Les actes que Paul Kagame a posés et pose encore au Rwanda mais qui sont inadmissibles et impensables ailleurs [série2]

Série 2: Détournement des deniers publics, clochardisation de la population et bannissement de la langue française.

 

  1. Acquisition, par Paul Kagame, de jets privés qui appartiennent à sa société commerciale, mais qu’il loue au Gouvernement du Rwanda pour ses déplacements.

 

En 2014, la société commerciale de Paul Kagame nommée REPLI INVESTMENT N°29 (pty) Ltd a délocalisé la base de ses avions, qui était située en Afrique du Sud, vers la Grèce. Depuis lors donc, les jets immatriculés « ZS-ESA » et « ZS-XRS », décollent de Grèce pour aller embarquer Paul Kagame à Kigali pour ses tournées mondiales ou pour transporter ses amis, soutiens et complices, quand ils viennent le voir pour des magouilles de toutes sortes.

 

Cette société de Kagame était enregistrée en Afrique du Sud sous les nom du Professeur Nshuti Manassé, son ministre, d’un agent de l’ambassade du Rwanda dans ce pays nommé Jean Paul Nyirubutumwa et d’un homme d’affaires, Hatari Sekoko, par ailleurs cité dans l’enquête des Panama Papers. Kagame possède encore un autre jet acquis en 2012 : un avion de type Gulfsteam G550 immatriculé SX-GJJ qu’il loue à la société Gain Jet Aviation. Son prix était estimé, en 2015, à 53,5 millions de dollars US.

 

En gros, la flotte de Kagame Air Lines se présente comme suit :

Bombardier Global Express (N1AR) qu’il loue à la Société Al Ruchaid Aviation Ltd des USA.

Bombardier Global Express (SX-GJN)  qu’il loue à Gain Jet Aviation de Grèce

Gulfstream G550 immatriculé en Grèce sous SX-GJJ qu’il loue à la Société Gain Jet Aviation.

Ces avions ont coûté une bagatelle de 50 millions de dollars américains chacun.

Chacun de ces avions est loué par le Gouvernement rwandais lorsqu’il doit transporter Paul Kagame en raison de 8 500 dollars US par heure, y compris les heures de stationnement en l’attendant pour le ramener ailleurs. Tout cet argent est payé par le Gouvernement rwandais dirigé par Paul Kagame à une Société commerciale apparentant au même Paul Kagame. On comprendra alors pourquoi avant ses ennuis de santé en 2020, le même Kagame passait 300 jours sur les 365 jours de l’année à errer à travers le monde pour faire augmenter la facture que le Gouvernement du Rwanda devait payer à la société d’un certain homme d’affaires privé nomme Paul Kagame.

 

Dans le pillage d’un pays conquis, Paul Kagame n’aura pas, de mémoire de l’Humanité, de concurrent pour avoir fait mieux que lui, l’ancien enfant de rue de Kampala et enfant-soldat dans l’armée de l’Ouganda, qui s’est emparé, par les armes, du Rwanda en 1994. Et dire que même pour ses déplacements par terre, après avoir fait commander par son gouvernement et acquis des limousines blindées, il décrète qu’il les a achetées de sa propre poche et que l’Etat rwandais doit les louer par heure pour transporter son président ! On croit rever! Même quand il passe le week-end dans sa ferme squattée près du Lac Muhazi à Gahini (Province de l’Est), il adresse la facture à l’Etat rwandais comme quoi lui, le citoyen Kagame, a acceuilli le président du Rwanda Paul Kagame pendant x jours ou nuits et que donc le Gouvernement rwandais doit payer cette note.

 

  1. Cession des terres, pour une durée indéterminée, au milliardaire américain Howard Graham Buffett pour ses expérimentations

 

Plus près de nous dans le temps, soit en mars 2020, Paul Kagame a cédé officiellement au milliardaire américain Howard Graham Buffett, qui a fait par ailleurs partie de son, « Presidential Advisory Council », en clair un Gouvernement bis, composé de puissantes personnalités étrangères diverses. Le terrain cédé a une superficie de 1 173 hectares et est situé dans la région Est, plus précisément à Nasho.

Ce terrain faisait vivre quelques 2099 petits exploitants qui ont donc été chassés pour permettre à Howard Graham Buffett de concrétiser son investissement au Rwanda. A travers sa fondation, cet homme d’affaires va lancer, à titre expérimental,  un système d’irrigation par énergie solaire.

 

En guise de consolation, ces 2099 petits exploitants agricoles auront la possibilité de se réunir au sein d’une coopérative lancée par le milliardaire américain et nommée « Nasho Irrigation Cooperative (Naico) » et travailler pour le milliardaire Howard Buffett pour leur subsistance. En fait, une version moderne de l’esclavage. Comble de l’ironie, ces esclaves restent dans le pays de leurs ancêtres. Il n’est nul besoin de les faire traverser les océans. Paul Kagame est là pour assurer ce commerce directement avec les esclavagistes des temps modernes. Ce n’est donc plus un commerce triangulaire comme au 17è et 18è siècles, mais cette fois-ci il est binaire.

 

  1. Changement et imposition d’une nouvelle langue d’enseignement prenant effet immédiatement sans transition

 

En bon dictateur et autocrate, Paul Kagame a banni la langue française au Rwanda pour répondre à son ego surdimensionné et à ses impulsions politiques et diplomatiques de revanche.

 

Le français a été la langue d’enseignement au Rwanda depuis 1919 et a été supprimée par un décret de 2008 avec effets immédiats. Comment cela a été possible et quelles en sont les conséquences?

En 2008, le conseil du gouvernement rwandais a décidé d’adopter l’anglais comme langue d’enseignement à tous les niveaux et aussi comme langue d’administration. Officiellement, les hauts responsables du pays voulaient « donner la priorité à la langue qui rendra les Rwandais plus compétents ». Mais le vrai motif est le gène qu’entrainait, chez Paul Kagame, l’usage, dans son entourage professionnel, d’une langue qu’il ne comprenait pas et qu’il ne pouvait pas parler alors que depuis 1994, il considère que le Rwanda lui appartient et donc que le rwandais devrait être à son image.

 

Rappelons que Paul Kagame a fui le Rwanda sur le dos des boyesses hutu de sa princesse de maman en 1959 alors qu’il n’avait que 2 ans. Il en reviendra en 1994 comme “homme fort’’ et conquérant du Rwanda. Il ne parle donc qu’un kinyarwanda hésitant et archaïque et un anglais de la rue de Kampala. N’ayant pas franchi le niveau de l’enseignement moyen (3è secondaire), il a un parler qu’ailleurs on qualifierait de “anglais petit nègre”. Ce n’est donc pas en français qu’il pouvait se trouver à l’aise.

 

Les nouvelles autorités conquérantes du Rwanda justifiaient cette décision par le fait que cette langue était plus usitée dans les affaires et faciliterait l’intégration du pays dans la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), dont les autres membres sont anglophones.  Mais outre le souci de nourrir l’ego de l’autocrate Paul Kagame, la décision de supprimer le français au Rwanda répondait à des considérations politiques beaucoup plus inhumaines et criminelles pour asseoir le pouvoir des conquérants venus d’Ouganda et marginaliser pour longtemps le peuple majoritaire conquis.

 

Pour rendre les cadres de l’ancien régime encore plus complexés, Kagame va décréter que désormais l’anglais sera la langue d’enseignement et de l’administration. Ce changement brusque est intervenu en 2008 quand les anciens réfugiés venus d’Ouganda et qui ne parlent pas français avec à leur tête Kagame lui-même, eurent terminé leur initiation aux méandres de l’administration. Les francophones (à majorité hutu) seront alors licenciés pour « analphabétisme » et remplacés par des cadres tutsi moins compétents et quelques fois par des « coopérants anglophones » importés d’Ouganda ou de Tanzanie.

 

Les plus tenaces et plus jeunes vont s’accrocher en se mettant à l’anglais, mais beaucoup ne pourront jamais avoir le niveau leur permettant d’exercer leur profession dans cette langue. On s’imagine mal un instituteur qui sait à peine compter de un à dix en anglais enseigner dans cette langue les mathématiques…ou un chimiste francophone qui ne sait pas comment on appelle un ion en anglais, enseigner la Chimie dans cette langue.

 

Sur le plan des relations avec la France, Paul Kagame va dans la foulée du bannissement de la lague française au Rwanda, poser un geste concret allant dans ce sens en rasant au bulldozer le Centre Culturel Franco-rwandais de Kigali qui abritait une salle de spectacles et une bibliothèque.

 

En bannissant, sur un coup de tête, la langue française au Rwanda, le potentat et quasi illettré Paul Kagame tenait dans ses mains une arme à double tranchant. D’un côté, il marginalisait et clochardisait les intellectuels hutu entièrement éduqués en français, de l’autre, il pourra à tout moment faire chanter la France dont le rayonnement et l’influence dans le monde ne tient souvent qu’à la langue française. Ainsi le Rwanda, qui ne fut jamais la colonie de la Grande Bretagne et où l’anglais n’était parlé (et comment! ) par quelques milliers de « returnees » majoritairement issus de l’Armée ougandaise qui venaient de conquérir militairement le pays. Le Rwanda fit son entrée au sein du Commonwealth par la volonté de Paul Kagame, oubliant que le pays restait aussi membre de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) ayant son siège à Paris. Entretemps, Kagame avait en 2006 rompu unilatéralement les relations diplomatiques avec la France. Quand ces relations seront plus tard rétablies, Kagame refusera l’agrément à tout ambassadeur que proposera le gouvernement français si celui-ci est qualifié par les milieu pro-tutsi de France de ‘‘proche des anciens présidents Mitterrand et Chirac”. Or, en France la carrière de diplomate est linéaire et pour être ambassadeur, on doit nécessairement avoir servi dans la diplomatie pendant une longue période.

Conséquence : depuis près d’une décennie, il n’y a pas d’ambassadeur de France au Rwanda.

 

C’est dans ce contexte que, pour essayer de calmer sinon de dompter le dictateur rwandais et virulent francophobe, un tout nouveau et jeune président élu en France, Emmanuel Macron, usera de tous les moyens de séduction possibles pour avoir les grâces de l’autocrate Paul Kagame. N’ayant pas beaucoup de choix, il ira jusqu’à proposer au francophobe Kagame, qui a interdit la langue française dans son pays, de prendre la tête de la Francophonie, en la personne de l’inamovible Louise Mushikiwabo, longtemps ministre de Paul Kagame.

Pour rappel, Louise Mushikiwabo, avait été envoyée par le Gouvernement de Habyarimana aux Etats Unis vers 1985 pour parachever ses études universitaires. Elle n’est jamais retournée au Rwanda avant la conquête du pays par les éléments de l’Armée de l’Ouganda en 1994. A son retour, elle occupa plusieurs postes au sein du Gouvernement de Paul Kagame notamment celui des Affaires étrangères pendant plus de dix ans. Elle devint à la surprise générale Secrétaire Générale de l’OIF et donc déménagea à Paris où venait d’être éjectée une québécoise. Sans tarder, le siège de l’OIF à Paris est devenu un nid d’espions de Paul Kagame et de son Parti-Etat FPR, au grand dam des fonctionnaires internationaux devenus malgré eux des subordonnés de l’envoyée du dictateur rwandais. Ainsi sa porte-parole est une tutsi rwandaise, déguisée en une européenne (consonance de son patronyme), est membre du comité directeur de la milice du parti FPR dénommée ”Intore” en Europe. Son conseiller avec rang d’Ambassadeur n’est autre que l’espion Major Désiré Nyaruhirira qui fut en poste à l’ambassade du Rwanda à Bujumbura et qui fut expulsé après l’échec de la tentative du coup d’état de 2015 dont il était chargé de coordonner les actes. A Paris, le Major Désiré Nyaruhirira, aux côtés de Louise Mushikiwabo à l’OIF et avec rang d’ambassadeur lui assurant l’immunité, l’espion de Paul Kagame, qui n’a que faire de la francophonie, fiche tous les opposants à la dictature de son maître et les médias qui oseraient la dénoncer, afin de les faire taire.

 

Aucun autre président africain ne se permettrait de tels actes. Mais Paul Kagame se le permet, et son peuple bâillonné, reste inaudible et la “Communauté Internationale” l’y encourage.

 

Et voilà le type de “ leader” que certains intellectuels ou plutôt “idiots utiles” francophones de l’Afrique de l’Ouest souhaiteraient qu’il vienne régner chez eux ou alors en copier le modèle pour l’imposer à leurs peuples.

 

Le prochain article exposera les actes de Paul Kagame visant à l’enrichissement illicite de sa clique par le dépouillement du menu peuple. Nous évoquerons aussi ces « villages Potemkine » construits à coup de millions de dollars pillés en RDC par ses officiers. Des immeubles poussent et, au départ, ils  sont destinés à épater les étrangers découvrant Kigali pour leur dire que Kagame et son FPR font des miracles dans la région, mais à y voir de très près, tout cela n’est que mirage.

 

A suivre donc

 

Emmanuel Neretse

 

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