A paraître prochainement : « La fille de Mageragere », un roman de Faustin Ntilikina
La fille de Mageragere
Un bon matin de juillet 2016, le docteur Mugabo reçoit en urgence deux jeunes adultes, victimes d’un banal accident de la route. Très vite, l’homme de 47 ans s’intéresse au passé de ses patients.
Alice est née au lendemain de la tragédie de 1994. Pourtant issue d’un acte d’amour, elle a été reniée bien avant sa naissance par les siens, déchirés par la haine et les rancœurs. Adolescente en famille d’adoption, elle a été victime d’abus divers et elle a fait connaissance de vérités cachées. Son cœur brisé n’a connu le calme et la sérénité que le jour où elle a fait connaissance de Mahoro, un jeune homme dont la gentillesse dissimule également un très lourd passé. Unis par l’amour et animés par la générosité de ceux qui les ont aidés à grandir, nos deux tourtereaux sont, peu à peu, parvenus à résoudre une à une les nombreuses énigmes qui jalonnent leur existence. Petit à petit, ils ont réalisé qu’ils étaient victimes d’un Système déshumanisant et mensonger. C’est ensemble qu’ils se battent pour se faire un nom et se frayer un chemin, dans une Société plus que divisée.
Le docteur Mugabo qui les écoute attentivement est un homme qui souffre également de l’intérieur. Rescapé des massacres vingt-deux ans plus tôt, il a été témoin de la barbarie de ce Système installé à la faveur de la haine et de la violence. Le courage et le combat contre l’injustice des deux patients lui redonnent l’espoir de vivre un jour dans une Nation juste et réconciliée.
Dans ce roman, l’auteur qui n’est pas à son premier essai plonge le lecteur dans un environnement où le passé influe souvent sur le présent, et où en permanence la fiction n’est pas loin de la réalité.
C’est ainsi que de l’espoir retrouvé va naître un engagement et, de l’engagement, un Réseau militant en faveur de la Justice.
Neuf ans plus tard, c’est Alice, l’enfant sans nom devenue avocate et justicière, qui est coordinatrice du Réseau. Le 19 juin 2025, elle apprend avec beaucoup de peine la réincarcération de Victoire Ingabire qui, depuis six ans, était devenue leur boussole. C’est à l’issue d’une réunion tenue au lendemain de cet acte ignoble que le Conseil du Réseau décide de publier ce livre. La combativité de la Fille de Mageragere pourra servir de modèle à tous ceux qui, vieux comme jeunes, rêvent d’une paix sociale basée sur la justice et le pardon.
Nous espérons quant à nous, qu’à l’image du fameux livre de Srdja Propovic1, ce témoignage de tolérance et d’amour fera trembler un régime dont la nuisance est décriée jusqu’au-delà de ses frontières.
Ntilikina Faustin
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1 « Comment faire tomber un dictateur quand on est seul, tout petit et sans armes »
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