Le Rwanda de Paul Kagame , un modèle pour l’Afrique ?

Comment l’Occident en général, et  la France en particulier, incitent et encouragent au recul  et même à l’absence totale de la  démocratie en Afrique.

Attitude de l’Occident en général et de la France en particulier envers Paul Kagame

 

L’année 1994 marque la fin de la conquête militaire totale du Rwanda par les éléments tutsi de l’armée régulière de l’Ouganda sous le commandement du Major Kagame qui avaient envahi le pays en octobre 1990. Le Major Kagame qui, auparavant, était Chef Adjoint des Renseignements militaires dans l’armée ougandaise, avait alors interrompu le stage qu’il venait à peine de commencer au Command and General Staff College( CGSC) de Fort Leavenworth, Kansas, USA comme “officier ougandais”.

 

Ce furent près de quatre ans de guerre meurtrière et qui s’est achevée en apothéose d’un “ genocide” déclenché par le même  Paul Kagame le 06 avril 1994. La Communauté Internationale, entendez par là les puissances occidentales ainsi que les organisations internationales qui sont leurs émanations (ONU, FMI, Banque Mondiale,…), comme pour exorciser cette horreur qu’elle avait créée et autorisée à s’abattre sur le Rwanda, nous voulons dire le FPR de Paul Kagame, a alors donné carte blanche à ce dernier afin qu’il fasse ce qu’il voudrait au Rwanda et même dans la région, et cela en toute impunité de leur part.

 

Sur le plan interne, Paul Kagame a reçu de ses maîtres et maîtres du monde toute latitude pour soumettre la population hutu conquise et qui reste majoritaire dans ce pays dont on ne connaît pas le nombre exact de la population car même les résultats des recensements sont trafiqués. De façon générale, tout hutu doit être stigmatisé comme étant “génocidaire” effectif ou en puissance ou alors ayant ce gène dans son sang. Ensuite, des jugements iniques seront intentés pour incarcérer et donc mettre hors d’état de nuire politiquement le plus grand nombre possibles. Avec une population carcérale de plus de 50.000 détenus, le Rwanda (26. 338 km2 et +/- 10.000.000 d’ habitants),  garde dans ses prisons mouroirs plus de détenus qu’un pays comme la France qui compte plus de 60.000.000 d’habitants et qui est 25 fois plus vaste que le Rwanda.

 

Paul Kagame fut autorisé à exproprier les paysans hutu pour trouver des pâturages aux éleveurs tutsi venus avec leurs troupeaux de vaches d’Ouganda, de Tanzanie et de la RDC après la conquête du pays. Mais il fut conseillé et autorisé de réduire les hommes hutu valides en esclavage perpétuel déguisé, en les condamnant à des travaux dits d’intérêt général (TIG) sans autre faute que d’être né hutu.

 

En politique, Paul Kagame est non seulement autorisé à écraser toute opposition, mais il en reçoit des encouragements et des appuis de la part de ces puissances. Les partis politiques existants avant sa conquête du pays doivent se fondre dans son parti-état de l’ancienne rébellion qu’est le FPR ou être dissous (Cas du parti MDR). D’autres partis naissants mais refusant d’être des excroissances du FPR ne seront tout simplement pas enregistrés et leurs leaders incarcérés ou déclarés “terroristes” (Cas Victoire Ingabire, Bernard Ntaganda, Dr Théoneste Niyitegeka ou Déo Mushayidi, …).

 

Sur le plan externe, Paul Kagame a été et reste autorisé à envahir les pays voisins, à y créer des rebellions à sa solde, à piller les richesses de ces pays…, et tout cela en toute impunité car personne n’osera l’accuser de violations du Droit International. Et quiconque le tenterait, la même Communauté Internationale serait prompte à bloquer son initiative et à le lui faire payer cher.

 

Fort de son impunité garantie, le dictateur Paul Kagame peut donc faire chanter n’importe quelle puissance du monde et surtout celle en perte de vitesse comme la France, dès lors qu’il compte toujours sur la carte blanche qu’il a reçue de ses mentors pour la conquête du Rwanda. Celui qui oserait  lever le petit doigt serait alors accusé de “complicité“ de ce que lui-même a provoqué au Rwanda à leur instigation et en  apporterait les preuves. C’est ce calvaire qu’est en train de monter la pauvre France d’Emmanuel Macron et dont nous décrit la trame le Professeur Bernard Lugan. Il dit en effet: « Grâce au ‘‘Rapport Duclert’’, voilà donc désormais Kigali en position de force pour exiger de la France des excuses officielles qui devront être soutenues par le versement d’espèces ‘‘sonnantes et trébuchantes’’…  « Et si Paris se montrait indocile, comme le ‘‘Rapport Duclert’’ a, contre toute vérité historique, reconnu une part de responsabilité française dans la genèse du génocide », conseillé par l’un ou l’autre cabinet juridique d’Outre-Atlantique, (le Cabinet Levy Firestone Muse de Washington qui vient de remettre son rapport à Kagame ce 19 avril 2021, NDLR), le Rwanda pourrait alors décider de poursuivre la France devant un tribunal international… . Un nouveau chantage pourrait donc s’annoncer. Résultat de la faiblesse française et de la volonté du président Macron de mettre à plat le contentieux avec le Rwanda, c’est désormais la France qui est à plat ventre…

 

Pays francophones très admiratifs et motifs

 

Quasiment tous les pays francophones d’Afrique, principalement deux de l’ancien pré-carré de la France, sont très admiratifs envers le dictateur du Rwanda Paul Kagame. Et cela pour plusieurs raisons toutes compréhensibles comme nous allons le voir.

 

Ces pays sont tous admiratifs devant ce président d’un petit pays africain qui parvient à tenir tête à la France et même jusqu’à faire trembler ses autorités. Eux qui sont, depuis leurs indépendances, habitués à un traitement autrement plus sévère par la même France. En effet, la moindre réticence à la volonté de la France chez eux leur vaut un renversement par un coup d’état militaire opéré par un officier formé en France (période 1965-2000, la liste serait trop longue) ou alors par une soi-disant rébellion sortie de nulle part mais qui prendrait les points stratégiques de la capitale et la Présidence par des blindés de type Panhard et des hélicoptères de Dassault Aviation (cas de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire en 2011).

Ils sont aussi admiratifs pour ce président qui a imposé le modèle de démanteler l’opposition et de faire taire toute voix discordante allant même jusqu’à assassiner les exilés dans les pays d’accueil ou à les kidnapper sous le regard des mêmes occidentaux et de la France sans une moindre condamnation, même verbale, alors que pour eux, pour moins que ça, de lourdes sanctions tomberaient et même pouvant précipiter la chute de leurs régimes.

 

Les pays du pré-carré français sont admiratifs envers Paul Kagame qui, depuis 1994, est à la tête du pays conquis par les armes venant d’Ouganda et qui a plusieurs fois modifié la Constitution pour se maintenir président à vie alors qu’eux-mêmes, pour un petit 3è mandat, les mêmes puissances montent au créneau pour dénoncer cette dérive. Dans le même registre, quand Paul Kagame, dans un simulacre d’élections dans lesquelles il choisit lui-même ses challengers (un ou deux illustres inconnus) pour éviter la candidature unique, proclame être élu à 99% des voix, les mêmes puissances le félicitent et l’acclament, alors que dans ces pays francophones, quand on parvient à être réélu au 2è tour avec 57-58%, les mêmes puissances crient aux élections non crédibles et marquées par des irrégularités.

 

Paul Kagame du Rwanda est aussi admiré pour être parvenu à convaincre ou à imposer à ces puissances de présenter tout ce qu’il fait comme une réussite. Même quand sa population rurale meurt de faim, le bilan de Paul Kagame doit être présenté comme économiquement positif quitte à falsifier les statistiques.

 

En fait, la question que tous ces dirigeants des pays francophones longtemps et toujours sous le joug français se posent est celle-ci : “Comment Kagame a fait ou fait pour s’imposer de la sorte jusqu’à faire trembler ceux devant qui nous tremblons ?”

C’est pourquoi, avant l’année sabbatique qu’il s’est imposé depuis mars 2020, (aujourd’hui dans la deuxième année), chaque Chef d’Etat des pays francophones d’Afrique se battait pour le recevoir chez lui ou pour être reçu par lui au Rwanda afin de lui demander le secret de sa recette.

 

Régimes ayant fait un coup d’essai à confirmer

 

Tout président d’un pays francophone d’Afrique souhaiterait être traité comme Paul Kagame et surtout disposer des mêmes pouvoirs sur son peuple sans s’attirer les foudres de cette ”Communauté Internationale”. Certains, après avoir courtisé ce chouchou de l’Occident, ont ou sont en train de tenter leurs coups.

 

Ironiquement, c’est dans un pays qui était, il y a peu, présenté comme un modèle de réussite dans l’implantation de la démocratie pour avoir, dès 1990, été le précurseur avec la Conférence Nationale Souveraine et où l’alternance politique pacifique était assurée jusqu’en 2016, que la recette de Paul Kagame est essayée. Un homme d’affaires prospère converti sur le tard dans la politique et qui se présentait en 2016 selon son souhait pour un seul mandat de cinq ans, vient de tenter le coup en procédant méthodiquement à la Kagame. Il a d’abord promulgué des lois éliminant tout concurrent politique et lui permettent de se présenter seul aux élections en s’adjoignant quelques figurants désignés par lui.  En même temps, il avait opéré dans ce sens pour avoir un Parlement dans lequel 100% des députés sont de son obédience. C’est donc sans surprise qu’il vient de se faire élire à un deuxième mandat qu’il ne souhaitait pas à son entrée en politique,  avec un score n’atteignant pas celui de Kagame mais prometteur dans ce sens: 88%. La prochaine étape sera de réécrire sa Constitution qui le rendra éligible indéfiniment.  Vous avez compris que nous parlons du Benin de Patrice Talon.

 

L’autre qui a franchi le Rubicon mais toujours pour mimer Kagame, c’est le président de la Guinée Conakry  Alpha Condé qui a fait sauter le verrou de la limitation des mandats et se voit donc président à vie, vu son âge, et que son opposition est traitée à la sauce Kagame.

 

Régimes ayant vu leurs statuts érigés en idéal à atteindre par tout régime africain

 

Comme dit un adage : “ Le malheur des uns fait le bonheur des autres”. Le succès du modèle “ Kagame” dans les pays francophones d’Afrique donne du baume au cœur aux “dinosaures” qui sont au pouvoir depuis plus de trois décennies et qui en pâtissaient dans les médias occidentaux. Ils sont désormais vus comme des modèles et des exemples que tous les présidents africains devraient appliquer la recette pour assurer leur longévité au pouvoir. C’est dans cette catégorie que se classent les Denis Sassou Nguessou du Congo-Brazzaville, Paul Biya du Cameroun ou Ismaël Guelleh de Djibouti et Idriss Deby du Tchad.

Au moment où nous nous apprêtions à publier cet article, nous avons appris la mort du Président du Tchad, le Maréchal Idriss Deby Itno qui venait d’être réélu pour un sixième mandat de 6 ans après 30 ans au pouvoir. Dans ce cas précis, la France est confrontée à un double dilemme. En effet le fils d’Idriss Deby qui est général, vient de suspendre la Constitution, de dissoudre l’Assemblée nationale et de démettre le gouvernement. Il préside un Conseil militaire qui doit gérer le pays pendant au moins 18 mois avant d’organiser des élections. Alors que la Constitution précise que, en cas de vacance du pouvoir du Président, c’est le président de l’Assemblée qui assure l’intérim pour organiser de nouvelles élections dans les 90 jours maximum. Bref, un Coup d’Etat en bonne et due forme. La France doit-elle ou peut-elle condamner ce coup d’état comme elle est prompte à le faire sous d’autres cieux ? Nous en doutons ! Autre dilemme: comme il est officiellement annoncé que le  Président Idriss Deby est mort des suites des blessures subies au combat contre la rébellion des FACT, si jamais ces deniers, qui progressent, parvenaient à s’emparer de Ndjamena et donc à mettre fin au régime des Deby, la même France ne sera-t-elle pas accusée par le nouveau pouvoir de complicité avec le régime déchu des Deby et de le lui faire payer car les armées françaises ont soutenu et soutiennent encore  l’armée tchadienne sous  Deby fils  pour combattre la rébellion, comme quand, au Rwanda, les FAR, sous Habyarimana, combattaient la rébellion tutsi du FPR venue d’Ouganda en 1990?

 

Régimes de “monarchie républicaine” qui demande à Kagame la recette pour maintenir la dynastie au pouvoir.

 

Même dans les pays francophones dans lesquels une dynastie règne de père en fils tout en gardant le qualificatif de “République”, les héritiers ont actuellement recours à Paul Kagame pour lui demander sa recette qui fait que les puissances occidentales n’osent pas dénoncer sa mise en esclavage du peuple hutu du Rwanda et la restauration de la féodalité tutsi. C’est ainsi que le fils de Gnassingbé Eyadema, à qui il a succédé au trône du Togo ou Ali Bongo le prince monté au trône de son père Omar Bongo au Gabon, sont presque des “obligés” de Paul Kagame pour qu’il leur dise comment il fait pour échapper aux sarcasmes des puissances occidentales.

 

Régimes qui sont tentés mais à leurs risques et périr.

 

Certains régimes des pays francophones d’Afrique sont tentés par le mirage rwandais et ne rêvent que d’installer chez eux un tel système sans en connaître les tenants et les aboutissants. Certains comme au Sénégal sont d’autant plus tentés que l’opinion de la jeunesse et de ceux qui s’affirment intellectuels n’ont d’éloges que pour le ”visionnaire et performant président rwandais Paul Kagame”. Certains jeunes et soi-disant intellectuels, en arrivent à souhaiter être gouverné ne fut-ce qu’une année par Paul Kagame. Mais ceux qu’ils ignorent mais que leurs politiciens au pouvoir devraient savoir et tourner plusieurs fois dans leurs têtes, c’est que si un acte considéré comme banal au Rwanda serait commis au Sénégal, le pays s’embraserait et non seulement le pouvoir en place tomberait mais aussi toute la classe politique serait pour longtemps discréditée. Qui peut s’imaginer des policiers ou des miliciens du parti au pouvoir au Sénégal s’adonnant aux exécutions extrajudiciaires quotidiennement et en plein jour dans la rue et demanderaient aux membres de la famille des victimes de payer les frais de nettoyage et de transport des corps des victimes ? Pourtant, ceci se passe tous les jours au Rwanda de Kagame, celui-là que ces jeunes sénégalais voudraient qu’il vienne le pratiquer à Dakar.

 

Il est vrai que ces jeunes et intellectuels sénégalais sont inondés par la propagande pro-Kagame diffusée par les seuls médias qui leur servent de référence mais qui se trouvent être tous ou bien à la solde du même Kagame ou appartiennent aux lobbies qui l’ont créé et ayant tous leurs sièges à Paris (Jeune Afrique avec les Mahdi Bâ ou François Soudan rémunérés par Kagame, RFI, France 24 ou TV5 de la Francophonie de la rwandaises pro-Kagame Louise Mushikiwabo, …).

Le président Macky Sall joue alors avec le feu en souhaitant appliquer la recette de Paul Kagame au Sénégal.

 

Le cas de la République Centrafricaine est un peu différent de celui du Sénégal. Le Président Touadera n’a pas les moyens de ses ambitions et s’est jeté dans les bras de Kagame pour sauver sa peau. Sachant que Paul Kagame est le chouchou des puissances occidentales et qu’en plus il jouit d’une impunité pour tout ce qu’il commet comme gaffes, il lui a suffi de se mettre sous sa protection pour jouir un tant soit peu d’une telle mansuétude. Ayant mis sa propre vie entre les mains de Kagame (sa garde personnelle rapprochée est assurée par des soldats de Kagame et aucun militaire centrafricain, même officier, ne peut approcher le président Touadera). Il se croit au moins assuré de ne pas être lâché par les mêmes puissances pour qui travaille Kagame, sans se douter que ce n’est pas pour ses beaux yeux mais bien pour surveiller les faits et gestes des contingents russes et en rendre compte au Pentagone que Kagame est en RCA.

 

Pour conclure, nous pouvons paraphraser le professeur Lugan quand il écrit :  “…Résultat de la faiblesse française et de la volonté du président Macron de mettre à plat le contentieux avec le Rwanda, c’est désormais la France qui est à plat ventre…”. Nous ajouterons qu’en rampant devant Paul Kagame et en imposant son modèle dans les pays francophones d’Afrique, la France décadente d’Emmanuel Macron se trimbale avec une épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête. Chaque fois qu’un de ces régimes au modèle Kagame tombera dans un pays donné (et c’est inévitable), ses tombeurs accuseront alors la France d’avoir commis de lourdes fautes en soutenant la dictature et au pire de “complicité de génocide ou de crimes contre l’humanité”. Comme elle le fait actuellement pour le Rwanda de Paul Kagame, la France devra donc aller se repentir et verser des réparations. Avec ce qui se passe entre le Rwanda de Paul Kagame et la France d’Emmanuel Macron, nous ne sommes donc qu’au début d’une valse qui amènera la France presque dans tous les pays africains pour y réciter des “ mea culpa“ en s’auto-flagellant dans l’indifférence des dictateurs locaux qui s’en moquent.

 

Emmanuel Neretse.

 

 

 

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