GRANDE BRETAGNE – RWANDA: Et si le commerce des demandeurs d’asile en Grande Bretagne cachait une criminalité internationale bien organisée ?

  • 1. Etat des lieux

 

1° La Grande Bretagne ou Royaume Uni[1]

 

Dans l’histoire du monde, le Royaume Uni s’est distingué dans le Commerce des esclaves noirs arrachés de leur terre, l’Afrique ; il a été le plus grand colonisateur des pays d’Afrique et d’Asie ; sans oublier la conquête de l’Amérique du Nord et des îles des océans du monde qu’il s’est attribués.

 

Le Royaume Uni est aujourd’hui une superpuissance économique, politique, militaire… Il est le membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU le plus influent avec les Etats-Unis et la France.

Le Royaume Uni, avec ses Alliés, est le plus grand défenseur des Droits de l’Homme et de la Démocratie dans le monde !!!

 

2° Le Rwanda :

 

Le plus petit pays d’Afrique avec 26 338 Km2, totalement enclavé et à plus 70% rural (population active dépendante du travail de la terre !). Le Rwanda avec ses 13 461 888 (2021) d’habitants est le pays le plus densément peuplé d’Afrique (avec plus de 500 habitants au Km2) !

 

Le Rwanda est le pays d’Afrique qui a le plus grand nombre de réfugiés – plus de 3 millions – éparpillés dans les pays du monde entier. – Le Royaume Uni pourrais donner le nombre de réfugiés rwandais accueillis et à accueillir sur son territoire !

 

Toutes ces données placent le Rwanda parmi les pays le plus pauvres du monde (PNB/habitant gonflé = 939 dol USA en 2022). Sur le plan politique, le Rwanda est le pays d’Afrique le plus instable car, avec le Régime actuel, les droits de l’homme et la démocratie ont été enterrés depuis 1994.

 

Plus grave ! Tous les rapports de l’ONU et des instances de défense des Droits de l’Homme dans le monde affirment que le régime politique actuel est responsable de l’insécurité et des crimes, dont les génocides, en Afrique Centrale (Rwanda, Burundi, RDC, Ouganda).

 

  • 2. Expulser vers Rwanda les demandeurs d’asile en GB : un commerce ou un autre crime contre l’humanité ?

 

Le débat houleux qui, depuis bientôt une année, agite les institutions de la Grande Bretagne dont le Parlement et la Cour suprême qui jugea illégal et illégitime l’envoi   au Rwanda de réfugiés refoulés d’Angleterre, interroge et ne cesse de surprendre de nombreux observateurs. Et pour cause ! Non seulement, entre le Parti au pouvoir et   le Parti d’opposition, un compromis semble introuvable. Plus grave, le Juge de la Cour suprême qui a été saisi pour trancher le différend a indiqué que le deal qui régit le partenariat entre l’Angleterre et le pouvoir de Kigali sur le projet d’installation au Rwanda de réfugiés refoulés d’Angleterre, comporte des clauses qui, s’elles étaient rendues publiques, compromettraient l’image de la Grande Bretagne sur le plan de la coopération internationale.  Qu’est-ce qui se cache réellement derrière ce deal ?

 

Comme si cela ne suffisait pas, avons-nous appris, le17 janvier 2024, le Président Kagame[2] a, au Forum Economique Mondial à Davos (Suisse), déclaré à la presse que le Rwanda est disposé à rembourser 240 millions de Livres Sterling ( 304,8 millions USD) versés par l’Angleterre dans le cadre du projet d’installation au Rwanda de réfugiés demandeurs d’asile refoulés d’Angleterre.  Il y a six mois, le chiffre avancé pour ce projet était de 140 millions de Livres sterling. Pourquoi dans un délai de six mois, le coût dudit projet a augmenté de 100 millions de Livres Sterling alors que l’opération était gelée ?

 

Cette question en soulève tant d’autres dont celles-ci :

  • Pourquoi est-ce le Rwanda, petit pays, pauvre, enclavé, surpeuplé (plus de 1 000 habitants au Km2 sur les surfaces habitables) et où les droits humains sont, de notoriété publique, bafoués…, qui a été choisi par l’Angleterre pour un tel projet ?

 

  • Pourquoi le gouvernement britannique s’est-il précipité pour le décaissement du montant total du projet aussi sensible et controversé ? Nul n’ignore que même pour des programmes classiques de coopération bi et/ou multilatéral, le décaissement se fait par tranches successives et étape par étape. Comment comprendre ces agissements rocambolesques entourant ce projet d’installation au Rwanda de réfugiés refoulés d’Angleterre ?

 

Manifestement, il y a des choses qui ne sont pas claires dans ce deal. Et si le coût du dudit projet, estimé actuellement à 240 millions de Livres Sterling qui a connu une augmentation de 100 millions de Livres Sterling en six mois, alors que le projet était bloqué n’étaient, en fait, que des fonds destinés à financer la guerre du M23/RDF en vue d’annexer les deux provinces de la RDC (Nord et Sud Kivu), afin d’y exploiter les minerais stratégiques et, bien évidemment, pour y installer les réfugiés refoulés d’Europe puisqu’il n’y a pas d’espace au Rwanda.  A priori, tout semble tenir dans cette hypothèse.

 

A y regarder de près effectivement, on se rend vite compte que le projet d’envoi au Rwanda de réfugiés refoulés d’Angleterre n’est qu’un prétexte, un trompe-l’œil et un épouvantail pour rouler dans la farine le monde entier. Les vrais enjeux sont ailleurs : le pillage, via le Rwanda, des minerais hautement stratégiques qui se trouvent dans l’Est de la RDC. Sur ce point, nul n’ignore que les lobbies financiers (ayant probablement érigé leur quartier général à Londres grâce à l’entremise de l’ancien Premier Ministre Tony BLAIR, Conseiller spécial le plus influent de Kagame) sont très impliqués dans ce deal, notamment via le financement de guerres à répétition, menées par procuration depuis plus de dix ans par le M23/RDF.

 

Personne n’ignore également que ce sont ces mêmes lobbies financiers qui garantissent droit à l’impunité, couverture médiatique, diplomatique, politique et financier au régime du super Président Kagame du Rwanda, via les gouvernements, principalement européens, qui leur sont inféodés. Sinon, comment justifier pourquoi, accusé d’envahir le territoire voisin de la RDC via le M23/RDF et sur la base des preuves fournies par les experts de l’ONU, le Rwanda n’a été, jusqu’à cette date, ni inquiété, ni écopé d’aucune sanction de la part de ladite Communauté internationale qui est, comme on le sait, sous la coupe des pays occidentaux bien identifiés ?

 

La réponse à cette question est fort simple. Le Rwanda de Kagame ne serait qu’un vulgaire mercenaire, un idiot utile et un Etat criminel mandaté pour cette sale besogne.  Les vrais commanditaires du pillage, via le Rwanda, des minerais stratégiques de la RDC se trouvant dans l’Est de la RDC se trouvent ailleurs : les entreprises et lobbies financiers, occidentaux pour la plupart.  Pour financer leurs activités criminelles en RDC, ces derniers avaient besoins d’un alibi solide sous la forme d’un projet visible : le renvoi au Rwanda de réfugiés refoulés d’Angleterre. Ils avaient aussi besoin d’un canal et d’une voie traçable pour le transfert de l’argent destiné au financement des activités criminelles du M23/RDF. La guerre que ces terroristes – sous différentes dénominations –  mènent dans l’EST de la RDC depuis des années a un coût. La guerre coûte cher !!!

 

Voilà qui justifie comment et pourquoi, le décaissement du montant destiné au supposé projet d’envoi de réfugiés au Rwanda a, pendant six mois, connu une augmentation de 100 millions de Livres Sterling alors que le projet est bloqué. Le reste n’est que de la vaste blague !

 

En bref et tout compte fait, le supposé projet d’installation au Rwanda de réfugiés demandeurs d’asile en Angleterre semble n’être qu’un prétexte qui a été savamment orchestré dans le but inavoué de trouver une voie légale et un canal acceptable pour le transfert de fonds (estimés actuellement à 240 millions de Livres Sterling) destinés au financement de la guerre menée par le M23/RDF dans la province du Nord Kivu. Accessoirement, l’annexion par le Rwanda (petit pays, surpeuplé, pauvre, enclavé et politiquement instable) de vastes territoires des Provinces du Sud et du Nord Kivu, aurait servi au transfert de réfugiés indésirables refoulés d’Angleterre et des autres pays européens. Et Soulignons en passant que les actuels demandeurs d’asile dont l’Europe veut se débarrasser pour les jeter comme poubelles en Afrique Centrale, sont au départ des citoyens des Pays autrefois respectables que l’Occident civilisé, super puissant et super développé, a décidé de détruire pour mieux piller leurs richesses.

  • 3. Le Peuple Rwandais reste le plus grand perdant dans ce deal

 

La faute géopolitique et géostratégique, immense, impardonnable et inconcevable de la part du Gouvernement de Paul Kagame au Rwanda est d’avoir accepté d’être le pion des criminels étrangers (Occidentaux pour la plupart) dans le criminel projet de massacre de populations tués par millions, de déstabilisation d’un pays voisin, de pillage de ses ressources et de tentative d’annexion, par la force, de deux provinces de la RDC. Il s’agit de la haute trahison et d’une criminalité horrible, à nulle autre pareille, de la part d’un pays dont la survie dépend de ses voisins. Est-ce que les objectifs visés dans ce projet macabre dont notamment les dividendes escomptés (partage des minerais stratégiques se trouvant dans les deux provinces convoitées de la RDC) justifient-ils les crimes commis ? Certes pas ! Sauf pour des individus tarés et sociopathes qui fonctionnent avec de vieux fichiers, ceux des années 2000.

 

Heureusement pour la RDC, la guerre en Ukraine, l’éveil des consciences via les réseaux sociaux et la montée en puissance des BRICS[3] ont chamboulé ce plan macabre dont, semble-t-il, Mr Tony Blair et ses mafieux copains seraient les maîtres d’œuvre ! Ces criminels qui se passent pour des gens civilisés ! Reste à savoir comment Kigali pourra rembourser les 304 millions de dollars US dilapidés dans cette horrible criminalité.

 

Probablement qu’un crédit de 305 millions USD sera bientôt accordé au Rwanda par la Banque mondiale pour rembourser les lobbies financiers – eux ne perdent jamais – qui sont derrière cette guerre vouée à l’échec car, les congolais se sont réveillés.  Quant aux pauvres rwandais, ils devront payer cette dette alors que le taux d’endettement du pays avoisine 90% de son PIB. Il en va ainsi des dirigeants marionnettes, mercenaires et idiots utiles des bandits étrangers !

 

A bon entendeur salut!

 

Emmanuel HABUMUREMYI

 


[1] Le terme de Royaume-Uni (angl. United Kingdom) désigne l’ensemble des territoires du pays (243 610 km²), alors que la Grande-Bretagne comprend les trois « provinces historiques » de l’île de Grande-Bretagne (229 850 km²) que sont l’Angleterre (England) avec 130 279 km², le pays de Galles (Wales) avec 20 279 km² et l’Écosse (Scotland) avec 78 782 km², ainsi que l’Irlande du Nord (Ulster) avec 14 130 km².

 

[2] Le Général des Généraux Paul Kagame, Président de la République du Rwanda,  est un Tutsi du clan de Bega. Il est à la tête d’une organisation politico-militaire appelée FPR (Front patriotique Rwandais) qui gère le pays comme une prison à ciel ouvert.  Le FPR avec son armée APR (Armée Patriotique Rwandais) lutte avec acharnement (Inkotanyi) pour l’hégémonie des Tutsi (ou Banyamulenge ici, Bahima là et Nilotiques ou Hamites) sur les autres groupes sociaux dont les Hutu (ou Bantous) en Afrique centrale. Parce que groupe social notoirement minoritaire dans la Région (pas même 1% de la population totale de la Région), pour arriver à son plan macabre de création de l’Empire Hima-Tutsi,  le FPR du Président Paul Kagame n’a que les guerres et la violence pour massacrer et déstabiliser les populations et piller toutes leurs richesses. A l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), le FPR/APR opère sous le sobriquet de M23, devenu tristement célèbre dans la Région.

 

[3] Les BRICS+ sont un groupe de dix pays qui se réunissent en sommets annuels : Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, Arabie saoudite, Égypte, Émirats arabes unis, Éthiopie et Iran.

Initialement, le terme « BRIC » est un acronyme pour désigner quatre pays se regroupant à partir de 2009 : Brésil, Russie, Inde et Chine (en anglais : Brazil, Russia, India, China) ; le terme BRIC est forgé dès 2001 par un économiste de Goldman Sachs. En 2011, l’adhésion de l’Afrique du Sud (en anglais : South Africa) donne naissance à l’acronyme BRICS.

En 2024, avec l’adhésion de l’Arabie saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Éthiopie et l’Iran, le groupe devient les BRICS+.

Les dix pays des BRICS+ représentent en 2024 près de la moitié de la population mondiale et 27 % du produit intérieur brut mondial en valeur nominale, contre 44 % pour les pays du G7.

 

 

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