Diaspora Rwandaise. Cynisme des faux médias

Comment Radio Ishakwe dit “ RuMuNga” exploite l’état d’esprit d’un officier ex-FAR rongé pqr des remords pour essayer d’accroitre son audimat.

 

Rappel cadre

 

Depuis un certain temps une radio fondée par un parti politique en exil du même nom “ Ishakwe” mais que d’aucuns connaissent sous l’appellation “ RuMuNga” en référence à ses animateurs et/ou fondateurs Rudasingwa-Musangamfura- Ngarambe, en quête d’audimat car le sien est proche de zéro, tend ses micros à un ex-officier des FAR. Cet ancien Maj BAM qui le 03 octobre 1990, soit deux jours après l’invasion du Rwanda par les éléments tutsi de l’Armée régulière de l’Ouganda avait été arrêté car ses actes et son comportement dès le 02 octobre 1990 quand il fut envoyé au front du Mutara par l’Etat-major de l’Armée Rwandaise, pouvaient laisser penser qu’il était en intelligence avec l’ennemi ou tout au moins commettait des fautes militaires graves et en temps de guerre. En 1992, lui et d’autres officiers qui étaient dans la même situation furent remis en liberté. Sous d’autres cieux et en pareilles circonstances, ils auraient tout simplement et en toute logique été condamnés à mort pour: “Intelligence avec l’ennemi” ou “désertion à l’ennemi …” , crimes punis de mort (Code Pénal Militaire de l’époque) et aussitôt passés par les armes devant un peloton d’exécution.

 


Dans le cas des FAR, que nenni! Ces officiers traîtres furent laissés en liberté et même furent réintégrés dans l’Armée avec régularisation en grades et traitement en 1992 dans un climat politique propice à vendre le pays et généré par les partis dits d’opposition mais en réalité des appendices des envahisseurs et conquérants tutsi venus de l’Armée régulière de l’Ouganda. Ceci (cette réintégration) permit à certains de ces officiers félons de participer à l’assaut final de l’ennemi dont ils étaient complices (avril-juillet 1994) pour parachever sa conquête du Rwanda.

 

Au moins notre Maj BAM a eu l’élégance de décliner cette offre de l’infami, ce qui restera à son honneur, contrairement aux autres traîtres qui auront bu la tasse jusqu’à la lie. »

 

Aujourd’hui, cet officier clame partout (surtout sur Radio RuMuNga) qu’il aurait été acquitté de tous les chefs d’accusation mais par honnêteté intellectuelle, il devrait reconnaître que sa libération de prison n’a pas eu lieu suite à un procès dans lequel il aurait été acquitté. Mais tout simplement par le constat de vice de procédure car aucune demande d’explication préalable ne lui avait été adressée et qu’aucune commission d’enquête n’avait été mise en place comme le prévoit le statut des officiers pour qu’elle confectionne le dossier à soumettre au Conseil de Guerre. Mais l’explication la plus simple est que le climat politique se prêtait à de tels raccourcis et magouilles et que la situation de guerre de fait limitait toute procédure administrative des FAR alors que cet état de guerre n’avait pas été officiellement déclaré. Pourtant, son dossier était aussi lourd que clair de telle façon qu’aucune juridiction ne pouvait douter de sa culpabilité. Passons en revue les griefs qui été retenus contre lui.

 

Faits suspects constatés et avoués par l’intéressé

 

« Avoir le 02 octobre 1990, après avoir reçu la mission et les moyens pour se porter à l’arrière du front de combat au Mutara avec un convoi militaire dans lequel il devait prendre place, opté pour voyager en voiture blanche banalisée. A la même occasion avoir changé la plaque militaire de cette voiture pour la remplacer avec une plaque civile ».

 

« Dans le camp du Groupement de Gendarmerie de Rwamagana, avoir la nuit du 02 au 03 octobre, à l’insu du Commandant de Groupement, été au local de transmission de cette unité et ordonné (conseillé) à l’opérateur en service de démonter l’antenne filaire large bande qui permettait de communiquer avec toutes les unités des FAR sous prétexte que l’ennemi était tout proche ».

 

« La même nuit et au même camp de Rwamagana, avoir joué au cache-cache avec le Chef de son escorte le Sgt PM Nyirimbuga qui le cherchait pour lui demander des ordres et quelle attitude prendre ».

 

« Le même jour au marché de Kabarondo, avoir été surpris par le Bourgmestre en train de haranguer la foule à la place du marché local en leur disant de fuir vite car l’ennemi serait proche. C’est le Bourgmestre qui a alerté le Commandement des FAR en demandant comment il avait envoyé un officier pour donner des directives à sa population sans l’en informer ».

 

Fautes militaires

 

A côté de ces faits et gestes suspects le Maj BAM Sabakunzi a commis le 02 et 03 octobre 1990 des fautes militaires graves qui même si elles ne devraient pas le conduire en prison auraient justifié des sanctions militaires sévères.

 

La façon dont il a conduit et commandé le convoi militaire de ravitaillement de Kigali au Mutara est indigne d’un officier supérieur: Il a saucissonné le convoi sans aucune précaution ni motif alors qu’il devait être unique.

 

Il s’est permis de déléguer trop de responsabilités à un sous-officier qui n’était même pas sous ses ordres directes alors que la remise du camion chargé des munitions au destinateur à savoir le Commandement OPS Mutara lui incombait.

Ayant reçu une mission importante de la part de l’Etat-Major et qui devait s’exécuter au front, l’officier Sabakunzi a commis une faute grave en omettant d’envoyer au Commandement de qui il avait reçu l’ordre un compte-rendu régulier qui s’appelle en termes militaires SITREP (pour SITuation REPort) et qui doit être fourni chaque matin et soir. Il n’en a fourni aucun pendant ces deux jours de mission au combat.

 

Responsabilité pénale

 

En plus des infractions et fautes militaires que nous venons de relever, le Maj Sabakunzi devait être poursuivi pénalement pour la mort de son chef d’escorte le Sergent PM Nyirimbuga.  Celui-ci fut en effet abattu devant le bureau du Commandant de Groupement de Gendarmerie de Rwamagana le Cdt André Haguma, alors que ce Sgt PM y allait pour demander si le Major Sabakunzi était bien entré là comme venait de le lui dire un des hommes de garde.

 

Mensonges et affabulations

 

Aujourd’hui plus de 30 ans après les faits, le même Major Sabakunzi se croit permis de mentir et d’affabuler surtout quand il y est poussé par une équipe comme RuMuNga dont on connaît les mobiles et les motivations.

 

NON, ce n’est pas le Chef d’Etat-Major qui donne l’ordre complet selon le schéma OSMEAL comme au niveau du Peloton ou de la Compagnie ou les connaissances militaires du Major BAM semblent s’être bloquées. Le chef d’Etat-Major exprime sa décision sur la manœuvre à mener et les chefs de bureaux précisent comme suit:

  • Orientation : l’orientation est donnée sur la carte ou le Bac à sable par le G2 ou son officier;
  • Situation : la situation ( Amie et Ennemie) est donnée par le G2
  • Mission : telle que donnée par le Chef d’Etat Major mais précisée par le G3 dans ses détails
  • Exécution : le G3 donne tous les détails d’exécution
  • Administration et Logistique : le G1 donne la situation des effectifs (disponibles, en renforts, …), le G4 dit comme il peut appuyer la manœuvre en précisant pour chaque classe (1, 2,3, 4,5 ou alimentation, équipement individuel, armement et munitions, véhicules et carburant, …)
  • Liaison et Commandement : le G3 plus précisément l’Officier des transmissions précise les matériels (sortes de radio E/R) et donne les codes et indique les fréquences de liaison.

On ne comprend donc pas pourquoi le Major Sabakunzi voudrait que ce soit le Colonel Serubuga alors Chef d’Etat-Major Adjoint qui aurait dû lui détailler tous ces ordres!

 

Il prétend qu’il y aurait des militaires PM de son escorte qui auraient été tués par leurs camarades après la mission. Signalons que le Major Sabakunzi fut arrêté la journée du 03 octobre 1990. La section PM de son escorte est revenue au Camp PM de Kami au complet le 04 octobre 1990, sauf évidemment le Sgt Nyirimbuga abattu au Groupement de Rwamagana. Comment alors le prisonnier Sabakunzi aurait suivi l’itinéraire de ces PM jusqu’à raconter l’exécution des uns; information  qui aurait échappé au Comd PM et même à l’Etat-Major car aucun militaire du camp Kami sauf le Sgt Nyirimbuga, n’a trouvé la mort, même de maladie, la première quinzaine d’octobre 1990?

 

 

Spéculations et vues d’esprit

 

Sur la même Radio Ishakwe dite “ Rumunga”, peut-être comme une thérapie pour se dénévroser, le même Major se met à spéculer mais le plus étonnant c’est qu’il voudrait que ces vues d’esprit que lui extorquent de faux-journalistes en quête d’audimat, soient considérées comme des faits véridiques ou avérés. C’est ainsi qu’il disserte sur sa désignation pour une mission à l’arrière du front alors qu’il n’avait soufflé mot quand ses collègues étaient envoyés un jour plus tôt au front actif. De même, il voudrait inculquer dans l’esprit du public qu’un caporal chauffeur qui devient insolent ou indiscipliné c’est qu’il serait nécessairement originaire du Bushiri chez Habyarimana … et j’en passe.

 

 

 

Conclusion

 

J’avais décidé de ne pas jouer le jeu de Radio RuMuNga en répondant aux inepties du Major Sabakunzi car du coup je boostais l’audimat derrière lequel court cette radio  quasi inaudible. Mais maintenant en réagissant, je voudrais surtout demander aux animateurs de RuMuNga s’il leur en reste un peu d’humanité, qu’ils cessent de torturer cet ancien officier rongé par les remords et donc psychologiquement dans un état instable pour leur course derrière l’audimat. De grâce, laissez le major BAM Sabakunzi tranquille et laissez-le se reposer et digérer son passé mais n’exploitez pas sa faiblesse. Cet article est donc à considérer comme une action humanitaire pour la défense des plus vulnérables abusés par une certaine presse. Que ses tortionnaires Musangamfura et Ngarambe, mûs par leurs intérêts et instincts mesquins, sachent aussi que cet homme  aurait aussi intérêt à se faire oublier pour avoir été un ancien officier félon des ex FAR qui était devenu par la suite avocat au barreau de Bruxelles avant d’en être radié  en 2018 pour avoir transgressé les règles déontologiques qui régissent ce barreau.

 

Emmanuel Neretse

Major BEM

Ancien Commandant du Camp Kami et de la Police Militaire.

 

 

 

 

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