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Sénégal : Le « mbarane » ou l’art de collectionner des amants

Le « mbarane » ou la collection d’amants pour survivre

Samedi 14/06/2008 | Posté par Ndeye Khady Lo

Ndèye Khady a enquêté sur une pratique en passe de devenir un fait de société: le « mbarane » (collection d’amants)

L’événement qui a bouleversé la France le 18 octobre 2007 (divorce du président français) a également défrayé la chronique en terre sénégalaise, principalement, du coté du sexe dit faible. Beaucoup de Sénégalaises ne comprennent ni ne cautionnent la décision de Cécilia María Sara Isabel Sarkozy. Cette brave dame a, selon elles, commis un acte lourd en choisissant de quitter le président du pays de Marianne, un homme riche et influent.

Cette incompréhension résulte du fait qu’au Sénégal, bon nombre de femmes ont inventé un artifice (le « mbarane » = collection d’amants) pour se faire entretenir par plusieurs amants à la fois. Astou B., jeune et belle étudiante de 25 ans témoigne « Pour ne pas rater le train de la mode et pour ressembler aux jeunes filles dites « branchées », je collectionne les copains que je choisis selon mes critère de richesses qui sont : compte en banque bien bourré, voiture, villa et femme. Il m’arrive de me retrouver dans des situations difficiles mais mes copines m’aident à me tirer d’affaires. Je m’en sors souvent très bien financièrement car il y en a qui me donne des chèques au porteur de 500 000 Francs CFA par mois (Ndlr: 760 euros). Pour l’étudiante, orpheline et non boursière que je suis, c’est la seule solution pour m’en sortir dans cette ville où tout coûte cher. »

Cette pratique enregistre plusieurs adeptes tout en se faisant, souvent, avec la complicité de parents satisfaits de recevoir leur part du butin qu’amassent leurs filles à la quête de l’argent facile. Si pour Astou B. c’est pour des raisons de survie, pour Zahra G., le « mbarane » est un legs familial venant de sa mère qui se targue d’être une ancienne gloire dans ce domaine. Zahra a pris le relais pour assurer la survie quotidienne. Sa mère Marie T. n’est pas consciente des risques qu’elle fait encourir à sa jeune fille de 17 ans qui fréquente des hommes qui ont souvent plus du double de son âge. « Je trouve normal que ma fille ait du succès. Elle tient sa beauté de moi. Elle ne prend aucun risque et je contrôle son état de santé fréquemment. Je sais qu’elle est consciente et qu’elle ne fera rien de mal avec ces hommes qui sortent avec elle. Il y en a un qui m’assure la ration alimentaire tous les mois. Pourquoi devrais-je me plaindre ? »

Moralement discutable, voire réprouvable, le « mbarane » ne gêne pourtant pas les filles qui le pratique au risque de voir leur réputation ternie, ainsi que les hommes qui y laisse une fortune. P. M. K., un cadre dans une banque locale avoue : « J’ai deux femmes et une copine que j’entretiens tout en sachant que je ne suis pas son seul amour. Je ne m’estime pas trompé car elle satisfait certains de mes désirs que mes femmes ne sont pas en mesure de satisfaire. »

Ce jeu du « aide-moi à gaspiller mais tu y laisseras des plumes » est en passe de devenir un véritable fait de société à Dakar avec, entre autres conséquences, une recrudescence des grossesses non désirées.

Ndèye Khady Lo

Source : dakar.bondyblog.fr

Mise au point d’Emmanuel Neretse sur ses contacts avec les officiels rwandais

Dans un article publié le 25 octobre 2011, nous révélions à nos lecteurs que nous avions été en contact avec certains hauts gradés de l’actuelle armée rwandaise, RDF. Nous promettions à la même occasion d’intégrer, quand ils sont connus, leurs points de vue dans les analyses que nous allions continuer de publier sur nos sites sur la situation au Rwanda. Nous avons en effet, par souci d’honnêteté intellectuelle, accédé à leur demande : celle de nous donner eux aussi, quand c’est possible, leur version des faits relevés dans nos articles.  C’est le seul engagement que nous avons pris. C’est ainsi que le premier article de la série était consacré à la gestion de l’après guerre et a rendu compte de la version du régime sur la question des retenues obligatoires sur soldes effectuées sur chaque militaire. Vous avez, nous l’espérons, pu lire leur point de vue à ce sujet.

Comme toujours en pareils circonstances, à certains « on leur montre la lune et ils regardent le doigt… ». Ceux qui exigent que les noms des personnes que nous avons rencontrées et l’endroit où nous nous sommes vus leur soient révélés, resteront certainement sur leur faim car nous sommes tenus par le « gentleman agreement » que nous avons conclu avec nos interlocuteurs. Etant parmi les rares Rwandais en exil qui osent révéler leurs contacts avec les officiels de Kigali, nous respecterons quant à nous, notre parole au risque de décevoir ceux qui veulent tout savoir sur tout.

Par contre, pour ceux qui s’intéressent à l’essentiel, nous continuerons de leur fournir des analyses politiques en y intégrant aussi, dans la mesure du possible, les points de vue de Kigali.

Emmanuel Neretse

Burundi/Makamba : silence autour des viols incestueux

(Syfia/PMB-30-09-2011) Les viols au sein même des familles sont monnaie courante au Burundi mais les mères préfèrent souvent se taire pour ne pas être contraintes de quitter leur foyer. Ce silence gardé pour préserver l’unité de la famille encourage les violeurs et dessert la justice.

Au début du mois de juillet, un homme d’une quarantaine d’années habitant la province de Makamba a été accusé d’avoir violé une fillette de neuf ans, la fille de sa femme. La mère de la fille, une veuve qui avait quatre enfants avant de se marier avec le présumé violeur, a voulu étouffer l’affaire. « Quand la maman est arrivée à la maison, elle a intimé l’ordre à la victime et à tous ses enfants de ne pas divulguer ce qui était arrivé », témoigne une sage femme des environs. En dépit de sa grande douleur, la mère ne voulait pas que les gens sachent que l’auteur du viol était son propre mari, un scandale qui porterait atteinte à l’honneur de la famille. Un de ses fils a cependant fini par tout dire et l’homme a été emprisonné. « La maman est en train de chercher quelqu’un à qui vendre un petit lopin de terre pour graisser la patte au commissaire qui instruit le dossier », avertit la même sage femme.
Fin juin, dans cette même région, c’est un garçon de douze ans qui a violé sa demi-sœur âgée de quatre ans. Les tristes exemples ne manquent pas : fin 2010, un homme a violé sa propre fille de deux ans et demi tandis qu’à Mabanda, un autre a violé une fille de son frère. Ces viols incestieux sont très fréquents mais très rarement dénoncés. Un agent d’une association impliquée dans la lutte pour les droits des enfants parle de malédiction. Pour lui, « on ne sait pas quels mauvais esprits attaquent les hommes ! »

Représailles sur les femmes
Selon Pétronille Ntahiraja, présidente de l’association Abana Makamba qui s’occupe de l’assistance aux orphelins, le silence qui entoure ces viols au sein des familles fait qu’ils sont impunis et par conséquent se répètent. Pour elle, ces mères se taisent pour ne pas subir des représailles de leur mari, frère ou fils violeurs qui les contraindraient à fuir leur ménage. S’il arrive que des associations s’impliquent pour faire arrêter ces coupables, les mamans s’attèlent à les faire libérer par tous les moyens, notamment en payant des pots-de-vin.
Dans les rares cas où elles finissent par se libérer de ces lourds secrets et à porter plainte, elles doivent quitter le toit conjugal et s’installer loin ailleurs. C’est ainsi qu’un mari de la zone Bukeye dans la commune Kibago qui violait ses filles chaque fois qu’elles atteignaient cinq ans n’a été arrêté que la troisième fois. La mère avait décidé de ne plus se taire et de dénoncer son propre mari. « Quand nous avons poussé la mère à porter l’affaire devant la justice, explique une sage femme, son mari a été arrêté et détenu à la prison centrale de Rumonge dans la province Bururi. Mais malheureusement la justice ne nous a pas aidé » car après deux mois il a été libéré et sa femme a fui vers la province de Rutana. »
Face à de tels viols, un avocat de l’Ong Avocat sans frontières oeuvrant à Makamba reconnaît les limites des poursuites judiciaires. Pour lui, les viols entre enfants d’une même famille par exemple, sont doublement difficiles à réprimer : l’auteur est un enfant, il ne peut donc pas être poursuivi en justice ; la famille lésée ne peut pas ensuite porter plainte. Pour les autres cas, l’avocat explique qu’en l’absence d’une plainte des mères des enfants, si ces viols sont connus par l’entourage le ministère public devrait agir et décourager de tels comportements. Il conseille aux associations qui militent pour le bien être familial de se saisir des cas de ce genre pour faire aboutir les procès.

Achel Bayisenge

Intervention d’Edouard Karemera du 25/08/2011 à la clôture de son procès devant le TPIR

Edouard Karemera

Monsieur le Président,
Honorables Juges,

Je vous remercie de m’accorder la parole pour vous dire mon sentiment au terme de ces procédures qui durent depuis 13 ans, sept mois et 18 jours. Je suis fatigué mais serein et confiant.

En traversant la frontière rwando-zaïroise, le 16 juillet 1994, j’approchais alors mes 43 ans, j’ai compris que ma vie, la vie de ma famille et celle de mon peuple venaient de basculer. J’ai tout de suite réalisé que mon trajectoire jusque là ascendante amorçait une descente vertigineuse, dans l’inconnu. Dans les premiers mois et les années qui ont suivi notre départ en exil, j’ai vécu un traumatisme aigu, comme mon épouse vous l’a expliqué quand elle a comparu devant vous,  le 06 avril 2009, comme témoin de la défense. Effectivement, j’ai mis du temps à comprendre ce qui nous arrivait, regarder la nouvelle  et triste réalité en face, l’intérioriser et, enfin, reprendre le combat pour ma survie et celle de ma petite famille. Ce combat, le 05 juin 1998, le Procureur l’a brutalement arrêté sans  motif valable.

Vous m’avez bien compris, monsieur le Procureur. Vous m’avez arrêté sans mandat, sans acte d’accusation, voire même sans un quelconque dossier à charge. Vos services ignoraient alors jusqu’aux activités que j’exerçais en avril 1994 et ne connaissaient pas ma commune d’origine.  Mais, probablement que je me trompe, puisque vous avez soutenu jusque dans votre Mémoire final qu’Edouard Karemera a fait partie du gouvernement intérimaire entrée en fonction, le 09 avril 1994.

Mais, Monsieur  le Président, j’ai fini par comprendre pourquoi le Procureur fait semblant d’ignorer que je suis entré au gouvernement, le 25 mai 1994, à la suite d’un remaniement ministériel de l’équipe mise en place le 09 avril 1994. Il a dans ses archives tous les enregistrements des émissions de Radio Muhabura dont la déclaration du FPR diffusée sur ses antennes, toute la journée du 11 mai 1994[1].

Dans cette déclaration, le FPR annonçait avoir définitivement arrêté le génocide et sa décision de s’opposer, par tous les moyens, à toute intervention étrangère pour sauver la vie des Rwandais victimes des violences qu’il avait provoquées en assassinant deux présidents en cours de mandat et dix de leurs proches collaborateurs.  Les mêmes raisons ont poussé le Procureur à me refuser l’accès aux enregistrements des émissions de Radio Muhabura pour la période cruciale allant de janvier à juillet 1994, car ce sont-là des preuves accablantes contre l’Homme fort de Kigali et ses complices, actuellement au pouvoir au Rwanda, qu’il a décidés de couvrir d’impunité.

Monsieur le Président, pendant ces 13 dernières années de détention provisoire interminable, j’ai pu me documenter suffisamment et réfléchir sur la tragédie rwandaise qui perdure depuis  l’agression lancée le premier octobre 1990, à partir de l’Ouganda, avec des équipements militaires ougandais, par des officiers ougandais d’origine rwandaise, avec commandés par le général Fred Rwigema, ancien Vice ministre de la défense de l’Ouganda. J’ai lu énormément de documents. J’ai même un peu écrit sur ce drame rwandais qui n’en finit pas[2]. Et sur cette base, je voudrais vous dire, monsieur le Président, Honorables Juges, quelques uns de mes profonds regrets.

1.            Je regrette les milliers voire même, selon certaines sources, les millions de morts, victimes de la guerre d’agression lancée contre mon pays et de ses ramifications dans tous les pays de la région mais particulièrement en République Démocratique du Congo.
2.            Je regrette le comportement irresponsable de certains politiciens rwandais qui ont mis les intérêts personnels ou ceux de leurs partis avant l’intérêt général et favorisé la prise de leur pays à l’agresseur.
3.            Je regrette l’indifférence de la communauté internationale au moment crucial, son empressement pour soutenir le FPR et son gouvernement installé  par la force des armes après avoir massacré et fait massacrer des millions de Rwandais. Je regrette son acharnement contre les vaincus, globalement et indistinctement traités de criminels, du seul fait qu’ils ont perdu la guerre.

Mais, Monsieur le Président, je n’ai pas que des regrets à exprimer. Je voudrais profiter de cette ultime occasion que vous m’offrez pour exprimer quelques remerciements.

1.            Je remercie votre Chambre de m’avoir permis d’honorer la mémoire de nos morts. Tous les Rwandais victimes de la folie meurtrière qui a endeuillé notre pays et continue de frapper toutes les familles rwandaises : les Twa, les Tutsi et les Hutu.
2.            Je vous remercie de m’avoir laissé pleurer mes parents auxquels, jamais, je ne pourrai donner de sépulture.
3.            Je remercie ma femme et mes enfants pour le courage, l’abnégation et la dignité dont ils ont fait preuve et continuent de faire montre depuis notre tragique séparation forcée, le 05 juin 1998.
4.            Je remercie mes avocats, Maître Dior Diagne et Monsieur le Bâtonnier Moussa Félix Sow. A partir de leur arrivée dans mon dossier, j’ai immédiatement senti le changement et, depuis lors mon stress a sensiblement baissé. Je les remercie pour leur disponibilité, pour leur ferme engagement à mes côtés et pour le professionnalisme avec lequel ils vous ont présenté ma défense. Ils m’ont donné l’envie de reprendre ce métier que, malheureusement, j’ai pratiquée  pendant une très courte période de ma courte carrière.

Monsieur le Président,

La vie est faite des hauts et des bas ; elle nous réserve des surprises inattendues. Pendant ces 13 dernières années, j’ai beaucoup souffert tout au long de l’interminable attente de l’issue de ce procès[3], mais pas au même point que mes compagnons d’infortune, Matthieu Ngirumpatse et Joseph Nzirorera. Je vous remercie de m’autoriser à observer une minute de silence en mémoire de feu mon ami Nzirorera.

J’ai désagréablement été surpris par les méthodes de fonctionner de l’Accusation devant votre Tribunal. Conforté par la démonstration magistrale faite à ce sujet par mes conseils, je me contenterai d’évoquer deux pièces à conviction pour illustrer mon propos.  Le Procureur a bataillé fort pour faire admettre au dossier mon carnet de notes manuscrites (Exhibit P-225) et mon livre ( Exhibit P-274), sans même attendre ma déposition sous prétexte que je risquais de ne pas déposer de peur qu’il ne me les oppose.

L’Exhibit P-225 donne un résumé exhaustif de mon emploi du temps à partir du 06 juin jusqu’au 16 juillet 1994, tandis que le chapitre 5 de l’Exhibit P-274 traite en long et en large du rôle néfaste des brigades para-militaires avancées et autres infiltrés du FPR dans le chaos qui lui a facilité la conquête de tout le pays. Le Procureur peut-il passer outre ces pièces et venir vous raconter des contre-vérités sur la situation qui a prévalu dans la préfecture Kibuye en général, et à Bisesero en particulier, après le 06 avril 1994 ?  Ce n’est pas sérieux. Le Procureur sait très bien que depuis novembre 1990 jusqu’à sa victoire le FPR a mené de front, la guerre classique et la guérilla. Il sait qu’entre avril et juillet 1994, j’étais tellement sollicité par mes fonctions pour que je puisse encore trouver  le temps d’aller superviser les tueries à Bisesero.

Pour me placer sur les sites des massacres dans ma préfecture, le Procureur n’a pas hésité à citer des témoins sélectionnés, sept années après mon arrestation, et formés par l’organisation des rescapés du génocide « Ibuka » dont la mission lui est plus que connue. Aujourd’hui, à court d’arguments, parce que ses faux témoins n’ont pas prospéré, il vous suggère de me condamner juste pour imiter les jugements rendus par d’autres Chambres saisies de dossiers différents du mien. Je prends le public à témoin et, devant votre Chambre, je dis à monsieur le Procureur qu’il n’a pas le droit de procéder comme ça. Il connait les principes  du droit et les règles applicables au procès pénal.

Contrairement à monsieur le Procureur, je vous demande de m’acquitter,  non pas pour vous conformer au Jugement de votre Chambre dans l’affaire Rwamakuba, ni en référence aux jugements d’acquittement de l’ancien ministre André Ntagerura, de l’ancien préfet Emmanuel Bagambiki, du Général Gratien Kabiligi ou de l’ancien Bourgmestre Ignace Bagilishema, de la commune Mabanza. Je vous supplie de constater comme moi, que le Procureur n’a pas prouvé ses accusations au-delà de tout doute raisonnable et d’appliquer la loi en conséquence.

Je vous remercie.
Edouard Karemera

 

Notes de bas de page
[1]Cette information publiée par l’Expert de l’Accusation Alison Des Forges dans HRW/FIDH « Leave None to Tell the story », est repris dans le paragraphe 31 de ma requête du 21/05/2010, Annexe  III de notre Mémoire final du 02 juin 2011, Onglet J Tiret 3.
[2] Edouard Karemera, « Drame Rwandais. Les aveux accablants des chefs de la Mission des Nations Unies d’Assistance au Rwanda », Editions Sources du Nil, Lille 2006.
[3] Voir Annexe I: 1.2, 1.3 et 1.4.

Marie-Victorine: une autre maîtresse de DSK?

DSK / Photo fn76.fr

DSK / Photo fn76.fr

«DSK EST UN HOMME PHYSIQUE»

Le procureur Cyrus Vance, qui vient de reporter au 23 août l’audience initialement prévue le 1er août, a de bonnes raisons pour cela: il tient notamment à interroger Marie-Victorine M. Cette femme de 38 ans peut en effet lui fournir des clés importantes sur les comportements sexuels de DSK dont elle fut la maîtresse durant plusieurs mois. Elle se livre en exclusivité à «L’illustré» et se dit prête à se rendre à New York. Un témoignage qui s’inscrit au cœur d’une procédure juridique complètement folle.

Par Arnaud Bédat – Mis en ligne le 30.07.2011

La pression est devenue trop forte. Marie-Victorine M., 38 ans, a décidé de sortir de l’ombre et de parler au grand jour, sans rien dissimuler. Cette jeune femme affirme qu’elle a été pendant près d’une année la maîtresse de Dominique Strauss-Kahn, une liaison qu’elle a consignée au jour le jour dans un journal intime. Née de mère espagnole et de père congolais, elle a rencontré le leader socialiste en février 1997 dans sa ville de Sarcelles, en banlieue parisienne, où il était maire. Rendez-vous secrets, baisers volés, elle évoque aujourd’hui une dévorante passion amoureuse. «Mon premier grand amour», dit-elle. Une déclaration qui éclaire quelque peu ce que pourrait avoir été la vie cachée de DSK et expliquerait l’acharnement des avocats de Nafissatou Diallo, la femme de chambre du Sofitel, à mettre au jour tout ce qui, dans le passé de l’ancien patron du FMI, pourrait servir la cause de leur cliente.

Actuellement consultante, juriste formée à la Sorbonne, à l’ONU à Genève, puis à la Cour pénale internationale à La Haye, Marie-Victorine M. vit depuis 2009 près de Los Angeles, mégalopole qu’elle a décidé de fuir samedi dernier par le premier avion pour se réfugier à Paris. Harcelée par les journalistes américains désireux de raconter son histoire, sollicitée par le bureau du procureur de New-York (avec l’adjointe duquel elle a déjà eu plusieurs contacts téléphoniques), elle accepte aujourd’hui de se dévoiler pour L’illustré.

«Je ne suis pas face à vous pour abattre un homme qui est déjà à terre, dit-elle d’entrée. Je n’ai pas cherché cette interview, j’y suis contrainte parce qu’on me poursuit, car les médias américains font le siège de chez moi, sur la base d’une lettre à mon père qu’ils se sont procurée et dans laquelle j’évoquais cette liaison. On m’a fait comprendre que des articles seraient publiés. Donc, avant que cela ne sorte contre mon gré, je préfère me défendre et prendre les devants.»

Lire l’interview de Victorine sur : L’illustré

Nafissatou Diallo rompt le silence dans l’affaire DSK

Nafissatou Diallo

Par Noeleen Walder | Reuters – il y a 17 heures
NEW YORK (Reuters) – La femme de chambre qui accuse Dominique Strauss-Kahn de tentative de viol rompt son silence lundi dans la presse américaine, déclarant à Newsweek que l’ancien directeur du FMI lui est apparu comme un « homme fou » et l’a attaquée alors qu’elle entrait dans sa suite de l’hôtel Sofitel de New York le 14 mai dernier.

Nafissatou Diallo donne au magazine et à la chaîne ABC News, à qui elle a également accordé un entretien, la permission de l’identifier par son nom. Son visage apparaît de profil à la une de la prochaine livraison de Newsweek.

C’est la première fois que cette immigrée guinéenne âgée de 32 ans s’exprime dans les médias, alors que Dominique Strauss-Kahn doit comparaître dans une semaine, le 1er août, pour une nouvelle audience.

Les avocats de l’ancien ministre socialiste dénoncent une tentative tardive de la part de la jeune femme et sa défense pour obtenir de l’argent de Dominique Strauss-Kahn.

« Je veux la justice. Je veux qu’il aille en prison », déclare Nafissatou Diallo dans son entretien avec la chaîne ABC News, qui sera diffusé lundi matin. « Je veux qu’il sache qu’il y a des endroits où on ne peut pas utiliser son argent, où on ne peut pas utiliser son pouvoir. »

L’un de ses avocats, Douglas Wigdor, a déclaré qu’elle avait décidé de s’exprimer publiquement pour que le monde sache qu’elle n’est « ni une artiste du racket ni une prostituée ».

« Elle est attaquée (…) et elle a jugé important de mettre un nom et un visage sur son récit », a-t-il ajouté.

Douglas Wigdor a également déclaré que Nafissatou Diallo comptait prochainement déposer une plainte au civil, ce qui implique que son nom soit alors rendu public.

L’usage veut qu’aux Etats-Unis, l’identité des victimes présumées de viol ne soit pas dévoilée, même si le nom de Nafissatou Diallo a déjà circulé dans de nombreux médias.

« Je n’ai jamais voulu me montrer en public mais je n’ai pas le choix », déclare la jeune femme qui a passé deux mois recluse dans un hôtel avec sa fille adolescente depuis sa plainte.

« Je dois maintenant me montrer en public. Je le dois, pour moi-même, je dois dire la vérité. »

« CAMPAGNE MEDIATIQUE »

Début juillet, l’affaire a connu un spectaculaire rebondissement avec la mise en cause de la crédibilité de l’accusatrice, soupçonnée d’avoir menti sur plusieurs aspects de sa vie passée, puis la levée de l’assignation à résidence de Dominique Strauss-Kahn.

Dans son entretien à ABC, la femme de chambre reconnaît des « erreurs », selon la chaîne, mais celles-ci ne doivent pas selon elle empêcher l’accusation de poursuivre son travail.

Un porte-parole du bureau du procureur de Manhattan chargé du dossier, Cyrus Vance, n’a pas souhaité commenter ces interviews. « Nous ne parlerons pas des faits ou des preuves dans ce qui reste une enquête en cours », a-t-il dit.

Diallo déclare avoir vu Dominique Strauss-Kahn apparaître nu en face d’elle alors qu’elle ouvrait la porte de sa suite. « Vous êtes belle », aurait alors lancé DSK, dit-elle, avant de se jeter sur elle en dépit de ses protestations.

L’ancien favori socialiste à l’élection présidentielle de 2012, qui est âgé de 62 ans, rejette les accusations de Diallo.

« Elle est la première accusatrice de l’histoire à mener une campagne médiatique pour persuader un procureur de maintenir les charges contre une personne auprès de qui elle espère obtenir de l’argent », déclarent les avocats de l’ancien patron du FMI, Benjamin Brafman et William Taylor, dans un communiqué.

« Ses avocats et ses consultants en relations publiques ont orchestré un nombre sans précédent d’événements et de rassemblements médiatiques pour faire pression sur les procureurs dans cette affaire après qu’elle a dû admettre ses efforts extraordinaires pour les induire en erreur. »

Les avocats de Nafissatou Diallo et de Tristane Banon, une Française qui accuse également DSK de tentative de viol, se sont rencontrés le 19 juillet au bureau du procureur de New York.

France Soir publie en une ce lundi un témoignage de l’avocat de Tristane Banon, David Koubbi, qui dit avoir rencontré Nafissatou Diallo et avoir été impressionné par son courage.

Jean-Stéphane Brosse pour le service français

Source : news yahoo

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Nafissatou Diallo a bien été violée par DSK, selon la psychologue qui la suit

Nafissatou Diallo

Pour Mariama Diallo, la psy de Nafissatou Diallo, la jeune Guinéenne a bien été violé.

La psychothérapeute Mariama Diallo, spécialisée dans l’aide aux femmes africaines en difficulté, est de la même ethnique que la victime présumée de DSK, détail qui a son importance. En effet, alors que la presse américaine faisait ses gorges chaufdes sur la prétendue prostitution de Nafissatou Diallo ou sur la conversation avec son « fiancé », la jeune Guinéenne avait par la suite fait savoir que ladite conversation (dont une partie seulement a été publiée à son insu), avait été mal transcrite du fulani à l’anglais.

Concernant les faits graves reprochés à DSK, Mariama Diallo est formelle, « le viol a bien eu lieu ». La psychothérapeute, mandaté début juillet par Kenneth Thompson (avocat américain de N.D) pour suivre la jeune femme, a rencontré celle-ci plusieurs fois.

Nafissatou Diallo défendue par Amara Tarawally, son « fiancé »

Autre rebondissement dans l’affaire DSK, Nafissatou Diallo, qui accuse Dominique Strauus-Kahn de l’avoir sauvagement violé dans une chambre d’hôtel du Sofitel de New York, peut compter sur Amara Tarawally, celui que la presse a présenté comme son « fiancé ».

Amara Tarawally, un Sierra-léonais de 35 ans actuellement emprisonné, s’est exprimé dans les colonnes du Newsweek, qui est allé le rencontrer en prison. Pour celui dont une transcription d’une partie de la conversation avec Nafissatou Diallo a permis aux avocats de DSK de vouloir décrédibiliser la victime présumée, sa « fiancée » est tout sauf une menteuse. Selon lui, Nafissatou Diallo est une femme « très honnête » qui n’avait aucune raison de mentir sur ce que l’ex-patron du FMi lui a fait le 14 mai.

Dominique Strauss-Kahn a de nouveau rendez-vous avec la justice américaine le 1er aout. Il est aussi sous le coup d’une plainte d’une autre femme (Tristane Banon, Ndlr) en France. Celle-ci l’accuse d’avoir tenté de la violer en février 2003. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire à ce sujet. ©Culturefemme.com

Attaque cérébrale : consommer de l’huile d’olive pour réduire les risques

Huile d'olive/photo maxisciences.com

Consommer de l’huile de l’olive réduit chez les personnes âgées de plus de 65 ans les risques d’attaque cérébrale. C’est ce que révèle une récente étude menée auprès de plus de 7.600 personnes en France.

Les personnes de plus 65 ans qui consomment régulièrement de l’huile d’olive ont moins de risques d’être victimes d’une attaque cérébrale que ceux qui n’en mangent pas. Telle est la conclusion d’une étude menée par des chercheurs de l’Institut National de la Santé et de la Recherche médicale (Inserm) de Bordeaux, et publiée le 15 juin dans la revue scientifique américaine Neurology.

Les chercheurs ont suivi pendant cinq ans quelque 7.625 personnes âgées de 65 ans et plus, toutes originaires de Bordeaux, Dijon et Montpellier. Les sujets ont été répartis en deux groupes : ceux qui consommaient régulièrement de l’huile d’olive, et ceux qui n’en utilisaient jamais. Au cours des cinq ans pendant lesquels a été conduite l’étude, 148 attaques cérébrales ont eu lieu parmi les participants. Les chercheurs de l’Inserm ont alors examiné les critères de poids, d’activité physique et de régime alimentaire des sujets, et c’est ainsi qu’ils ont découvert que le risque d’attaque cérébrale chez les consommateurs réguliers d’huile d’olive était 41% moins important que chez les personnes âgées qui n’en utilisent jamais.

« Notre étude tend à montrer qu’une nouvelle série de recommandations alimentaires devrait être publiée pour prévenir les attaques chez les personnes de 65 ans et plus. (…) Les attaques sont très répandues chez les personnes âgées. L’huile d’olive est une méthode peu coûteuse et simple pour aider à les prévenir », estime Cécilia Samieri, l’un des auteurs principaux de cette recherche. 

Retrouvez cet article sur maxisciences.com

 

Nafissatou Diallo, une vie sans histoires, n’en déplaise aux avocats de Dominique Strauss-Kahn

Nafissatou Diallo/Photo DR/Culturefemme.com

Scandale DSK – Alors que les avocats de DSK ont dû se défendre de vouloir « salir » Nafissatou Diallo, mercredi 15 juin, International Herald Tribune (qui appartient au New York Times, Ndlr), publiait en première page une enquête sur Nafissatou Diallo. Il en ressort que la Guinéenne qui accuse Dominique Strauss-Kahn d’agression sexuelle, est bien une jeune femme ne cachant aucun squelette dans son passé. La horde de détectives lancée sur les trousses de son passé en Guinée par le camp DSK, serait revenu bredouille, la vie de Nafissatou Diallo étant jugée sans histoires. ©Culturefemme.com

Sept signatures pour une enquête : le New York Times n’a pas lésiné sur les moyens pour un long article qui s’affiche en gros titre, mercredi matin, à la une de l’International Herald Tribune, son édition internationale. Objet de cette attention : Nafissatou D., la victime présumée de Dominique Strauss-Kahn dans la suite 2806 du Sofitel de New York.Source : Rue89.com

Le New York Times dit avoir interviewé de nombreuses personnes, en Guinée ou à New York, pour retracer le parcours et la personnalité de la plaignante – dont le nom n’est jamais donné, pas plus que celui de ses proches, le quotidien américain ayant pour politique de ne pas révéler l’identité des victimes d’agressions sexuelles. Bien que son nom soit sorti dans la presse américaine.

Une enfance pieuse et traditionnelle en Guinée

Alors que la défense de l’ancien directeur général du FMI s’appuie en partie sur les « failles » possibles dans la biographie de la jeune femme, afin d’affaiblir son témoignage, le New York Times n’a rien trouvé contre elle. Au contraire, il dépeint une enfance pieuse et traditionnelle, fille d’un imam de village en Guinée, aujourd’hui décédé.

Durant ses premières années, elle n’a appris que le Coran à la maison, sur des tablettes en bois, comme dans les meilleures traditions des écoles coraniques.

Selon les journalistes du New York Times, la jeune fille a été mariée de force par son père à l’age de 13 ans. Selon ses frères interviewés par le journal, elle n’a pas eu d’autre choix que d’obéir. Puis son mari a succombé à la maladie, et la jeune femme, devenue mère d’une fillette, est allée vivre avec son frère à Conakry, la capitale guinéenne.

En 2002, elle s’est décidée à tenter sa chance en émigrant aux Etats-Unis, où l’une de ses sœurs l’avait déjà précédée. Elle ne parlait pas un mot d’anglais. « Tout le monde veut aller aux Etats-Unis », déclare son frère Mamadou.

Les conditions de son immigration

Le New York Times reste discret sur les conditions de son immigration aux Etats-Unis. C’est l’un des points que les avocats de la défense vont étudier, en se basant sur l’idée que la vaste majorité des candidats à l’immigration mentent sur au moins un point de leur formulaire tant les conditions sont strictes. S’ils arrivent à le prouver, ce « mensonge » décrédibilisera la plaignante aux yeux du jury.

Sur sa vie à New York, malgré les moyens déployés, le New York Times n’a rien découvert de particulier sur cette mère célibataire, qui a travaillé dur pour élever sa fille. D’abord dans un restaurant ouvert par un immigrant gambien, Marayway, dans le Bronx, puis au Sofitel, la chance de sa vie.

Un proche raconte que sa seule distraction était de regarder des DVD nigérians à la télévision chez elle, et parfois d’aller au café 2115 de Harlem, où se retrouvent des Africains francophones pour voir des programmes télé en français.

Une vie sans histoire, donc, pour cette Fulani (ou Peul), membre d’une minorité ethnique guinéenne victime de persécutions par le passé, qui se retrouve aujourd’hui au cœur d’une des affaires judiciaires les plus disputées au monde.

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Une mère veut donner son utérus à sa fille de 25 ans

Une mere veut donner son uterus a sa fille de 25 ansL’amour maternel est sans limite. Pour permettre à sa fille de 25 ans, née sans utérus, d’enfanter, Eva Ottoson, 56 ans, envisage de lui faire don de son propre utérus. Loin d’être une lubie surréaliste, ce type de transplantation est tout à fait d’actualité. L’équipe du docteur Mats Bränström, à l’hôpital universitaire Sahlgrenska de Göteborg en Suède, travaille sur le sujet depuis dix ans. « Nous sommes parvenus à un point (dans nos recherches) où nous commençons à prévoir une transplantation humaine et nous étudions dix couples, dont la plupart sont des mères avec leur fille », explique Mats Bränström. Une situation idéale si l’on en croit le médecin : le don d’organe d’une mère à sa fille n’aurait en effet « que des avantages car elles ont des tissus plus similaires et il y a donc moins de risques de rejet ».

Une greffe l’année prochaine ?

Pourtant, impossible de ne pas trouver cette situation étrange. Pour la première fois, une femme porterait son enfant dans l’utérus dans lequel elle s’est elle-même développée. Eva Ottoson, elle, n’est pas choquée. « C’est juste un organe, comme un rein ou autre chose. Elle en a besoin, j’en ai un. Et moi je n’en ai plus besoin », explique-t-elle à la BBC. Eva, qui vit en Angleterre, et sa fille Sara, vivant actuellement en Suède, espèrent être sélectionnées par l’équipe médicale pour une première greffe qui devrait avoir lieu « dans la première moitié de l’année prochaine », selon Mats Bränström.

Fécondation in vitro

Une fois la transplantation réalisée, la patiente suivra bien entendu un traitement pour éviter le rejet de l’utérus. Les médecins prévoient ensuite de procéder à une fécondation in vitro. Si la grossesse arrive à terme, l’accouchement se fera alors par césarienne. Au bout de deux ou trois ans, il faudra alors procéder au retrait de l’utérus, pour éviter les complications. Jusqu’à présent, la greffe d’utérus n’a été tentée qu’une seule fois en 2002, en Arabie Saoudite. Elle impliquait deux femmes sans aucun lien de parenté et s’était soldée par un échec. Après 14 semaines, les chirurgiens avaient en effet été obligés de retirer l’organe transplanté en raison de caillots de sang.

A.S.Le 16/06/2011
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