagement constant du Canada en faveur des droits de la personne et de ses liens avec le régime rwandais, nous sommes d’avis que le gouvernement canadien devrait exercer un leadership fort et efficace à l’échelle internationale pour mettre fin à une crise qui s’aggrave de jour en jour.

 

Monsieur le Premier ministre,

 

Les dirigeants des 53 pays du Commonwealth vont se réunir à Kigali, capitale de la République rwandaise, au courant du mois de juin 2021. Devant l’impasse dans laquelle les Rwandaises et les Rwandais sont placés aujourd’hui, nous voudrions demander au gouvernement du Canada de prendre des mesures appropriées afin d’envoyer un signal fort en faisant en sorte que le Sommet du Commonwealth, édition 2021, soit déplacé vers un autre pays qui respecte les droits fondamentaux de ses citoyens. Si la communauté internationale continue de ménager le régime rwandais en lui offrant tous les honneurs normalement réservés aux États de droit, le régime sera conforté dans ses exactions dont le crescendo atteint tristement, jour après jour, de nouveaux sommets.

 

L’ancien Premier ministre Stephen HARPER a eu la probité de boycotter le sommet du Sri Lanka en novembre 2013 en signe de protestation devant les violations des droits de la personne du régime sri-lankais. Sans la pression de l’ancien Premier ministre Brian MULRONEY, le régime d’apartheid de l’Afrique du Sud serait peut-être encore en place aujourd’hui. Sans l’appui de la communauté internationale, le peuple sud-africain n’aurait sans doute jamais pu se défaire de ce régime ségrégationniste.

 

Aujourd’hui, le Canada, par la voix de son Premier ministre, devrait renouer avec son rôle historique de champion des valeurs démocratiques et du respect des droits de l’homme, en acceptant volontiers d’être le porte-étendard des revendications légitimes du peuple rwandais au sein de la communauté internationale.

 

Monsieur le Premier ministre,

 

Afin de sauver les Rwandaises et les Rwandais des violations massives des droits civils et démocratiques qui persistent au Rwanda, nous croyons fermement que le gouvernement canadien devrait sans ambages faire pression sur le régime de M. KAGAME afin d’amener ce régime à s’amender et à mettre fin à la torture et aux autres abus en acceptant des enquêtes indépendantes et transparentes sur les affaires de juridictions extrajudiciaires, erga omnes, et en mettant fin aux disparitions de citoyens, aux détentions arbitraires et aux exécutions auxquelles la communauté internationale reste insensible. Cette communauté internationale est étrangement devenue complice d’un spectacle fatalement affligeant qui se déroule sur la scène politique du Rwanda, plus souvent qu’autrement derrière les portes closes des geôles rwandaises, loin des regards indiscrets.

 

En collaboration avec d’autres pays, le Canada devrait adopter rapidement des sanctions contre les principaux chefs militaires et responsables politiques du régime rwandais réputés avoir joué un rôle dans la violation des droits de la personne. Sont souvent citées les personnalités suivantes :

 

  • Le général James KABAREBE, conseiller du président Paul KAGAME ;
  • Le colonel Jeannot RUHUNGA, secrétaire général du Bureau d’investigation du Rwanda (RIB) ;
  • Dan MUNYUZA, inspecteur général de la police rwandaise ;
  • Le général Joseph NZABAMWITA, chef du service de renseignements ;
  • Jean-Damascène BIZIMANA, président de la Commission nationale de lutte contre le génocide ;
  • Johnson BUSINGYE, ministre rwandais de la Justice ;
  • Jacques NZIZA, ancien inspecteur général de l’Armée patriotique rwandaise.

 

Monsieur le Premier ministre,

 

Avant de terminer cette lettre, il convient de rappeler le principe de protéger des Nations unies auquel le Canada s’est engagé, il y a déjà vingt ans, et qui reste une des valeurs fondamentales de la politique étrangère de notre pays. Ce principe repose sur trois piliers égaux : la responsabilité de chaque État de protéger ses populations; la responsabilité de la communauté internationale d’aider les États à protéger leur population; et la responsabilité de la communauté internationale de protéger lorsque, manifestement, un État n’assure pas la protection de sa population.

 

La présente lettre est un cri d’alarme et une exhortation au gouvernement du Canada afin qu’il passe de la parole aux actes. Nous formons le vœu, monsieur le Premier ministre, que vos services nous accordent quelques minutes de leur temps pour rencontrer nos représentants dans les délais qui leur conviendront. De plus amples informations susceptibles d’alimenter votre réflexion pourront alors leur être fournies.

 

Dans l’espoir que vous accorderez à cette lettre l’importance qu’elle mérite, nous vous prions d’agréer, monsieur le Premier ministre, l’assurance de notre très haute considération.

 

La liste des 106 signataires se trouve en annexe de la présente.

Copie pour information à :

L’honorable Marc Garneau, C.P., député
Ministre des Affaires étrangères
Bureau de la Chambre des communes, Ottawa (Ontario), K1A 0A6

 

L’honorable Erin O’Toole, C.P., député
Chef de l’Opposition officielle
Chambre des communes, Ottawa (Ontario), K1A 0A6

 

L’honorable Yves-François Blanchet, C.P., député
Chef du parti du Bloc québécois
Chambre des communes, Ottawa (Ontario), K1A 0A6

 

L’honorable Jagmeet Singh, C.P., député
Chef du Nouveau Parti démocratique
Chambre des communes, Ottawa (Ontario), K1A 0A6

 

Mme Annamie Paul
Chef du Parti Vert du Canada
Chambres des communes, Ottawa (Ontario), K1A 0A6

 

L’honorable Sven Spengemann, C.P., député
Président du Comité permanent des Affaires étrangères
et du développement international
Chambres des communes, Ottawa (Ontario), K1A 0A6

 

L’honorable Michael D. Chong, C.P., député
Vice-président du Comité permanent des Affaires étrangères
et du développement international
Chambres des communes, Ottawa (Ontario), K1A 0A6

 

L’honorable Stéphane Bergeron, C.P., député
Vice-président du Comité permanent des Affaires étrangères
et du développement international
Chambres des communes, Ottawa (Ontario), K1A 0A6

 

L’honorable député-e (tous-tes), C.P.
Membre du Comité permanent des Affaires étrangères
et du développement international
Chambres des communes, Ottawa (Ontario), K1A 0A6

 

L’honorable député-e (tous-tes), C.P.
Chambres des communes, Ottawa (Ontario), K1A 0A6

 

Personnes à contacter:

Mme Perpétue MURAMUTSE
125, rue des Alpes, Laval (QC), H7G 3V1
Téléphone: 1-438-884-2743
Adresse courriel: perpetuemuramutse@hotmail.com

 

Mme Tabitha GWIZA
2734 Cappelletto Rd, Windsor (ON), N8W 5N1
Téléphone: 1-226 246 5890
Adresse courriel: iragwiza94@gmail.com

 

 

 

 

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