France-Rwanda: L’instrumentalisation de la justice française contre Madame Agathe KANZIGA HABYARIMANA constitue une “honte” pour la France au regard du droit international et une lâcheté politique sans précédent

I. Statut objectif de victime immédiate

 

 • L’assassinat du chef de l’État rwandais par missile a frappé sa famille au premier plan : la veuve est, ipso facto, victime directe d’un crime politique resté impuni.

• En droit, ce statut de victime ne s’éteint pas par des soupçons ultérieurs : la présomption d’innocence (art. 9 Déclaration des droits de l’homme, art. 6 §2 CEDH) s’impose.

 

II. Un acharnement procédural de dix-huit années

 

• L’ouverture d’une information judiciaire en France contre Madame Habyarimana, sans que celle-ci n’ait jamais abouti à un renvoi devant une juridiction de jugement, interroge sur la proportionnalité et la célérité requises (art. 6 §1 CEDH).

• Dix-huit années d’instruction inachevée équivalent, en pratique, à une sanction procédurale sans jugement : une pena sine judicio, contraire à l’État de droit.

 

III. Une “honte” pour la France au regard du droit international

 

1. Violation des droits de la défense : maintenir un justiciable sous la menace indéfinie d’un procès, sans décision de renvoi ni non-lieu, heurte la dignité de la personne humaine.

2. Instrumentalisation politique : la justice française a donné le sentiment d’être un relais des tensions diplomatiques franco-rwandaises, plutôt qu’un arbitre impartial.

3. Crédit moral perdu : alors que la France se présente comme patrie des droits de l’homme, l’inaction et la durée excessive de la procédure fragilisent sa crédibilité internationale.

 

IV. Conséquence : une reconnaissance nécessaire

 

• Le maintien d’une procédure stérile et interminable est perçu comme une atteinte à la mémoire d’une veuve qui, en réalité, a déjà subi un traumatisme historique.

• Juridiquement et symboliquement, un non-lieu définitif ou une déclaration claire d’innocence eût été la seule issue conforme au droit.

 

En somme, Madame Agathe Habyarimana a été doublement victime : d’abord par la perte brutale de son mari présidentiel, ensuite par l’acharnement procédural de la justice française. Ce cumul victimologique transforme son dossier en symbole de déni de justice, une honte pour la France.

 

Innocent TWAGIRAMUNGU,
Bruxelles 22.08.2025

 

Source : Facebook

 

 

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