La mort inexpliquée du journaliste John Williams Ntwali continue de hanter les esprits

Assassinat simulé en accident du Journaliste John Williams Ntwali.

Une version du décès inacceptable!

 

L’hypothèse de la mort de John Williams Ntwali par accident de circulation a été immédiatement contestée par ceux qui connaissent le professionnalisme du journaliste. Les déclarations des thuriféraires du régime se contredisent. Alors que les témoignages de ceux qui l’ont contacté quelques instants avant sa mort battent  cette hypothèse en brèche.

 

Dans la famille du défunt, un sentiment de résignation et de peur se sent à travers les déclarations dans les interviews avec les journalistes.  Son épouse a attendu deux jours son mari qui ne venait pas alors qu’il avait pris une moto pour rentrer lundi le 17 janvier autour de 20H28. La mort du journaliste ne lui a été communiquée par la police que le 19 janvier sous prétexte qu’il n’avait pas de document d’identification sur lui.

 

Son dernier contact physique et collègue journaliste Bihibindi Nuhu a révélé dans les journaux qu’il l’avait rencontré dans un bar à Nyamirambo (Km 40). Ils s’étaient quittés à 20H30.  Il a signalé un fait important : la peur qu’avait le journaliste John Williams Ntwali. Il a fermé son téléphone redoutant qu’il soit épié ou espionné via son téléphone ! Le Journaliste Bihibindi Nuhu est disparu depuis bientôt deux mois.

 

L’ODHR a demandé que la lumière soit faite sur le décès du journaliste Ntwali à travers sa Déclaration N°01/2023 du 20 janvier 2023[2] « Atteinte au droit à la vie et à la liberté d’expression –John William Ntwali, journaliste indépendant au Rwanda serait mort dans un accident controversé de moto » ! Il  savait qu’il serait tué d’une façon ou d’une autre ! Cela lui avait signifié par ses détracteurs haut placés au sein du régime.

 

L’ODHR a aussi montré que le journaliste avait subi des harcèlements avant son décès dans les médias. Il a aussi demandé de poursuivre les trolls /auteurs de ces actes de harcèlement et de menaces dans les médias dans la stricte légalité et dans le respect du principe d’égalité devant la loi rwandaise et les conventions protégeant les libertés individuelles et droits fondamentaux.

 

Dans une déclaration conjointe, la FIDH[3], OMCT à travers son Observatoire et l’ODHR membre de la FIDH « réclament l’ouverture et la conduite d’une enquête prompte, exhaustive, impartiale et transparente afin de clarifier les circonstances de la mort de John Williams Ntwali, et d’en identifier tous les responsables éventuels »

 

L’opposition rwandaise et les organisations membres de la diaspora rwandaise ont dénoncé le meurtre déguisé en accident par les services rwandais de renseignement surtout que le journaliste  avait fait l’objet de menaces de mort et de harcèlement continues et qu’il savait que son sort était scellé.

 

Plusieurs personnalités publiques au niveau internationale dont La Directrice générale de l’UNESCO[4], Audrey Azoulay et l’Administratrice de l’USAID Samantha Power[5] ont  appelé le gouvernement rwandais à autoriser « une enquête approfondie et transparente » ou « une enquête indépendante et crédible ».

 

Plusieurs journaux et journalistes au niveau mondial ont réclamé une enquête indépendante et transparente.

 

A travers une pétition signée par quatre-vingt-dix (90 ) organisations  dont HRW, FIDH, Amnesty Internationale, Reporters sans frontières, Pen International, Committee to protect Journalists (CPJ), Commonwealth Journalists Association (international), etc les défenseurs des droits humains, les journalistes et autres personnes qui défendent les droits d’autrui ont aussi demandé qu’une enquête transparente soit menée.

 

Mais le gouvernement rwandais a fait la sourde oreille. Il a préféré s’en tenir à la dénonciation des pressions extérieures et à se presser d’imputer la responsabilité de ce décès à un chauffeur réquisitionné pour la circonstance pour couvrir un supposé accident qui aurait survenu aux heures avancées de la nuit. Le chauffeur de la moto qui transportait le journaliste Ntwali et le chauffeur supposé être l’auteur de l’accident n’ont jamais été accessibles. Ils sont tous restés silencieux et probablement rendus inaccessibles pour ne pas dire la vérité sur l’accident.

 

Manipulation de la vérité pour l’impunité dans le meurtre du Journaliste John Williams Ntwali

 

Les demandes adressées au gouvernement rwandais dans les dossiers de meurtre et de disparitions forcées font face à un mur de silence inouï frisant l’injustice et l’impunité. Dans la plupart des cas, le silence absolu sur un dossier traduit la complicité des autorités. Dans d’autres cas, la souveraineté de la justice rwandaise est sacrifiée sur l’autel des enquêtes dont la qualité ne laisse pas d’ambiguïté sur l’intention manifeste de cacher la vérité et de couvrir l’impunité des criminels.

 

Dans le cas de meurtre prémédité du journaliste John Williams Ntwali, il y a les deux pour cacher la vérité: un silence absolu coupable sur le dossier et l’empressement à juger un supposé chauffeur qui serait à l’origine du décès du journaliste. Mais les faits sont têtus contre l’évolution voulue par les autorités. D’un côté après des menaces de morts et harcèlements quotidiens du journaliste dans ses activités professionnelles. Et de l’autre l’initiation d’une procédure controversée d’un procès contre un chauffeur supposé à l’origine du meurtre de John Williams Ntwali qui vient après les déclarations ambiguës sur le décès par des services étatiques.

 

Harcèlements et menaces graves dans l’activité professionnelle du journaliste Ntwali restés impunis !

 

Dans le cas des menaces et harcèlement du journaliste John Williams Ntwali, les autorités d’investigation et de poursuite qui sont d’habitude loquaces en matière de défense de l’image du régime, ont gardé un silence de mort qui en dit long, mise à part la déclaration de la police communiquant le décès du journaliste.

 

Le journaliste a été beaucoup harcelé avant sa mort aussi bien par ceux qui se disent collègues de profession que les fanatiques du régime qui paraissaient vexés par ses émissions de dénonciation de l’impunité, des injustices socio-économiques et des inégalités discriminatoires.  Ses collègues réagissaient en faisant des émissions entières sur des chaines en ligne (youtube) pour le dénigrer et le décourager.

 

Des discours de haine en ligne et des harcèlements des  fanatiques soutenant le régime de Paul Kagame sont hallucinants. Ces dangereuses expressions de haine en ligne qui constituent un crime sont restées impunies, alors que les services d’investigations sont prompts à se saisir des critiques simples contre le régime au sujet des injustices politico-économiques et des inégalités socio-politiques discriminatoires qui ternissent plutôt l’image du pays.

 

Certains soutiennent que le journaliste propageait des rumeurs, pour s’en prendre à la justice rwandaise, (Mu Bwenge buke buvanze n’Ubujiji Bihuha Williams Ntwali yifatiye ku gahanga Ubutabera bw’u Rwanda),  ou qu’il chargeait le Rwanda de soutenir le M23 (Bihuha John Williams Ntwali, yamamaje igihuha cya RDC, gishinja u Rwanda gufasha M23 mu Ntambara) ; ou qu’il avait pour mission de  haïr le régime et de le brouiller avec le peuple (Kwanga Leta y’u Rwanda no kuyiteranya n’abaturage , ni yo mihigo y’Umunyamakuru Ntwali John william). Il se demandait aussi ce que gagnait John Williams Ntwali le renégat à trahir le pays; ou affirmait qu’il était un instrument des interahamwe et des sans-valeurs ou encore le qualifiait  d’ex –membre des forces armées caché derrière le journalisme pour salir le Rwanda.

 

Une personne salit de la sorte par ces trolls du régime était condamnée. John Williams Ntwali  avait souligné dans un entretien sur DW (voir « La liberté d’expression au Rwanda reste illusoire » – DW – 03/02/2021) que :

« La liberté d’expression au Rwanda reste quelque chose d’illusoire. Je parle d’illusion au vrai sens du terme. Il y a des lois et décrets qui disent que cette liberté est assurée mais dans la pratique, ce n’est pas le cas. Les citoyens ne peuvent pas s’exprimer, s’adresser à des médias. Ils craignent des attaques de la part des autorités publiques comme les instances de base, les organes de sécurité, pour ne citer que ceux-là ».

 

Et dans un entretien avec le journal  Le Monde au micro de Laure Broulard (« Au Rwanda, les journalistes youtubeurs font face à des menaces incessantes » (lemonde.fr), il souligne la méthode de harcèlement utilisée par le régime :

 

« Nous sommes parfois accusés de faire le lit de l’opposition ou même d’être des « forces négatives ». Au Rwanda, ce sont des accusations très graves. De nombreux journalistes youtubeurs ont donc décidé de laisser tomber. Le troisième grand défi, ce sont les menaces et les insultes incessantes. Elles ne viennent pas directement des autorités, mais plutôt de trolls ou de faux comptes sur les réseaux sociaux. Ils peuvent lancer une campagne contre une personne et porter atteinte à son image à tel point que l’opinion publique va commencer à penser qu’elle est dangereuse pour la société. Il devient alors facile de l’arrêter ».

 

Par ailleurs, le ministre actuel de l’unité et la réconciliation et de l’engagement civique, Bizimana Jean Damascène dans son intervention à Genève en Suisse intitulé «Intekerezo-Shingiro y’imiyoborere y’u Rwanda». Il cite des passages des auteurs soulignant les qualités des tutsi et stigmatisant les défauts des ethnies hutu et twa pour souligner le divisionnisme au sein du peuple rwandais apportés par des colonisateurs et comment les rwandais ont assimilé  et intégré ses questions, en soulignant les qualités et principes unificateurs du FPR inkotanyi. Dans cette intervention très applaudie par les participants essentiellement pro- régimes, pour mettre en application le programme qu’il s’est donné dans toutes ses interventions, celui de « guhungeta (notre traduction : harceler)» les critiques du régime,  il cite des noms des journalistes et youtubeurs au Rwanda (Uwimana Agnès, Ntwali John Williams et Bicahaga Abdallah) et d’autres critiques de l’extérieur qui, à son avis,  diffuseraient «une idéologie génocidaire» qualification que les trolls donnent à tout critique et opposant aux dérives du régime dirigé par le FPR.

 

De telles propos dans le contexte rwandais cités par un critique du régime serait suivi d’un tollé national et international pour divisionnisme, sectarisme, et pour incitation à la haine ethnique ou raciale. Des organes de la justice seraient saisis par les trolls du régime pour le juger. Il est très étonnant que les gens soient restés indifférents à ce sujet.

 

Cette façon de « guhungeta » constitue en quelque sorte une mise en lynchage des personnes attaquées notamment ces journalistes en ligne par une personne de son rang de ministre. Ce qui ne peut qu’aboutir à mettre en danger les vies des personnes citées. La personne du Journaliste John William Ntwali y a laissé sa vie.  Le Youtubeur Bicahaga Abdallah, se sentant menacé et convoqué par le RIB, a été forcé de partir en exil.  La journaliste Agnès Uwimana Nkusi, agressée et torturée lorsqu’elle rendait visite aux détenus politiques et d’opinion (Cyuma Hassan Dieudonné, Karasira Aimable, etc.) dans la prison de Mageragere à Kigali, convoquée à maintes reprises par le RIB, constamment harcelée et menacée via les débats sur les antennes par les trolls influents du régime travaillant dans les divers domaines dont la consultance et la société civile au niveau national, a fait profil bas pour bénéficier d’un sursis. Elle a annoncé qu’elle changeait sa ligne éditoriale.

 

Que cache le procès fait à la hâte contre le chauffeur supposé à l’origine du décès de John Williams Ntwali ?

 

Dans le procès RP 00142/2023/TP/KICU rendu précipitamment le 07 février 2023 alors que des institutions comme l’UNESCO et l’OMCT et  plusieurs dizaines d’Organisations de défense des droits humains dont HRW, Amnesty International, FIDH, Reporters sans Frontières, CIJ, et d’autres Organisations de médias ou de défense des droits humains demandaient une enquête indépendante transparente et impartiale, un chauffeur de taxi du nom de Bagirishya Moise Emmanuel a été jugé dans la foulée. Ce chauffeur, né en 1976 au Burundi (téléphone N°+250788632092) et résident dans le village de Twishorezo, cellule Nyarurama, secteur Kigarama dans le district de Kicukiro dans la Ville de Kigali, aurait volontairement plaidé coupable et demandé pardon. Il a été reconnu coupable simplement et sans enquête préalable pour avoir plaidé coupable. Il a été condamné pour meurtre non intentionnel et blessures données sans intention de les donner à une amende de cinq cent mille (500.000FRW) francs rwandais pour chaque infraction soit un million de francs rwandais (1.000.000 FRW) pour les deux et dix mille francs rwandais (10.000 Frw) de frais de justice.

 

Plusieurs questions restent sans réponses avec ce procès. Pourquoi une condamnation hâtive de ce supposé chauffeur à l’origine de l’accident ? Entre 20H30 et l’heure de l’accident supposée (le 18 janvier à02H50), où était John Williams Ntwali parce que entre Nyamirambo et Rwandex il n’y a qu’autour de 3 à 5KM) ?  Certains à Kigali ne comprennent pas ce procès : Personne parmi les concernés dans l’immédiat par l’accident ou les journalistes indépendants n’a vu Bagirishya Moise Emmanuel chauffeur de la voiture taxi Toyota Picnic RAF 718 L, ni Nyagakenke Alex chauffeur de la moto TVS Victor 676E ; un procès (s’il a eu lieu réellement le 31 janvier 2023) dans lequel où il n’y avait quelques journalistes (qui ont pu le savoir) qu’au prononcé et pas dans l’audience des débats. Ils estiment que c’est un procès fictif pour calmer les esprits et un tollé international.

 

Des questions après la décision du juge restent posées. Un doute sur les raisons (d’absence de contrôle technique) qui ont fait que le motard s’est retrouvé sur la route secondaire qui mène vers l’INILAK, route parallèle de la route principale Rwandex vers Sonatubes –Remera en passant par la route menant de Rwandex à Kimihurura à cette heure- là du matin ?   Nos sources affirment que ni le chauffeur de la moto supposé avoir été blessé dans l’accident ni le chauffeur de taxi supposé à l’origine de l’accident ne sont accessibles ne fût- ce que pour répondre à quelques questions sur l’accident.

 

Que ce serait les mettre en danger le fait de les aborder. Les informations reçues doutent que le procès ait été public pour être suivi. Pourquoi accélérer le processus de saisine et les dates du procès  dans un accident supposé de circulation ? Quel était l’intérêt que le ministère public accélère le processus du procès dans cette affaire? Que voulait-il cacher ou prouver dans un décès d’un journaliste connu pour être critique du système ? L’accessibilité du dossier judiciaire complet est-elle assurée pour la famille de la victime, les assureurs du taxi voiture et de  la moto pour une indemnisation et pour le public pour lever toute suspicion sur la fabrication du dossier?   Ce procès a privé la famille d’un débat  en tant que partie civile au procès. Ce débat aurait pu donner quelques indices sur les mobiles de cet assassinat. Ce débat aurait permis aux parties civiles (chauffeur de la moto blessé et famille de Ntwali) et au public de voir réellement et de parler aux deux chauffeurs qu’on veut impliquer dans cet assassinat.

 

La thèse de la mort par accident du journaliste Ntwali est minée par des faits contradictoires dont  l’enquête sur la mort du Docteur Fabien Twagiramungu

 

Dans le dernier entretien avec le journaliste Bihibindi lundi le 17 janvier 2023, il avait peur et se savait suivi. Des sources informelles affirment que le journaliste aurait plutôt été arrêté lundi le 17 janvier dans la soirée pour être emmené dans un centre d’interrogatoire appelé Chez Gacinya, tristement célèbre pour ses actes de torture. Que ce  serait au cours de l’interrogatoire et la torture  qu’il serait décédé.

 

Certains de nos témoins qui ne croient pas à la thèse de l’accident et qui ont vu le corps de Ntwali affirment qu’il y avait des blessures sur le visage, que ces blessures ne résulteraient pas d’un accident. Ils doutent même de l’origine de la voiture impliquée puisque le jugement indique simplement qu’il était conduit par un chauffeur mais n’indique pas son propriétaire. On ne sait pas qui est  propriétaire de la voiture ni celui de la moto!

 

L’ODHR constate des doutes dans l’hypothèse de l’accident au vu du décalage de temps, des blessures sur le visage et des antécédents de menaces et de harcèlements. Le temps déclaré par la police ne concorde pas avec les moments déclarés par son épouse et celui du dernier contact qui sont les plus crédibles même si le moment déclaré par la police émane d’une source officielle. C’est la parole d’un officiel contre celle d’un proche qui a communiqué avec lui dans un cadre bien précis. Celui de communication fréquente pour une protection rapprochée de la famille.

 

Le journaliste Bihibindi Nuhu est introuvable pour apporter plus d’éclaircissements sur les derniers moments et entretiens avec le journaliste Ntwali John Williams.

 

Pour la Coordination de  l’ODHR,

Laurent Munyandilikirwa, Président

Notes

[2] Voir Paris le 20 janvier 2023 Déclaration N°01/2023 – Atteinte au droit à la vie et à la liberté d’expression –John William Ntwali, journaliste indépendant au Rwanda serait mort dans un accident controversé de moto ! Il savait qu’il allait être tué ! – (over-blog.com).  

[3] Voir (OMCT | Rwanda : Appel à l’ouverture d’une enquête indépendante sur la…).

[4]Voir La Directrice générale demande une enquête sur la mort du journaliste John Williams Ntwali au Rwanda | UNESCO)

[5]Voir Kigali fustige les pressions extérieures au sujet de la mort du journaliste Ntwali (afriquactu.net)

 

Intégralité du rapport

 

Note de situation sur le droit à la vérité au Rwanda

 

 

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