Opportunisme et dévoiement des concepts politiques comme source de légitimité et d’impunité des régimes dictatoriaux. Cas du régime de Paul Kagame au Rwanda.

Introduction

 

Les rwandais et même les observateurs étrangers s’étonnent et se demandent pourquoi et comment une dictature brutale et raciste est, depuis près de trois décennies, non seulement tolérée mais même encouragée par ce qui s’appelle « communauté Internationale ». Ceux qui se posent ces questions ignorent certainement que cette situation des dictatures imposées aux peuples mais jouissant de l’impunité, est le fait des puissances occidentales dans leur nouvelle forme de domination et de colonisation de l’Afrique et du Monde. Les dictateurs sortis de ce moule sont en fait des pions de ces puissances qui veillent à leurs intérêts dans les régions où ils ont été placés. Les prototypes sont le généraux Yoweri Kaguta Museveni d’Ouganda et Paul Kagame au Rwanda venant de l’Ouganda.

 

Toujours conseillés par les puissants lobbies occidentaux, ces dictateurs sont tenus à : guetter la moindre opportunité offerte par la situation géopolitique du monde pour agir à leur guise ; interpréter et définir à leur façon, et au besoin mentir, certains concepts politiques qui, avec la bénédiction des mêmes puissances occidentales, ils feraient avaler à l’opinion mondiale comme “vérité d’évangile”.

 

Cet article vise à illustrer cet état de choses en décortiquant la situation du Rwanda depuis son invasion par les éléments tutsi de l’armée régulière de l’Ouganda en octobre 1990 jusque maintenant, 28 ans après la conquête militaire totale du Rwanda par ces éléments de l’armée ougandaise. Nous indiquerons chronologiquement les opportunités saisies par le dictateur Paul Kagame et sa clique du FPR et ensuite le détournement et le dévoiement des concepts afin de toujours justifier ses crimes ou ses manquements.

 

Invasion du Rwanda en octobre 1990.

 

Opportunité

La période 1990-2002 était marquée par des rebellions armées qui étaient à la mode et avaient le vent en poupe et les faveurs de l’Occident. Ces rebellions présentées comme des “mouvements de libération” avaient toutes des objectifs immuables à savoir : au minimum être intégrés dans les structures étatiques (politique et de sécurité), au mieux prendre tout le pouvoir par les armes. On se rappellera les rebellions comme le NRM en Ouganda, TPLF en Éthiopie qui ont toutes conquis militairement le pouvoir dans ces pays en 1986 et 1991.

C’était donc le bon moment pour lancer une guerre de conquête et les nostalgiques du pouvoir féodo-monarchique tutsi déchus en 1959 ne devraient pas rater cette opportunité pour reconquérir le Rwanda.

 

Mensonges et dévoiement des concepts acceptés en ce qui concerne le FPR

Cette agression caractérisée fut présentée comme “l’exercice du droit des réfugiés à rentrer  dans leur pays d’origine”. Cette explication que donnait Museveni quand il était accusé d’envahir le Rwanda fut avalisée par cette communauté internationale et même le régime de Juvénal Habyarimana au Rwanda, pays agressé, fut sommé de l’admettre comme telle et sans broncher.

 

Pourtant la Convention de l’Organisation de l’Unité Africaine du 10 septembre 1969 régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés est sans équivoque. Son article III précise, notamment en son point 2 : « Les États signataires s’engagent à interdire aux réfugiés établis sur leur territoire respectif d’attaquer un quelconque État membre de l’OUA par toutes activités qui soient de nature à faire naître une tension entre les États membres, et notamment par les armes, la voie de la presse écrite et radiodiffusée ».

 

Il ne faut pas être diplômé de Sciences Po pour reconnaître que ceci était non seulement archi-faux mais aussi méprisant envers les peuples rwandais et ougandais.

 

En effet, voici des drôles de réfugiés  qui retournent dans leurs pays d’origine et celui qui ouvre la marche est le vice-ministre de la Défense du pays hôte. Ses adjoints sont des commandants des unités ou chefs de services de cette armée du pays hôte. Et comme effets personnels de ces réfugiés rentrant, ce sont des kalachnikov, des mitrailleuses, des lance-roquettes, des mortiers et obusiers de tout calibre. Enfin des réfugiés pour qui les réserves et stocks de ravitaillement pour leur subsistance et qui auraient été fournis par le HCR et le PAM étaient des caisses de munitions de tout calibre, et le tout provenant de l’arsenal de l’armée régulière de l’Ouganda. Drôles de réfugiés!

 

Quatre  ans de guerre de conquête: 1990-1994

 

Opportunité

L’opportunité saisie par le FPR de Kagame sur conseil de ses maîtres occidentaux fut offerte par la fin des partis uniques en Afrique et l’imposition du multipartisme aux pays francophones suite au sommet de la Beaule en France. Ce qui signifiait pour les conquérants venus d’Ouganda qu’ils pouvaient avoir des partisans et complices parmi les partis de l’intérieur naissant et même pour certains des alliés naturels et publics. Le FPR Kagame a donc saisi cette opportunité pendant les quatre ans de sa guerre de conquête conseillé et appuyé en cela par l’Occident anglo-saxon.

 

Mensonges et dévoiement des concepts acceptés

 

Durant cette période, le FPR s’est efforcé de clamer au monde qu’il ne serait pas l’émanation de l’UNAR, le parti féodo-monarchiste tutsi  de 1959 et le groupe armé les “Inyenzi “ qui avait harcelé la jeune République Rwandaise de 1961 à 1968. Pour cela, il a utilisé de grands moyens et comme toujours épaulé et conseillé par les puissances occidentales pour recruter quelques “hutu de service”. C’est ainsi qu’il s’est mis à recruter par tous les moyens les quelques hutu qu’il allait trimballer et exhiber pour dire que le FPR n’était pas une organisation tutsi. Pour cela il a dû passer par les pays hôtes ayant accueilli des exilés hutu comme en Tanzanie pour avoir le col Kanyarengwe. Il a usé des relations familiales pour amener des hutu mariés à des femmes tutsi, cas de Pasteur Bizimunyu via Valens Kajeguhakwa, ou carrément effectua des raids dans les prisons rwandaises pour y extraire quelques hutu connus. Cas Maj Lizinde, Cdt Biseruka, Capt Muvunanyambo dans la prison de Ruhengeri en janvier 1991.

 

Consolidation d’un régime dictatorial quoique minoritaire et donc sanguinaire: 1994-2002

 

Opportunité

Cette période était marquée par le fait que le FPR, conseillé en cela par les puissances occidentales qui l’ont créé, venait de prendre le pouvoir au Rwanda. Le slogan était qu’il venait d’arrêter un ”génocide” et que donc il ne fallait pas s’opposer à lui et même le critiquer car il devait apparaître comme ayant réussi et à travers lui l’Occident qui ne pouvait pas admettre qu’il aurait échoué en déstabilisant le Rwanda et toute la région. Bien évidemment cette opportunité fut saisie par le FPR de Kagame pour asseoir son pouvoir dans un pays conquis militairement venant de l’extérieur.

 

Mensonges et dévoiement des concepts acceptés

C’est à cette époque que le FPR Kagame a dévoyé plusieurs concepts politiques et en a inventé d’autres, toujours dans le but d’asseoir son pouvoir illégitime et dictatorial. Ainsi, il a exigé à l’opinion mondiale de considérer les réfugiés politiques hutu comme des “génocidaires en fuite”. De même il a décrété que les opposants ou critiques internes au Rwanda devaient être considérés comme “mus par l’idéologie du génocide” et traités comme tels. Quant aux initiatives des réfugiés dispersés dans les pays voisins et abandonnés de tous même du HCR, pour assurer leur sécurité et pour leur survie, le FPR Kagame décréta qu’il s’agissait des « miliciens et ex-FAR ayant commis le génocide ».

 

Quand quelques membres des associations des réfugiés réclament leur droit de rentrer dans le pays de leurs ancêtres mais en toute dignité (sans au préalable prêter serment au FPR), ils sont systématiquement qualifiés de “génocidaires souhaitant venir parachever le génocide”! Il met systématiquement dans ce panier même les jeunes réfugiés hutu qui n’étaient pas encore nés en 1994. Et le mensonge passe!

 

Imposition des mensonges et dévoiement des concepts politiques au Monde entier: 2002-2022

 

Opportunité

Depuis l’attentat qui a détruit les deux tours du World Trade Center de New York le 11 septembre 2001, toute organisation ou groupe armé, où que ce soit au monde, peut être qualifié, sans autre forme de procès, de ”terroriste”. Et au pire la désigner comme appartenant à Al Qu’Aïda responsable de cet attentat. C’est donc une opportunité pour des régimes dictatoriaux comme celui du FPR Kagame au Rwanda à saisir pour diaboliser à jamais ses potentiels opposants armés. Il en a usé et en abuse jusqu’à cette date.

 

Mensonges et dévoiement des concepts

Après avoir diabolisé les FDLR en les qualifiant de “terroristes”, le FPR s’est retourné vers les partis politiques qui entendaient le combattre mais sur la scène politique et pas par les armes. C’est ainsi qu’il a accusé Madame Victoire Ingabire d’avoir ou de travailler avec un “groupe terroriste”.

 

Pour discréditer un autre parti d’opposition, le RNC, il n’a pas hésité à créer pour lui un groupe armé qu’il qualifiera de “terroriste” opérant à l’Est de la RDC. Quand est apparu le FLN, une branche d’un parti naissant le CNRD, il l’a tout de suite qualifié de “mouvement terroriste” et a tout fait pour kidnapper son porte-parole Callixte Sankara pour le ramener en prison au Rwanda. Toujours en abusant de ce qualificatif de “terroriste”, Paul Kagame a fait une opération pour kidnapper et ramener au Rwanda un citoyen belge et résident permanent au USA, Paul Rusesabagina, en l’accusant d’être un “chef terroriste” tout simplement parce que le parti qu’il a fondé PDR-Ihumure avait été en coalition avec le CNRD ayant une branche armée qu’est le FLN dans une structure appelée MRDC.

 

L’Occident victime de ses contradictions et compromissions, devient otage des dictateurs comme Paul Kagame : 2022-????

 

Opportunité

Dès le lancement de l’Opération Spéciale Militaire de la Russie en Ukraine en mars 2022, les dictateurs africains se frottent les mains et sablent le champagne car ce sont eux qui font chanter les dirigeants de l’Occident.

 

Chantage du dictateur Paul Kagame

 

* Envers l’Occident en général.

Ici il ne cherche pas loin. Il leur dit clairement que s’ils le lâchent, il va balancer tous les secrets entre eux et dire à leurs opinions nationales que tous ce qu’il a fait c’était avec leurs dirigeants (invasion du Rwanda, attentat du 06 avril1994, invasion et génocide en RDC etc.). Pour la plupart de ces politiciens occidentaux, convaincus qu’ils seraient politiquement morts si Kagame déballait tout, ils acceptent de continuer à accompagner le dictateur et à lui assurer l’impunité pour ses crimes.

 

* Envers la France en particulier

 

Envers la France, Paul Kagame est encore plus mordant en termes de chantage. Il assène en effet que si le gouvernement français se hasardait à le critiquer pour ses violations des Droits de l’Homme ou à ne plus harceler ses opposants hutu vivant en France, il le lui ferait payer très cher. Il brandit en effet la menace que constitue le rejet de la France par les pays africains devenus des satellites de Paul Kagame en Afrique.

 

Parmi ces Républiques bananières  “conquises” par Kagame et dont les gouvernements sont aux ordres du même Paul Kagame et qui seraient prêts à rompre avec la France si elle dénonçait les crimes de leur empereur, on peut citer le Mozambique, le Sud Soudan, la République Centrafricaine, le Gabon, le Congo-Brazza, le Togo, le Bénin et le Niger.

 

L’on comprend donc que si Kagame mettait ses menaces contre la France en exécution, celle-ci perdrait tout ce qui lui restait en Afrique comme pré-carré, ce qui serait suicidaire en ces temps-ci de la « nouvelle Guerre froide ». Le chantage de Kagame sur la France est donc payant et marche à chaque coup : non lieu dans l’affaire de l’attentat du 6 avril 1994, acclamer le bannissement du français dans l’enseignement au Rwanda et offrir l’OIF en cadeau à Paul Kagame, création d’un Pôle Rwanda au Parquet de Paris, chargé de harceler les opposants hutu exilés en France et le doter de moyens matériels et humains supérieurs à ceux alloués  à des tous les autres départements de ce Parquet etc.

 

Comment sortir de ce cercle vicieux?

 

Le peuple rwandais

* Les organisations politiques et de la société civile

Celles-ci devraient continuer à dénoncer et à démentir les allégations et le détournement des termes par le FPR Kagame. Mais aussi se donner les moyens et les opportunités pour contacter les décideurs occidentaux avec un message clair en attirant leur attention quelles perdent toute crédibilité mais aussi leur temps en Afrique en continuant à investir dans Kagame .

 

* Les groupes armés en veilleuse, actifs ou en gestation

Un seul mot d’ordre et souhait: « Etre et durer »  qui est la devise du 3è Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine (3e RPIMa) de Carcassonne (France). Pour cela, il faudrait que chacun reste dans sa situation et pouvoir la gérer sans se chamailler pour des broutilles jusqu’à se rentrer dedans, comme c’est parfois le cas.

Comprendre qu’il n’y a pas de honte à apprendre sur l’ennemi. Ainsi, comme le fait le FPR de Kagame,  pouvoir sauter sur chaque opportunité pour rebondir ou même aller de l’avant comme l’applique l’ennemi. Mais encore faut-il avoir au préalable des plans alternatifs et adaptés à chaque opportunité.

 

Les puissances occidentales

*Sur les violations massives des droits de l’Homme par le régime Kagame

C’est à se demander quand est-ce que cet Occident se rendra-t-il compte qu’il perd chaque jour toute crédibilité et même toute dignité dans l’opinion africaine à cause de ses contradictions et sa devise qui serait : “Deux poids, deux mesures” ? Par exemple l’Erythrée de Isaias Afwerki ou le Soudan des généraux Omar al-Bachir et Abdel Fattah al-Burhan frappés de sanctions par le même Occident sont pourtant des enfants de chœur en face de Kagame dans la violation des droits de l’Homme et crimes contre l’Humanité.

 

* Fermeture de toute espace politique au Rwanda

Sur ce chapitre aussi, l’Occident étonne et scandalise l’opinion africaine et des peuples du monde. Des pays dont l’espace politique est largement ouvert sont frappés de lourdes sanctions par le même Occident sous ce prétexte. C’est le cas du Vénézuela de Nicolas Maduro dont le président est diabolisé et le peuple affamé et martyrisé tout simplement parce qu’une des super-puissances de l’Occident ne supporte pas voir la gueule de Maduro et qu’elle aurait souhaité un autre à sa place.

 

Plus près du Rwanda, au Burundi, la population souffre encore des séquelles des sanctions décrétées par l’Occident sous prétexte que le parti au pouvoir a fermé l’espace politique. Alors que dans ce pays une trentaine de partis politiques dont plusieurs sont farouchement opposés à celui au pouvoir, opèrent légalement et ouvertement dans ce pays et que même certains ont gagné, par des élections, des dizaines de sièges au Parlement. Chose impensable au Rwanda de Paul Kagame où même lire un livre indiquant comment l’opposition politique peut arriver pacifiquement au pouvoir constitue un crime grave qui conduit le lecteur en prison et pour plusieurs années s’il n’est pas tout de suite tué.

Mais l’Occident vante et recommande ce modèle-Kagame aux autres pays africains!

 

* Menace permanente contre la paix dans la région des Grands Lacs: cas de la RDC

Il existe une similarité entre l’agression russe en Ukraine et l’agression rwandaise en RDC. Sans exiger que Paul Kagame soit sanctionné par l’Occident à l’exemple de la Russie, nous estimons que, comme l’agression de Paul Kagame en RDC et sa volonté d’annexer l’Est de ce pays devrait, en toute logique, être classées dans un même dossier que celui de l’Ukraine. Et dans ce cas, il serait tellement facile de le faire plier. Sans devoir décréter des sanctions comme celles qui frappent la Russie de Poutin, quelques mesures suffiraient à refroidir le dictateur du Rwanda venu d’Ouganda qu’est Paul Kagame. Il suffirait par exemple de décréter le gel de ses avoirs et de ses proches en Occident, l’interdiction de voyages à ses proches en Occident ou l’embargo sur les armes.

Il faudrait mettre fin à l’indignation sélective et à la politique du double standard qui mine la crédibilité et la force du droit international.

 

Conclusion

 

Voilà. On savait que la politique et la diplomatie sont impitoyables. Mais quand il s’agit de compétition entre puissances occidentales pour dominer l’Afrique ou y défendre leurs intérêts, ces puissances ne reculent devant aucun cynisme ou contradiction. Et tout cela au grand malheur des peuples dont ces puissances se moquent du sort. Cet aspect est caricaturalement illustré par le cas du monstre Kagame, créé par ces puissances et amené au Rwanda pour y massacrer son peuple et asservir les survivants voici près de 30 ans. Non seulement Paul Kagame jouit de l’impunité de la part de ces puissances, mais comble de cynisme, il est présenté comme “modèle pour l’Afrique” par ces mêmes puissances.

 

Face à ce constat, nous disons à ces puissances immorales de revenir à la raison et d’entendre les cris de détresse du peuple rwandais. Au peuple rwandais de puiser dans ce qui lui reste d’énergie, la force pour secouer le joug du FPR Kagame que l’Occident a posé sur ses épaules pour qu’il défende leurs intérêts dans la région.

 

Emmanuel Neretse

 

 

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