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Pourquoi Paul Kagame ne peut faire ni souhaiter du bien pour le peuple rwandais


Introduction

Dans la perspective du simulacre d’élections d’août 2017  qui doit entériner la décision du dictateur Paul Kagamé de rester Président du Rwanda aussi longtemps qu’il le voudrait, ses thuriféraires dont  en tête un certain Olivier Nduhungirehe, son tonitruant « hutu de service » faisant office d’ambassadeur en Belgique en tête, ont initié un faux débat sur Internet en prétendant faire comprendre que seul leur maître Paul Kagame serait la seule personne au monde ayant la capacité de présider aux destinées du Rwanda.  Certains débateurs de bonne foi sont tombés dans le piège et ont laissé les chantres de Kagame étaler leurs arguments à force de statistiques et autres articles de presse orientés: Kagame serait bien inspiré, aurait une vision,  et œuvrerait pour le développement du Rwanda et le bien-être de sa population… Sans tomber dans le même piège de ce faux débat, cet article vise à dire clairement que Paul Kagamé ne peut faire ni souhaiter du bien pour le peuple rwandais.

L’homme

Déjà en avril 2016, nous avions souligné que sa conquête du Rwanda constituait un malheureux accident de l’Histoire.

Cet homme règne donc depuis 1994 sur le Rwanda et il est rongé par plusieurs complexes qui font qu’il se moque du développement du Rwanda et du bien-être de sa population, mais qui, au contraire, le poussent à écraser ce peuple. Ayant connu une enfance et une jeunesse malheureuses mais se retrouvant à moins de 40 ans d’âge à la tête d’un pays qu’il ne connaissait que de nom, son premier réflexe est de « se rattraper » : s’accaparer des richesses mêmes celles dont il n’aurait pas logiquement besoin.  En même temps rattraper son retard de ce qu’il n’a pas pu vivre dans son adolescence et sa jeunesse : des voyages somptueux incessants et sans objets dans ses jets privés et des séjours couteux dans les plus chers hôtels du monde. Se faisant, il pense ainsi prendre sa revanche sur l’Histoire, ce qui est somme toute loin des intérêts du peuple rwandais qui paie de leur sueur tous ses fantasmes.

Paul Kagame n’avait et n’a rien  toujours à offrir au pays

N’ayant pas été scolarisé et étant intellectuellement nul, Paul Kagame n’avait rien à apporter au Rwanda en tant que pays et encore moins à son peuple qu’il haïssait. Conséquence ce de complexe : il devait s’atteler et s’attèle toujours à niveler vers le bas tout son entourage. Celui-ci doit être constitué de « Hutu de service » soumis et dociles qui ne peuvent oser le contredire ou même émettre un avis, ou alors de Tutsi incompétents, malades ou criminels recherchés et donc des hors-la-loi. Parallèlement, ce complexe l’emmène  à vouer une admiration et un culte quasi divin aux magnats mondiaux de la Finance et de l’Industrie. Il les supplie d’être ses maîtres à penser et les vrais patrons de l’entreprise commerciale qu’est son  « Rwanda ».

Paul Kagame n’avait et n’a toujours rien à offrir à la population

A la tête du Rwanda, Paul Kagame est toujours miné par le complexe féodal. Pour lui « un Hutu non soumis est dangereux ». D’où la promotion des seules femmes hutu qui, en plus de ne pas lui causer de problèmes politiques, doivent soumettre leurs maris hutu désormais vivant à leurs basques, et ensuite elles seront présentées comme un signe de « développement »   à cause de cette « promotion de la femme » sur l’échelle de laquelle son régime est classé dans le Top dix mondial. Un leurre  mais bien bénéfique pour sa propagande politique.

L’autre effet des complexes qui rongent Paul Kagame depuis sa venue d’Ouganda,  est celui de penser que les familles ou clans hutu pourraient se sentir solidaires et à la longue sympathiser ou s’entraider pour surmonter les effets de la soumission aux conquérants  de la clique de Paul Kagame venue d’Ouganda. Pour contrer cette menace, il s’emploie à semer la zizanie et la haine dans les familles et clans hutu . C’est pour exacerber cette haine et zizanie qu’une  Loi controversée  sur la succession des héritages a été promulguée. Désormais les familles au sens large du terme sont déchirées car outre les frères et sœurs qui doivent partager les propriétés de leurs parents comme héritage, les beaux-fils, neveux ou nièces de deuxième degré, souvent inconnues des anciens héritiers légitimes, sont poussés par le régime à se manifester pour semer la pagaille dans la famille élargie. Embourbées dans ces chicanes intestines, ils n’auront plus le temps de penser à leur triste sort politique qu’est celui des populations soumises et sans droits politiques dans leur propre pays.

Voici donc pourquoi nous disons sans ambages que Paul Kagame ne peut faire ni souhaiter du bien au peuple rwandais.

Enfin, son atout mais qui sera aussi son talon d’Achille, c’est son armée. Paul Kagame se prostitue aux multinationales en leur servant de bras armés dans la région. Pour ce faire, son armée n’est qu’une milice prête à être déployée ouvertement (ONU) ou secrètement (Special Forces dans les services de sécurité civiles des multinationales) pour défendre les intérêts de ces multinationales. Quid si son opposition parvenait à faire comprendre à ces multinationales qu’en investissant dans le seul criminel Paul Kagame, elles se trompent ; que les autres politiques peuvent mieux garantir les intérêts des mêmes puissances qui dirigent le monde  et que ces mêmes milices jouant  actuellement office de son armée ne perdraient rien de leurs privilèges pourvu qu’elles laissent le peuple se déterminer même sans Paul Kagame?

Emmanuel Neretse

L’Ambassadeur du Rwanda à Bruxelles vient encore de « frapper » !

Olivier Nduhungirehe

Olivier Nduhungirehe

Dans le cadre de son offensive pour faire taire toute voix discordante dans des forums de discussion et sur les réseaux sociaux, le très médiatique représentant du régime de Kigali à Bruxelles Olivier Nduhungirehe, vient d’obtenir qu’un certain Zac Biampa soit bientôt banni de DHR (Democracy and Human Rights), un des forums de discussion les plus fréquentés des exilés rwandais.

Au cours du week-end de fin d’année 2016 et du nouvel an 2017, il y a eu des échanges sur le forum DHR sur le thème du phénomène de « hutu de service ». Ces échanges faisaient échos d’un article qui  venait d’être publié sur le site echosdafrique.com.

Parmi ces messages, on notera celui de l’actuel ambassadeur du Rwanda en Belgique, Olivier Nduhungirehe, dans lequel il entend répondre à l’auteur de l’article qui n’est pas membre de DHR mais en le confondant avec un autre forumiste qui lui est bien sur DHR.

Le Lundi 2 janvier 2017 17h37,
« Olivier Nduhungirehe
oliviernduhungirehe@yahoo.fr
[Democracy_Human_Rights] »
<Democracy_Human_Rights@yahoogroupes.fr> a écrit : 

Ignace Rudahunga, 

Le problème n’est pas informatique. La preuve est en que dernièrement, après plus de 24 heures sans voir deux de mes messages apparaître sur DHR, j’ai écrit au Modérateur et mes messages ont subitement été postés!
Quand aux insultes ethnistes, c’est cette expression de « Hutu de service » avec laquelle E. N, vieux ex-FAR déchu, « hors service« , sans avenir et sans espoir, se console derrière son ordinateur. Non seulement Agnes Murebwayire n’a pas condamné cette insulte (vous pouvez à  juste titre me dire qu’elle n’en avait pas l’obligation) mais surtout elle l’a publiquement soutenue jusqu’à l’expliquer, s’adonnant à des comparaisons historiques douteuses.
Je comprends parfaitement la critique politique, même la plus dure et la plus injuste, mais j’ai horreur de ce genre d’attaques personnelles, arrogantes et ethnistes.
Que cela vienne d’E. N, c’est compréhensible. N’a-t-il pas publiquement regretté, ici sur DHR, que « cette Tutsi de Chantal Karara » soit encore « sur cette terre »? Mais qu’Agnes Murebwayire l’ai appuyé, j’en ai pris bonne note.
OJPN
Sent from my iPhone

  (NDLR : En réalité c’est Zac Biampa qui, au cours des échanges avec cette dame, s’était exclamé que l’on dirait que Chantal Karara ne vivrait  point sur cette terre tellement elle semblait ignorer les réalités du terrain).

Le même forumiste  Zac Biampa a naturellement répliqué à cette mise en cause de l’ambassadeur Olivier Nduhungirehe via les forumistes qui venaient d’échanger avec lui sur ce sujet :

A Murebwayire et I. Rudahunga

Il semble que le « hutu de service » ff d’ambassadeur soit survolté et comme dans un état second, il fait feu de tout bois et tire sur tout ce qui bouge. Mais au passage, il laisse évidemment des perles historiques en absurdité.
Ainsi, il est convaincu et voudrait l’en convaincre d’autres que tout hutu qui ne serait pas « de service » comme lui serait « hors service » ! Pour lui il n’y a que deux catégories de hutu : les « hutu de service » et les hutu « hors service ». Autrement dit hors de la domination tutsi point de vie ni de salut ! De même, il est convaincu que  ceux qu’il considère comme vieux (qui ont l’âge de celui qu’il voudrait faire taire et qu’il nomme dans son posting ), n’ont plus droit à la parole et surtout au débat politique. Mais le rejeton de feu J C Nduhungirehe oublie que beaucoup de ses propres maîtres approchent, ont atteint ou ont dépassé cet âge. Le disant, il risque de se tirer une balle dans les pieds. Voilà un exemple des dégâts que peuvent causer la campagne de déshumanisation entreprise par le FPR dans les têtes de certains cadres hutu faibles d’esprit et psychologiquement  vulnérables comme Olivier Nduhungirehe. C’est malheureux  et regrettable !
Zac

 

Sans tarder le Modérateur de ce forum, visiblement contacté par « Son Excellence », a aussitôt adressé une mise en demeure à Zac Biampa:

Bonjour Zac,
Pour maintenir la qualité élevée du débat,  respectons les règles du jeu notamment le respect mutuel et la tolérance de nos interlocuteurs malgré l’opposition de nos idées et positions politiques.
Évitez les termes blessants inutilement et sans aucun apport à l’évolution des idées politiques dans notre société. Gardons le privilège de la contradiction des débats sur ce forum.
Nous apprenons énormément dans la diversité.
Cet avertissement vaut mise en demeure.
Bonne compréhension
IT

Le condamné Zac Biampa ne pouvait qu’accuser réception après que le couperet soit tombé. Il l’a fait en ces termes :

On Tuesday, January 3, 2017 4:58 PM,
« Zac Biampa zac.biampa@yahoo.fr
[Democracy_Human_Rights] »
<Democracy_Human_Rights@yahoogroupes.fr> wrote:

Dont Acte,

Maître,
Je ne dois plus intervenir dans un débat dans lequel « Son Excellence » l’Ambassadeur est mêlé et souvent en me confondant avec ses contradicteurs éventuels.. Et comme il se mêle de tout, ceci signifie que je dois désormais me taire.« Findifindi » irutwa na « So araroga« .
Bien noté.

Conclusion.

Il semble hélas, que Olivier Nduhungirehe, depuis qu’il est « ambassadeur » à Bruxelles soit en train de convaincre une certaine opinion que certains  principes de savoir vivre ne le concernaient pas  mais surtout  que ses contradicteurs n’avaient  pas le droit de répliquer à ses invectives. Ainsi quand on parle de l’assassinat de son petit frère Janvier par les combattants du FPR en 1994 et que l’on fait remarquer qu’il doit taire ce fait ou acclamer ses assassins  comme gage de son allégeance au régime de Kigali, il crie à une « attaque personnelle » qui ne devrait pas être évoquée dans un débat politique. Par contre, quand lui-même déclare que tel activiste politique de l’opposition devrait se taire car sa femme N. Mu. serai fichée par Kigali comme étant liée à « une organisation terroriste » que constituent   les FDLR, Nduhungirehe se défend de se livrer là à une attaque personnelle contre cet opposant. De même quand il évoque l’âge d’un ancien officier des FAR, âge respectable auquel dans le monde entier les officiers ne sont plus du service actif dans l’armée, pour le qualifier de « hors service » et donc prétendre que celui-ci ne devrait plus émettre aucun avis sur la marche de son pays, il se défend maladroitement de ne pas se livrer là à une attaque personnelle.

Le plus inquiétant est que visiblement sa vision erronée de la façon selon laquelle les débats politiques devraient se dérouler est gobée par certains acteurs, en témoigne la mise en garde adressée à Zac Biampa. Il faudrait  que l’opinion tranche ou alors ce serait encore l’occasion de confirmer les adages rwandais : « Urwishe ya nka, ryuracyayirimo… » ou alors « Uko zivuze niko zitambirwa ».

Jean-Charles Murego

 

 

Rwanda. 2016 : Année des « Hutu de service » !

Introduction 

musa-fazilDepuis la conquête du Rwanda par les éléments tutsi de l’armée de l’Ouganda en 1994 après près de quatre ans de guerre meurtrière, les nouveaux maîtres du pays ont instauré un régime atypique dont l’étude de certaines de ses caractéristiques  n’est pas sans intérêt.

D’un côté, le groupe tutsi ayant désormais le pouvoir politique absolue au Rwanda entendait aussi dominer tous les autres secteurs essentiels de la vie nationale : défense et sécurité, système judicaire, économie, éducation … Mais d’un autre côté, cette clique venue d’Ouganda avaient besoin de bras  ne fut ce que pour faire marcher  un tant soit peu ces secteurs.  Pour concilier ses exigences mais aussi pour donner le change à l’opinion internationale que le  vainqueur tutsi a eu l’amabilité d’associer le Hutu vaincu  à la gestion du pays, certains Hutu seront associés symboliquement, mais de façon ostentatoire, au pouvoir.

Outre l’aspect médiatique et propagandiste de cette association des Hutu au pouvoir, plus grave et plus cynique est son côté politique et social. Le régime tutsi entendait en effet user de cette association de quelques Hutu au pouvoir  pour expérimenter et implémenter la politique de déshumaniser tout Hutu  par l’humiliation et  par l’auto culpabilisation et la culpabilisation collective de la communauté hutu.

Ces cobayes hutu, généralement appelés « Hutu de service », doivent rivaliser de zèle pour :

  • Adorer leurs maîtres tutsi ;
  • Dans la campagne de culpabilisation collective de la communauté hutu ;
  • Dans l’auto-flagellation.

Tout le long du règne de la clique tutsi de Paul Kagamé depuis 1994, cette campagne a toujours été entretenue sous diverses formes et dans divers occasions. Le paroxysme  a été atteint en cette année 2016 comme nous allons le voir.

Voici un florilège des cas illustratifs de la dérive des « Hutu de service » :

  • Mussa Fazil Harelimana

mussa-fazil-harerimanaCet homme fut longtemps ministre soi-disant pour le compte de son petit parti : le Parti Socialiste Islamique (PSI). Il a commencé à étonner quand, en préparation d’une des simulacres d’élections que le régime organise, il a juré que son parti ne peut jamais oser présenter un candidat contre Paul Kagame.

L’on se souviendra ensuite que c’est le même Fazil Harelimana qui a lancé pour la première fois l’idée de collecter des pétitions en vue d’un référendum devant permettre à Paul Kagamé de rester président tant qu’il voudra. Il avait alors avancé l’argument comme quoi Paul Kagame avait acquis le Statut de « Baba wa Taifa » ce qui veut dire «  Père de la Nation » en langue swahili et que donc les élections ne le concernaient pas.

Ce « Hutu de service » d’un genre particulier étant donné son appartenance religieuse, n’est plus ministre, non pas qu’il fut remplacé mais parce que son département (Sécurité Nationale ayant en charge les prisons…) a été rattaché aux autres et donc a disparu. On entendra donc sûrement encore parler de lui.


A lire aussi : 

–  RWANDA : UNE ILLUSTRATION DU PHÉNOMÈNE « HUTU DE SERVICE »
–  RWANDA : LE POSTE D’AMBASSADEUR, UNE PORTE DE SORTIE POUR LES «HUTU DE SERVICE» ?
DILEMME DES « HUTUS DE SERVICE »


 

  • Jean Philibert Nsengimana

philbert-nsengimanaCe jeune homme d’une quarantaine d’années dont plus de cinq comme ministre de Paul Kagamé semble être le plus gravement atteint par cette campagne de déshumanisation et de chosification des jeunes cadres hutus. C’est en effet une cible vulnérable et symbolique du régime tutsi. Son père Joseph Bugingo, fut Bourgemestre de la Commune Gisovu à Kibuye de1976 à 1992. Il fut caractérisé par son humanité, son souci du bien-être et du développement de ses administrés sans distinction tout au long de son mandat à la tête de cette commune rurale.

Après la conquête du Rwanda par les éléments tutsi de l’armée de l’Ouganda, Joseph Bugingo, tout comme d’autres anciens bourgmestres qui n’ont pas pu fuir ou qui ont été ramenés de force fut jetés en prison. Aucun crime ne lui était reproché sauf le fait d’avoir été bourgmestre sous le régime Habyarimana.  Hélas !, il mourra en détention au moment même ou son fils Jean Philibert Nsengimana était fait « ministre ». Ce dernier reçut alors consigne de ses maîtres de condamner publiquement son défunt père et de regretter d’être né de lui.

Et au passage, il loue l’action des conquérants tutsi qui, selon lui, l’ont libéré en emprisonnant à mort son papa et en même temps en le faisant, lui J Philibert Nsengimana, « ministre ». C’est le discours qu’il tient partout où il se rend dans les coins du pays surtout quand il doit y rencontrer des jeunes. Rien de pire que cela comme humiliation et déshumanisation.

  • Evode Uwizeyimana

Il est le plus rotors mais aussi le plus farfelu de ces « Hutu de service ». Ce jeune homme avait volé au secours de la victoire des éléments tutsi de l’armée de l’Ouganda qui venaient de conquérir le Rwanda en 1994.  Il y resta jusqu’à la déconvenue de son mentor d’alors Faustin Twagiramungu de 2003.

uwizeyimana-eEvode Uwizeyimana se retrouvera alors au Canada d’où il poursuivit des études de Droit. Il se rendra surtout célèbre dans ses interventions sur les grandes radios du monde comme BBC ou VOA comme consultant et commentateur en matière judiciaire. Sa dernière action en exil fut la mise sur pied d’un comité (club) du tout nouveau  parti de Faustin Twagiramungu au Canada : le  « Rwanda Dream Initiative (RDI) ».

On retrouvera ensuite sa trace à Kigali faisant allégeance à ceux qu’il appelait sur les ondes de la BBC : « des bandits armés s’étant emparés du pays » en justifiant cette volte-face par son retard à l’allumage (compréhension de la réalité). Vulnérable qu’il était, après une brouille familiale, le FPR n’a pas fait d’efforts pour le repérer et le classer dans une catégorie bien définie.

Moins de deux ans après son retour, il vient d’entrer au gouvernement comme « Secrétaire d’Etat ». L’occasion pour monter qu’il est véritablement dans la peau d’un « Hutu de service » comme souhaité par ses maîtres lui fut donnée lors de la dernière réunion dite « Dialogue national » Umushyikirano. L’Evêque de Byumba, Monseigneur Servilien Nzakamwita, a attiré l’attention de l’assistance sur la problématique de la cellule familiale rwandaise afin de trouver des voies et moyens pour maintenir sa cohésion, ce qui constitue aussi un des volets de la sécurité dans toute société. C’est alors que le bouillant et imprévisible Evode Uwizeyimana s’est levé pour asséner à Monseigneur Servilien Nzakamwita qu’il ne devrait pas parler de famille car il n’en avait pas fondé ! Il ne saurait donc rien des problèmes des couples en famille.

A cette sortie, beaucoup dans la salle ont retenu leur souffle, mais les autres y ont vu un signe des temps. Il n’est pas en effet courant qu’un membre du gouvernement fasse taire une autorité morale qui parle des problèmes touchant son domaine pour lui clouer le bec au prétexte qu’il n’a pas vécu l’expérience ou ne se trouve pas dans la peau de ceux qu’il veut défendre.  Mais les vrais tenants du pouvoir riaient sous cape car l’Evêque ne pouvait pas être publiquement confondu par un homme politique bien élevé mais cette sale besogne est toujours confiée aux « Hutu de service » de la trempe d’Evode Uwizeyimana qui de ce fait sont perçus comme sans aucune moralité.

  • Olivier Nduhungirehe

ndungirehe-oIl est le plus zélé parmi les jeunes « hutu de service » mais son excès de zèle commence à embarrasser même ses maîtres. Ce garçon né en 1976 avec une cuiller d’argent dans la bouche (son père était alors Ministre de l’Economie et des Finances de Juvénal Habyarimana  depuis 1973 et restera au gouvernement pendant plusieurs années), ne supportera pas la vie d’un exilé même doré en Belgique après la conquête du Rwanda par les éléments tutsi de l’armée de l’Ouganda en 1994.

Pour avoir de  nouveau accès aux lambris du pouvoir, il fit allégeance aux nouveaux maîtres du pays et comme gage, il leur adressa des remerciements et même présenta des excuses de la famille, pour avoir assassiné son petit frère Janvier Jean Cyriaque Nduhungirehe qui fut fusillé devant le portail de la résidence familiale à Kigali en avril 1994 par les combattants du FPR.

Pour Olivier Nduhungirehe, en allant sur une barrière (en fait le portail de la propriété familiale) Janvier Nduhungirehe devenait un « Interahamwe » et donc devait être abattu par les combattants tutsi. Devant une telle déshumanisation et un tel cynisme, il fut admis parmi les tout nouveaux « Hutu de service ».

Il vient de monter en grade car nommé « Ambassadeur du Rwanda auprès du Royaume de Belgique du Grand Duché du Luxembourg et de l’Union Européenne… ». J’en oublie !

Dès sa prise de fonction, il multiplie des actes qui gênent non seulement ses hôtes et ses compatriotes en Belgique mais également ses maîtres de Kigali. Toujours pour montrer qu’il est le plus dynamique et le plus intelligeant des ambassadeurs, il multiplie des meetings politiques dans tous les coins du pays dans lequel il est accrédité non seulement sans aviser les services locaux mais surtout sans se soucier de ce que ce genre de meetings politiques du parti au pouvoir sortent de ses missions. De même, à travers les réseaux sociaux et autres canaux de communication, il échange, à longueur de journée, des noms d’oiseaux avec ceux qu’il perçoit comme des opposants au régime de Paul Kagamé et va même jusqu’à leur adresser des menaces («  les  mettre hors d’état de nuire »).

Comme si cela ne suffisait pas, le bouillant ambassadeur Olivier Nduhungirehe se croit avoir le droit de parler au nom de toutes les autres représentations diplomatiques du Rwanda en Europe. On l’a vu dernièrement quand il s’est égosillé pour expliquer ce qui s’était passé à l’ambassade du Rwanda à Paris quand un opposant au régime, l’abbé Thomas Nahimana, voulait rentrer au Rwanda pour faire enregistrer son parti. Pourtant, l’ambassadeur en titre à Paris, le tutsi Jacques Kabare qui, de ce fait, a un avis qui est plus autorisé que celui du « Hutu de service » Nduhungirehe, n’avait pas réagi.

De même, Nduhungirehe n’a pas hésité ou n’a même pas pris un petit recul pour trouver des explications au refus d’entrée au Rwanda dont furent victimes l’abbé Thomas Nahimana et son équipe. Il s’était alors fendue en explications juridico-administratives pour prétendre que le refus d’entrée était régulier et totalement justifié. Mais il n’avait pas fini d’embobiner l’opinion qu’il s’est fait taper sur les doigts par son Grand Maître Paul Kagame, lui-même qui, publiquement, a avoué ne pas comprendre le bien fondé de ce refus. Le tonitruant ambassadeur Olivier Nduhungirehe en prendra peut-être compte à sa prochaine sortie. Ce qui n’est pas acquis, le connaissant !

Conclusion

Mais pourquoi en cette année 2016, les « Hutu de service » ont-ils touché vraiment le fond dans leur humiliation et auto-criminalisation conduisant tout droit à leur déshumanisation assurée ? La réponse pourrait peut-être être trouvée dans le calendrier des événements attendus.

En effet, l’année 2017 sera marquée par les simulacres d’élections marquant l’instauration d’une nouvelle monarchie féodale au Rwanda entamée par la dynastie «  Kagame ». Les « Hutu de service » sont donc  appelés à faire avaler la pilule au peuple déjà déboussolé depuis 23 ans mais qui croyait toujours être sorti de la féodalité en1959.

Malgré tout : Bonne et Heureuse Année 2017.

Emmanuel Neretse

Compromission ou déchéance morale des intellectuels africains ? Le cas du Rwanda

 ndungirehe-o« Et d’ailleurs, pourquoi diable la limitation de mandats présidentiels ne concernerait-elle que les seuls pays africains ? Pourquoi, lorsque la Chancelière allemande Angela Merkel se présente pour un quatrième mandat, personne ne bronche ? » (Amb.O Nduhungirehe, DHR, 08/12/2016)

Olivier Nduhungirehe est actuellement ambassadeur du Rwanda en Belgique  et au près de l’Union Européenne.

Voilà où peut conduire des ambitions politiques de certains « intellectuels » : vers leur abrutissement total et à la déchéance morale.

Voici un jeune homme que l’on voulait nous présenter comme un « diplomate dynamique et brillant »  ayant reçu une solide formation « à la belge » dès l’école maternelle (Ecole belge de Kigali, Université Catholique de Louvain) et qu’en tant que juriste de formation son avis sur les aspects juridiques serait des plus avisés.  Que nenni : il n’hésite pas à justifier les errements de son dictateur de président Paul Kagame qui visiblement l’a lavé le cerveau en essayant de semer la confusion dans  l’opinion publique sur les notions de « régime parlementaire » dans une démocratie comme en Allemagne et de « régime présidentiel »  dans une dictature comme celle du général Kagame du Rwanda.

Même  si l’enfant de ministre qu’est Olivier Nduhungirehe pouvait brosser certains cours à la Facultés de droit de l’UCL notamment celui facultatif de « Sciences politiques » comme il apparaît, il devrait quand-même maintenant qu’il est « Ambassadeur » dans la même Belgique où il a étudié  se garder d’étaler les conséquences des cours qu’il a séchés car il était de toute façon sûr d’avoir son diplôme.

Tout citoyen allemand sait qu’il ne vote jamais pour telle ou telle personne au poste de Chancelier ou Chancelière. Il vote pour un parti et c’est le parti (ou la coalition) qui a la majorité au parlement qui désigne le Chancelier. Si Angela Merkel peut exercer autant de mandats c’est à condition que son parti la désigne et que celui-ci puisse réunir la majorité au parlement (Bundestag). Par contre, si même un mois après sa réélection, elle ne disposerait plus de majorité au Bundestag, elle tomberait immédiatement. Ce qui est inconcevable dans un régime présidentiel où le chef de l’exécutif est élu directement par le peuple et doit terminer son mandat même sans majorité. Tout citoyen européen moyen pour peu qu’il s’intéresse aux affaires politiques de ce continent comprend parfaitement cet état de chose et ne serait confondre le régime allemand au régime français et encore moins à certains régimes africains.

Mais le rwando-belge Olivier Nduhungirehe, le plus « intelligent et le plus au fait des affaires européennes des diplomates rwandais » ose se déshonorer en justifiant les manœuvres du dictateur Paul Kagamé  pour se maintenir indéfiniment au pouvoir par l’exemple allemand en citant Angela Merkel qui briguerait autant de mandat qu’elle souhaiterait.  Quelle honte ! Comment expliquer cette dérive ou plutôt cette déchéance morale et intellectuelle ?

C’est ici qu’il faut souligner la nocivité du régime qui s’est abattu sur le Rwanda en 1994 . Non seulement il a physiquement tué plusieurs intellectuels hutu, mais surtout il s’est employé et s’emploie encore à tuer « moralement » des cadres hutu qui, même après la fin du cauchemar  FPR,  ne seront que des « zombies » comme le jeune Olivier Nduhungirehe ou des « loques humaines » comme les Pasteur Bizimungu ou Augustin Iyamuremeye .

Mais la nocivité du FPR ne s’arrête pas là. C’est en effet à ces « zombies et loques humaines » qu’il charge de déboussoler et de semer la confusion parmi les autres jeunes rwandais qui ont soif de connaitre la vérité sur leur pays. En Europe et en Belgique en particulier ils  ne tombent que dans les mains des dévoyés comme Olivier Nduhungirehe qui a reçu tous les moyens ad hoc pour les égarer.

Rien ne devrait être épargné pour mettre en garde les cibles potentielles du FPR qui sont dans le collimateur des intellectuels dévoyés comme Olivier Nduhungirehe et qui ne reculent devant rien pour contenter leurs maîtres.

Emmanuel Neretse

 

Prix Victoire Ingabire Umuhoza pour la Démocratie et la Paix, édition 2016: quand les femmes font trembler l’une des plus  brutales dictatures de l’Afrique.

Les lauréats du prix Victoire Ingabire pour la paix , édition 2016 : Anneke Verbraeken, Patrick Mbeko et  Fred Holt.

Les lauréats du prix Victoire Ingabire pour la paix , édition 2016 : Anneke Verbraeken, Patrick Mbeko et Fred Holt.

Lors d’une cérémonie organisée à Bruxelles samedi le 12 mars 2016, le Réseau international des Femmes pour la Démocratie et la Paix (RifDP) a remis pour la 5ème fois consécutive le Prix Victoire Ingabire Umuhoza pour la Démocratie et  la Paix. Ce Prix  est décerné à toute personne physique ou morale, s’étant distinguée par son travail, de manière pacifique, dans le domaine de la promotion de la démocratie, de la paix, de la liberté d’expression, du respect des droits de la personne et qui a contribué de manière significative à instaurer le rapprochement des peuples par le dialogue, le respect de la personne humaine, de la justice sociale dans le but d’améliorer la qualité de vie de la population de la région des Grands Lacs africains.

Créé par le Réseau International des Femmes pour la Démocratie et la Paix, en hommage à Madame Victoire Ingabire Umuhoza, il a été dévoilé au public le 12 mars 2011. Ce prix incarne le courage, le leadership de Victoire Ingabire Umuhoza dans sa démarche pacifique et démocratique de résolution de conflits.

Cette année 2016, le RifDP vient de décerner le Prix Victoire Ingabire Umuhoza pour la Démocratie et la Paix à trois lauréats: la Journaliste néerlandaise Anneke Verbraeken, le politologue congolo-canadien Patrick Mbeko et l’activiste et  défenseur des droits de l’homme norvégien Fred Holt.

Cet événement a suffi pour faire sortir le régime dictatorial de Paul Kagame de ses gonds. Ayant depuis sa création minimisé l’action de ces femmes, le régime de Kigali vient enfin de se réveiller en catastrophe. Il a lâché ses limiers aux avant-postes pour tenter de contrer cette force de la lutte pacifique que mènent ces femmes et qui se révèle chaque jour davantage plus irrésistible que n’importe quel arsenal militaire.

C’est ainsi que le tout nouvel ambassadeur à Bruxelles le tonitruant « hutu de service » Olivier Nduhungirehe doit désormais suivre de près cet événement, en faire rapport à ses maîtres non sans avoir désinformé l’opinion publique internationale à travers les réseaux sociaux sur ce prix ayant désormais acquis une renommée internationale. Le tabloïd extrémiste sans foi ni loi « Rushyashya » est bien évidemment sommé  de monter au créneau.

Cette honte du journalisme qu’est « Rushyashya » appartient à Gualbert Burasa, le fils d’un certain André Kameya qui, en 1992-1994 était rédacteur d’un autre journal incendiaire « Rwanda Rushya » (littéralement : le « Rwanda qui brûle ») et qui effectivement, à cette époque, a mis le Rwanda à feu.

Pour louer son action, le régime du FPR a promu le fiston Gualbert Burasa aux fonctions de « bouffon du régime » en matière médiatique. Il peut se permettre dans son brulot « Rushyashya » de mentir, diffamer, insulter, manipuler… autant d’actes que les médias officiels d’Etat ne peuvent pas endosser, mais que Burasa de « Rushyashya peut diffuser sans risquer d’être poursuivi ni même démenti au Rwanda.

C’est à lui que revient la tâche de rappeler à l’ordre tel hutu de service occupant un poste élevé et qui commence à prendre la grosse tête en lui rappelant que le pays fut conquis par les armes portées par les Tutsi ! C’est toujours lui, Gualbert Burasa de « Rushyashya » qui est chargé, dans le cadre du double langage comme politique de communication du FPR, de désinformer l’opinion intérieure en lui distillant des informations qui n’ont rien avoir avec la réalité de ce qui se fait ou se dit.

Dans un mépris révoltant, un cynisme inhumain, « Rushyashya » de Gualbert Burasa, instruit par le FPR, présente à l’opinion du peuple rwandais les crimes du FPR comme des bienfaits, ses déboires comme des succès, ses craintes comme actes de bravoure.

C’est donc une indication précise que le régime du FPR prend au sérieux l’impact de l’action du RiFDP quand on voit comment, à travers le tabloïd « Rushyashya », il désinforme l’opinion en usant du cynisme et de la calomnie pour présenter l’événement comme ayant été organisé par le mari de Victoire Ingabire et qui, à cette occasion, se réjouirait de l’incarcération de son épouse. Pourtant, ce témoignage [VIDEO] en dit long sur les sentiments de Mr Muyizere vis-à-vis de son épouse.

N’ayant plus de crédibilité à perdre, les médias du régime comme « Rushyashya » constituent néanmoins des arguments offerts à l’opposition s’il fallait encore démontrer la nature totalitaire, grossière et inhumaine du régime de Paul Kagame.

Le Réseau international des Femmes pour la Démocratie et la Paix (RiFDP) est sur ce point à féliciter et à encourager dans son action car il s’avère qu’il a touché du doigt là où ça fait mal sur le corps du FPR avec le prix Victoire Ingabire Umuhoza pour la Démocratie et Paix, édition 2016.

Jane Mugeni