Paul Kagame et les métamorphoses de ses rébellions en RDC

Depuis 3 décennies, les rébellions successives à l’Est de la RDC constituent le bras armé de Paul Kagame. Elles changent d’appellations mais pas de nature : du RCD-Goma en 1998 à l’AFC qui vient d’avaler le M23 en 2024 en passant par le CNDP. C’est une manœuvre qui caractérise la vraie nature du FPR.

 

Actualité

 

Au début de cette année 2024, alors que l’actualité dans la région des Grands Lacs était focalisée sur les résultats des élections présidentielles et législatives en RDC, on a subitement appris la naissance d’une coalition, Alliance du Fleuve Congo (AFC) ayant à sa tête l’ancien tout puissant président de la CENI en 2018, un certain Corneille Nangaa. Celui-ci avait été nommé par le Cardinal Fridolin Ambongo, un “faiseur de rois”. Ceci explique cela. Quand ce prélat appelle maintenant les forces vives de la RDC à rejoindre la coalition de Corneille Nangaa, l’on comprend pourquoi!

 

Ce nouveau groupe une coalition qui comprend le M23/RDF, qui occupe de larges territoires du Nord Kivu notamment Rutshuru et Masisi. Le même Corneille Nangaa, comme congolais Bantou de la Province du Haut Uélé et donc non Tutsi du Nord ou du Sud Kivu, en deviendrait président.

 

Ainsi donc, théoriquement, le  M23 s’intègre dans AFC de Corneille Nangaa avec ce que cela signifie au plan structurel. Le leadership politique revient à Corneille Nangaa en remplacement de Bertrand Bisimwa, un autre congolais Bantou Batetela du Maniema que les Tutsi de Kagame utilisaient comme écran à projeter aux yeux des naïfs et ignorants de la réalité. Le commandement militaire maintient jusqu’à présent à sa tête Sultan Makenga, mais des tractations sont en cours pour remplacer son nom par un congolais non Tutsi pour berner l’opinion.

 

Dans dans l’actualité aussi, le 3 mai 2024, le monde apprenait avec stupéfaction le bombardement délibéré d’un camp de déplacés autour de Goma par l’artillerie de Paul Kagame  en appui-feu à son M23/ RDF. Ce bombardement a fait 35 de morts et beaucoup de blessés selon le dernier bilan, pour la plupart des femmes et des enfants. Ce lâche bombardement qui constitue aussi un crime contre l’Humanité fut unanimement condamné mais en paroles seulement car aucune sanction ne fut infligée à Paul Kagame ni par l’ONU ni par les Etats Unis et encore moins par les pays de l’Union Européenne comme la France, la Belgique ou le Royaume Uni.

 

Toujours dans l’actualité , on aura noté l’engagement enfin de la Force de la SADC déployée en RDC à se battre aux côtés des FARDC contre le M23/RDF comme ses instances politiques et militaires l’ont rendu public le  05 mai 2024. En effet dans un communiqué du dimanche 5 mai 2024, l’organisation régionale a, d’une part, condamné les bombardements sur les camps de déplacés, mais a aussi déclaré qu’elle allait mener des opérations avec l’armée congolaise pour « neutraliser les rebelles du M23 , maintenir la paix en créant un environnement sécurisé et ouvrir les routes d’approvisionnement ».

 

Vieux jeu du FPR Kagame

 

Les changements d’appellations de ses groupes armés est un vieux jeu auquel s’adonne Paul Kagame depuis trois décennies et en fonction des endroits et du moment. En voici quelques illustrations:

 

Dans l’espace Zaïre-RDC et les détails dans le temps

 

Après le renversement du Maréchal Mobutu en mai 1997, le corps expéditionnaire de Kagame qui se présentait comme “Banyamulenge” et comme l’une des composantes de l’Alliance des Forces Démocratiques pour Libération du Congo-Zaïre ( AFDL) de Laurent Désiré Kabila se dévoila au grand jour et James Kabarebe, un ancien aide de camp de Paul Kagame dans le maquis en Ouganda et qui commandait ce corps expéditionnaire de l’armée tutsi au Zaïre depuis novembre 1996, devint chef d’Etat major général des Armées congolaises!

 

Après le sursaut patriotique et de dignité de Laurent Désiré Kabila en 1998, quand il demanda à ses anciens mentors Kagame et Museveni de rentrer chez eux et de laisser les congolais assurer seuls la sécurité de leur pays, ce qui était le groupe Banyamulenge dans l’AFDL Congo-Zaire devint le Rassemblement Congolais pour la Démocratie branche de Goma, RCD-Goma. C’est ainsi que sont apparus des leaders politiques et des commandants militaires tutsi qui se déclaraient en rébellion armée. On connaîtra alors les  noms des Azarias Ruberwa, Moise Nyarugabo, Obed Rwibasira, Bizima Karaha, etc.

 

Après l’élimination du Mzee Laurent Désiré Kabila et son remplacement à la tête du pays par son “fils” Joseph et après des années de combats entrecoupées de négociations, il sera signé à Sun City en Afrique du Sud un accord de partage du pouvoir dit ‘UN plus QUATRE” en référence qu’il consacrait le principe d’un Président entouré de quatre Vice-présidents issus des rébellions ou des mouvances politiques opposées à celle du président en exercice. C’est ainsi que les rébellions armées dont celle créée et soutenue par Paul Kagame, le RCD-Goma mais aussi comme le MLC, seront intégrées dans toutes les instances du pays. Les présidents en titre du RCD Goma et du MLC respectivement Azarias Ruberwa et Jean Pierre Bemba deviendront donc vice-présidents de la RDC.

 

Dans la foulées les leaders politiques de tous ces groupes armés vont entrer au gouvernement et leurs officiers  intégrés dans le Haut Commandement des FARDC.

 

Le RCD-Goma ayant la vice-présidence de la République, la défense et la sécurité dans ses attributions,  mais sentant que les échéances démocratiques prévues étaient imminentes et qu’il n’aurait aucune chance de garder ces acquis dans un processus électoral, Kagame ordonna que le RCD-Goma devienne subitement  le Congrès National pour la Défense du Peuple, le CNDP.

 

Le leadership politique resta aux mains d’Azarias Ruberwa à Kinshasa. Comme vice -président, ministre ou député à l’assemblée, il ne devait pas si publiquement déclarer être à la tête d’une rébellion. Pour le change, un certain Laurent Nkunda fut médiatisé comme leader politique et militaire du CNDP.

 

Le CNDP avec Laurent Nkunda mena des offensives, surtout au Nord Kivu, et parvint même à prendre son chef-lieu, la ville de Goma. Sur le plan médiatique et diplomatique Laurent Nkunda fut tellement vanté qu’il était à un moment considéré comme un chef d’Etat par l’Union Africaine. Cette attitude de cette organisation panafricaine explique par exemple pourquoi Olussegun Obassanjo, en tant que délégué de l’UA, a effectué une visite au Nord-Kivu et sa déclaration après sa rencontre avec Laurent Nkunda se passe de commentaires.

 

Mais sans tarder, des divergences vont naître entre les Tutsi. Il y eu des mésententes entre les Banyamasisi  et les Banyejomba au sein du CNDP.

 

Paul Kagame comme toujours pour parer à ce risque d’implosion de son groupe armé en RDC, ordonna la dissolution du CNDP et son remplacement par le M23. Laurent Nkunda aura droit à se replier au Rwanda où depuis lors il mène une vie de prince mais sans droit à aucun acte politique ou médiatique.

 

Sur le plan organisationnel, le leadership politique du nouveau groupe armé M23 fut confie à un Tutsi de Masisi, un certain Jean Marie Runiga; Pasteur pentecôtiste de son état, et le commandement militaire confié à un autre guerrier Tutsi du nom de Sultan Makenga.

 

La nouvelle création de Paul Kagame à savoir le M23 va vite monter en puissance jusqu’à conquérir et occuper la ville de Goma pendant quelques semaines. Mais pour certaines instances encore cohérentes, c’en était trop et une brigade spéciale de la MONUSCO reçut pour mission de chasser le M23 de Goma.

 

Après avoir pillé cette capitale du Nord Kivu (banques, magasins, véhicules, appareil électromenagers, etc.), le M23 quitta Goma en 2013.

 

Après avoir été chassé de Goma et s’être replié au Rwanda et en Ouganda, le M23 fut semblant de changer de leadership politique. Ainsi  Bertrand Bisimwa remplacera le Bishop autoproclamé Jean Marie Runiga replié au Rwanda. Le commandement militaire reste confié à  Sultan Makenga mais strictement encadré par les officiers de de l’armée de Kagame (RDF) directement ayant leur QG au Rwanda (chef bureau des Opérations à l’EM: G3, commandant de la Division Nord Ouest, commandant de la Task Force dont les noms sont connus, …).

 

Et voila qu’après presque 10 ans de disparition, Paul Kagame a ressuscité son M23 en 2022 et l’a relancé à la conquête du Nord Kivu dès le mois de mars de cette année.

Et aujourd’hui, après avoir conquis de larges territoires du Nord Kivu (Rutshuru entier, Masisi) et en assiégeant la ville de Goma entourée des camps de fortune des 2,5 millions des déplacés internes, Paul Kagame vient encore d’ordonner que son  M23/RDF s’engloutisse dans la coquille vide de l’AFC en brandissant un Corneille Nangaa, pour cimenter l’idée que le conflit est une affaire entre Congolais.

 

Lecture de l’ADN du FPR: leurre et réalité

 

La métamorphose permanente constitue pour les groupes armés tutsi une nature intrinsèque, comme on peut le noter depuis 1959 après l’abolition de la monarchie féodale au Rwanda et la fuite des monarchistes ayant refusé de vivre sous une République.

 

Les groupes armés constitués dans le but de restaurer la monarchie féodale tutsi se sont caractérisés par des métamorphoses permanentes mais pour tromper et confondre l’opinion. Ainsi, au départ, ils se nommaient “Ingabo z’Umwami”, littéralement “Armée du Roi”. Mais une fois repliés dans les pays voisins et surtout au Burundi, c’est sous l’appellation de ”INYENZI”, une appellation en référence à une milice tutsi du 19è siècle et issue d’une citation disant “Ingangura rugo yiyemeje kuba Ingenzi” ; littérallement “Combattant de Ingangurarugo qui s’est donné comme devise d’être le meilleur”. C’est sous cette appellation qu’ils ont mené des attaques terroristes au Rwanda. Et c’est sous cette bannière des INYENZI que les groupes terroristes tutsi ont mené des attaques  sur la jeune République Rwandaise de 1961 à 1968.

 

En 1987, les éléments tutsi de l’armée de l’Ouganda, par ailleurs héritiers des INYENZI, se donneront pour mission de reconquérir le Rwanda non pas sous l’ancienne appellation INYENZI mais cette fois-ci sous celle de FPR, Front Patriotique Rwandais. C’est donc sous cette appellation FPR que ces INYENZI de la seconde génération ont lancé leur offensive pour la reconquête du Rwanda le 01 octobre 1990.

 

Pour ces groupes terroristes tutsi, les appellations ne sont que des leurres tandis que la continuité idéologique et l’accomplissement de leurs actes terroristes ou de conquête est une réalité permanente et immuable.

 

La métamorphose ou la fusion du M23/RDF en une nébuleuse. L’AFC, une coquille vide, est aussi un manœuvre de diversion de Paul Kagame

 

Comme indiqué, le M23/RDF, sans signer sa disparition, vient de se dissoudre dans une AFC inexistante à part être brandi par un fanfaron congolais du Haut Uélé du nom de Corneille Nangaa.

 

Voyons brièvement les conséquences et les risques en RDC et dans la région.

 

Sur le plan médiatique, la confusion et l’amalgame vont être savamment entretenus. Par exemple le bombardement d’un camp de déplacés à Goma, ce qui consitue un crime de guerre et contre l’Humanité est à la fois revendiqué et dementi par le M23 et l’AFC. Ainsi l’AFC a publié un communiqué reconnaissant ce bombardement et  condamnant le M23 mais le régime de Kigali a presque au même moment démenti mais sans condamner ni se désolidariser de l’AFC.

La confusion étant le but ultime dans ce genre de situation, c’est gagné pour le régime Kagame.

 

Sur le plan politique et sécuritaire, le régime de Kagame s’emploie à faire prévaloir son argument comme quoi ce ne sont pas les Tutsi rwandais  qui massacrent en RDC car les chefs visibles de ces groupes sont congolais authentiques et pas des Tutsi. Ce faisant, Paul Kagame espère, et avec raison, que la RDC, avec plus de 450 ethnies, risque d’être embrasée par des conflits interethniques qui sont profitables, Paul Kagame. En effet, le régime rwandais de Kagame prépare un génocide sournois des Hutu dans l’Est de la RDC pour attiser des tensions intercommunautaires au Nord-Kivu.

 

Sur le plan des affaires, il est évident que les sociétés commerciales doivent recourir à Kagame pour obtenir les minerais pillés car ils sont moins chers que quand ils sont achetés au gouvernement  légal de la RDC. Pour ce faire, ces puissances  permettent à Kagame de continuer à piller pour elles. Ainsi, il ne faut pas attendre de condamnations de Kagame venant des pays ou puissances comme le Qatar, les  Emirats du golfe, l’UE, le Canada, etc.

 

Sur le plan de la géopolitique  régionale, Paul Kagame et ses créateurs et ses guides comptent rééditer cette expérience dans d’autres pays de la région à commencer par le Burundi, considéré comme le maillon faible et pour son uranium et son cobalt.

 

Réponses et parades possibles.

 

Pour la RDC, il faut avoir la volonté de se doter de moyens pour faire monter en puissance ses forces armées jusqu’à bouter l’ennemi hors de son territoire avant toute négociation politique. Sinon, la RDC se présentera  toujours avec un rapport de forces qui lui est défavorable et dans ce cas ses arguments ne compteraient jamais, sachant que seul le rapport de force sur le terrain donne du poids aux arguments des négociateurs.

 

Toujours en ce qui concerne la RDC, il est urgent épurer ses instances d’éléments traîtres ou infiltrés par l’ennemi Paul Kagame. Cela concerne tout l’appareil étatique à commencer par les plus hauts échelons (gouvernement, Haut commandement des FARDC) ; de même il faudrait prendre des mesures dissuasives contre les coupables par des emprisonnement à vie voire des exécutions dans des cas extrêmes, quels que soient leurs rangs ou statuts (militaires, politiciens, ecclésiastiques, etc.).

 

Il faut aussi et à chaque occasion, prévenir et prendre la communauté internationale à témoin en cas d’exécution par Kagame de son plan diabolique et macabre visant à commettre un génocide contre les Hutu de la RDC et génocide qu’il devance et le met sur le dos de la RDC en le présentant comme celui des Tutsi, son Joker qui lui permet  tout et lui donne tout et partout depuis 30 ans.

 

Mais même si le gouvernement de la RDC vient de réagir dans ce sens en déposant une plainte contre le Rwanda au Conseil de Sécurité de l’ONU, il y a lieu de tenir compte des aspects suivants.

 

D’abord le conseil de Sécurité de l’ONU est présidé pour ce mois de mai 2024 par le Mozambique, qui depuis quelques années est devenu une véritable colonie et propriété privée de Paul Kagame. Il y a donc risque que cette question ne soit même pas mise à l’ordre du jour des réunions du conseil de Sécurité.

 

Ensuite, toutes ces réactions politico-diplomatiques devraient avoir lieu en complément ou en  accompagnement d’une contre-offensive des FARDC pour bouter l’ennemi hors du territoire de la RDC et pour réinstaller les déplacés du Nord Kivu dans leurs biens.

 

En ce qui concerne la région

Même si dans cette région les intérêts sont divergents d’un pays à l’autre compte tenu du régime en place, les intellectuels, les journalistes, les sociétés civiles, etc. devraient éclairer les opinions comme c’est leur rôle, en prêchant que Paul Kagame constitue le “Mal absolu” de la région des Grands Lacs pour que les dirigeants prennent en compte cette donnée avant toute prise de décision concernant le destin de leurs peuples.

 

En ce qui concerne le Burundi

Même considéré comme le maillon faible de la chaîne, donc sur lequel il faut appuyer pour rompre le pilier démocratique dans la région au profit des Hima-Tutsi, la classe au pouvoir dans ce pays et servant de phare aux vrais patriotes burundais, car il en existe encore malgré la vague des traitres, devrait oser émettre des voix à chaque occasion pour faire entendre le calvaire du peuple du Burundi et l’injustice qu’il subit.

 

Ainsi en portant plainte, certes symbolique, devant l’instance judiciaire de l’EAC contre le régime hégémonique et expansionniste tutsi de Kagame, le Burundi prendrait l’opinion mondiale à témoin que le moment venu, le peuple burundais  pourrait user de son droit de se défendre et avec détermination comme un acculé qui n’aurait plus rien à perdre.

 

Parallèlement, les instances du gouvernement légal et légitime du Burundi (diplomatie, médias, …) devraient coordonner leurs actions pour contrer la campagne visant à salir l’image du pays en général et à diaboliser ses dirigeants démocratiquement élus, en particulier.

 

Et enfin bâtir un outil de défense approprié et motivé par l’instinct de survie du peuple et de la Nation. Et c’est là où les Forces de Défense du Burundi devraient jouir d’un statut particulier et de monter en puissance quels que soient les sacrifices que devraient consentir la nation burundaise.

 

Conclusion

 

Personne ne devrait donc être distrait par la Nième métamorphose des groupes armés de la création de Kagame depuis 1996 pour la RDC. Le phénomène Corneille Nanaga, pas plus que celui de Bertrand Bisimwa à la tête d’un groupe armé tutsi de Kagame en RDC, est donc un non-événement. Seules les opérations militaires sur le terrain au Nord Kivu menées par les FARDC et la force de la SADC devraient retenir l’attention et être soutenues par tout le peuple de la RDC et d’autres peuples martyrs de la région car ces opérations constituent un sursaut ultime et de dernière chance pour la survie de la RDC en tant qu’Etat souverain et unifié.

 

Emmanuel Neretse

 

 

 

 

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