Les organisations régionales et internationales : les limites ou la fin des “machins” ?

Le machin qu’on appelle l’ONU

 

L’on se rappellera que le 10 Septembre 1960, à Nantes, le général de Gaulle avait parlé de l’ONU en disant : « Le machin qu’on appelle ONU ». Il a ainsi assené cette formule assassine, désormais inscrite dans les manuels d’histoire. Le général refusait, à l’époque, de financer l’expédition des Casques bleus au Congo (ex-belge). Surtout, il ne supportait pas de voir l’Organisation des Nations Unies et son secrétaire général d’alors, Dag Hammarskjöld, se mêler de la décolonisation et s’ingérer dans le dossier algérien.

Il savait très bien que l’ONU ne valait rien, ne servait à rien pour la paix dans le monde, sinon à faire du bruit.

 

Actuellement en 2023, l’Organisation des Nations Unies (ONU) n’a pas, après plusieurs décennies, réussi à apporter la paix dans les Nations en conflit.

L’énumération de ses échecs et fiascos dans ce domaine seraient fastidieuse et inappropriée dans ce petit billet qui se veut être bref et directement didactique.

 

Cependant, comme rwandais, nous ne pouvons pas ne pas rappeler que le même “ machin” qu’est l’ONU a non seulement lamentablement échoué au Rwanda, mais aussi et surtout y a commis un scandale énorme en 1993-1994.

 

En effet, l’ONU a décidé l’envoi au Rwanda de ses Casques Bleus, troupes censées venir faciliter et accompagner l’application d’un accord signé entre les envahisseurs venus d’Ouganda et le pays envahi, le Rwanda. Mais en réalité, ces troupes de l’ONU avaient “une mission dans la mission”, celle de hâter et d’achever la conquête militaire du Rwanda par les éléments Tutsi de l’armée de l’Ouganda qu’ils avaient envahi en octobre 1990. Le comble: l’ONU confia le commandement de ces casques bleus à un officier canadien qui coachait et renseignait ouvertement les commandants des troupes des envahisseurs. Nous parlons de Roméo Dallaire – pour ne pas le nommer- qui est toujours en vie et qui aujourd’hui est vénéré comme un demi-dieu dans le Rwanda conquis.

 

Pire encore, le même “machin” qu’est l’ONU va créé un tribunal spécial pour le Rwanda qui devait juger les vaincus afin qu’ils ne rêvent jamais à la revanche ou à la reconquête et la libération de leur pays le Rwanda. Les effets de ce tribunal se font toujours sentir et sont catastrophiques parmi les élites rescapés Hutu.

 

D’autres “ machins”

Ceci dit, nous nous attarderons davantage sur les échecs et scandales d’autres “machins“ qui ont été créés en Afrique longtemps après l’ONU mais dans la même optique illusionniste’’. Mais là aussi, nous parlerons uniquement de quelques actions (ou inactions) soit qui nous tiennent à cœur, ou soit qu’elles sont d’actualité.

 

L’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) qui s’est muée en Union Africaine (UA)

 

Cette organisation mise sur pied dès le lendemain des indépendances va petit à petit perdre ses idéaux et se retrouver au début des années 90, être une coquille vide et un vuvuzela des seuls nouveaux maîtres du Monde après la fin de la guerre froide.

 

Ainsi, en 1990 quand l’OUA était présidée par Yoweri Museveni, président de l’Ouganda depuis 1986 (et encore aujourd’hui) et avait pour secrétaire général le tanzanien Salim Ahmed Salim, un proche par alliance (mariage) aux Tutsi, cette organisation a avalisé la conquête du Rwanda par les éléments de l’armée régulière de l’Ouganda sous prétexte que ceux-ci avaient des origines lointaines rwandaises et donc facilement présentables comme “des réfugiés qui renteraient dans leur pays les armes à la main”! La guerre de conquête durera près de quatre ans et en juillet 1994, le Rwanda démocratique et républicain fut conquis par les éléments tutsi de l’armée ougandaise qui y ont depuis, installé un régime quasi féodo-monarchique. Et tout cela avec la bénédiction de l’OUA qui deviendra l’actuelle UA.

 

L’East African Community (EAC).

 

Cette Communauté qui, au départ, regroupait les trois anciennes colonies du Royaume Uni de l’Afrique de l’Est à savoir le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda, fut par la suite élargie à certains autres pays comme: le Rwanda de Kagame, le Burundi, le tout jeune Soudan du Sud que Museveni, exécutant les plans de ces maîtres anglo-saxons, venait de détacher du Soudan. La République Démocratique du Congo (RDC) vient elle aussi et à son corps défendant de rejoindre, “de son plein gré”, cette organisation, en 2022. Cette adhésion correspondait à l’agression de la même RDC par un des Etats membres de l’EAC à savoir le Rwanda de Kagame, sous couvert d’un mouvement terroriste de sa création, le M23.

 

En quelques mois, les troupes de Kagame vont conquérir plusieurs territoires de la Province du Nord Kivu et à isoler sa capitale, la ville de Goma qui est aussi à sa portée surtout géographiquement. Mais les populations du Nord Kivu, connaissant la cruauté et l’inhumanité des terroristes Tutsi qui se présentaient comme “congolais tutsi du M23” les fuyaient comme la peste et venaient s’entasser par milliers dans des camps de fortunes aux portes de Goma.

 

Face à cette situation humanitaire et l’Armée de la RDC les FARDC n’étant pas à mesure de garantir l’intégrité du territoire et surtout d’assurer la sécurité de la population et la ramener dans ses biens abandonnés aux terroristes de Kagame, l’EAC feigna d’envoyer des troupes censées rétablir l’ordre et la sécurité au Nord Kivu, en chassant le M23 des territoires conquis et en ramenant les populations déplacés dans leurs biens. La RDC acclama de toutes ses mains et permis l’entrée au Congo des troupes venant du  Kenya, de l’Ouganda, du Burundi et du Soudan du Sud et commandées par un officier kenyan. Des calendriers et des feuilles de route furent fixés pour l’accomplissement de ces missions: Nairobi I, II, III, Luanda I, II !

 

Mais après seulement quelques jours, la désillusion fut totale car tous les observateurs se rendirent compte que non seulement les troupes de l’EAC ne chassaient pas les terroristes du M23 des zones conquises, mais au contraire fraternisaient avec eux et leur facilitaient l’imposition de l’ordre Tutsi dans ces zones!

 

Actuellement le Gouvernement de la RDC est en phase d’évaluation et il faudra attendre pour savoir quel avenir il réserve aux troupes de l’EAC qu’il a lui-même invitées sur son territoire ne sachant pas qu’elles allaient collaborer ou être complices de l’envahisseur Kagame. “Wait and see“, comme on dit chez Kagame.

 

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest: CEDEAO

 

La CEDEAO a été créée en  mai 1975 par un traité dit “de Lagos”. Elle a donc 48 ans d’existence. Elle regroupe 16 Etats membres que sont : Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo. La Mauritanie s’en est retirée en 2000.

 

Quel était le but de la CEDEAO ?

 

Selon le Traité de Lagos du 28 mai 1975, le but de la CEDEAO était de « promouvoir la coopération et l’intégration dans la perspective d’une Union économique de l’Afrique de l’Ouest en vue d’élever le niveau de vie de ses peuples, de maintenir et d’accroître la stabilité économique, de renforcer les relations entre les États Membres et de contribuer au progrès et au développement du continent africain ».

 

Bilan presque nul après près d’un demi siècle d’activités.

 

Dans ce domaine économique qui était censé être son champ d’action, ni l’intégration chantée dans sa charte fondatrice et encore moins l’Union Economique de l’Afrique de l’Ouest n’ont été réalisées. Même le franc CFA imposé par la France à son Afrique, n’a pas pu s’imposer à tout ces Etats. Il est resté en cours dans des Etats vassaux de la France comme la Côte d’Ivoire ou le Sénégal. Ne parlons même pas d’élever le niveau de vie de ses peuples, ni du renforcement des relations entre les Etats membres.

C’est peut-être après ce constat de son inutilité et de son manque de crédibilité devant les peuples de l’Afrique de l’Ouest comme “machin”, la CEDEAO” tente maintenant  de se lancer dans d’autres aventures qui n’ont rien avoir avec sa principale mission qui était avant tout “économique”.

 

Le ridicule et l’incohérence de la CEDEAO dans le cas du Niger

 

Le 26 juillet 2023, les Forces Armées du Niger, constatant la trahison, la gabegie et l’humiliation que le régime en place soumettait au fier et digne peuple du Niger, ont opéré pacifiquement et sans effusion de sang un Coup d’Etat, puisqu’il faut l’appeler par son nom, même si pour nous, il s’agissait plutôt d’un sursaut patriotique.

 

En effet, depuis 2 ans, le Niger était devenu et devenait davantage un territoire de repli des forces impérialistes opérant sur le continent quand elles sont chassées ou décriées là où elles opéraient. Ainsi, toutes les bases militaires de la France disséminées en Afrique, comme les troupes françaises et européennes chassées de certains états du Sahel (Mali, Burkina, …)  où elles étaient déployées dans divers Opérations (Barkhane, Serval, etc.) étaient délocalisées au Niger. En fait, ce pays devenait une poubelle militaro-stratégique des impérialistes.

 

En réaction à ce sursaut de patriotisme et d’honneur des Forces vives du Niger, les pays de la région sont plus que jamais divisés et les pays où règnent encore les régimes installés par Paris et qui ploient encore sous le poids des multinationales et de la Françafrique sont désemparés car craignant que ce serait peut-être bientôt leur tour.

 

  • Outrepasser sa vocation

 

Ce sont donc ces pays encore et toujours colonisés qui poussent la CEDEAO à se ridiculiser et à outrepasser sa vocation économique pour s’investir dans le domaine militaire et d’imposition des régimes impopulaires. C’est pourquoi on n’y retrouve la Côte d’Ivoire qui est vent debout et le Sénégal dont le président qui est partant joue la carte de laisser le chaos derrière lui, et auxquels il faut ajouter le Bénin ou la Guinée Bissau sur qui règnent des vendeurs de cacahouètes ou des caporaux bombardés généraux. Ou alors un magnat et milliardaire qui vient à peine d’accéder à la Magistrature Suprême du pays le plus peuplé  et riche de la région qui voudrait mettre l’Occident (notamment la France ) de son côté pour au moins terminer son mandat même en disloquant son pays en envoyant les Haoussa du Nord de son pays massacrer leurs frères Haoussa du Niger sous prétexte que lui le Yorouba du Sud ne serait pas affecté ni affligé. Vous avez reconnu Bola Tinubu du Nigeria.

 

Mais là où cela devient incompréhensible et dépourvu de toute logique, c’est que dans tous ces Etats de la CEDEAO, des Coups d’Etats militaires se sont régulièrement produits et parfois à répétition sans que la même CEDEAO ne lève son petit doigt.

 

En effet sur les 16 Etats membres de la CEDEAO, seuls le Sénégal n’a pas connu de Coup d’Etat militaire. Même en Cote d’Ivoire, qui est maintenant vent debout pour envahir le Niger, il y en a eux deux : celui du général Guéi en 1999 et celui de Alassane Ouattara et Guillaume Soro en 2021 à la tête de leur fausse rébellion – en fait des commandos des Forces Spéciales françaises – pour chasser le président élu Laurent Gbagbo.

 

Mais jamais, la CEDEAO n’avait jugé bon d’envoyer les armées des pays membres pour aller chasser les militaires qui prenaient le pouvoir dans l’un des 15 pays membres.

Les va-t-en-guerre que sont la Côte d’Ivoire et le Sénégal brandissent le cas de la Gambie enclavée pour dire que la CEDEAO serait toujours intervenue en cas de coup d’Etat militaire dans la région.

 

Mais c’est vite oublier ou tenter d’abuser les moins avertis quand on ne précise pas que la Gambie est un territoire complètement enclavé dans le Sénégal et donc qui n’a aucun autre pays voisin et que donc le Sénégal y fait la pluie et le bon temps surtout pour contrôler la Casamance  située au Sud du Sénégal et donc de la Gambie enclavée et où des mouvements indépendantistes se font parfois entendre.

 

Honnêtement, la CEDEAO ne peut donc pas brandir le cas de la Gambie pour se prévaloir d’avoir chassé des militaires qui venaient d’opérer un coup d’Etat dans un des pays membres et y avoir réinstallé le régime renversé.

 

  • Menaces et ultimatum lancés contre le Niger par la CEDEAO

 

La CEDEAO, comme déjà dit, n’a jusqu’ici réussi dans aucune mission militaire de restauration de l’autorité régulièrement constituée dans un Etat membre car telle n’est pas sa mission! Son actuel président en exercice Tinubu nouvellement président du Nigéria, pour sa publicité après un sommet extraordinaire de cette organisation, a lancé un ultimatum aux nouvelles autorités nigériennes. Cet ultimatum a expiré.

 

Pour brouiller les pistes, les Etats va-t-en-guerre et à leur tête le Nigéria ont chargé leurs Chefs des Etats Majors d’élaborer un plan d’invasion du Niger. Dans une réunion tenue à Abuja au Nigéria, ces militaires comme fidèles exécutants s’y sont penchés et ont présenté leur plan de manœuvre à leur chefs politiques.

Les mêmes chefs d’Etats Major ont de nouveau été convoqués cette fois-ci à Accra au Ghana. Cette fois officiellement pour fixer le “Jour J”, c’est à dire le jour et l’heure exacts du début de l’invasion. Dans leur rapport, ils disent avoir fixé ce Jour J mais que celui-ci reste tenu secret pour des raisons opérationnelles.

 

Voilà où on en est au moment de rédiger ce billet. La situation est donc évolutive .

 

Position alambiquée et péniblement prise par l’Union Africaine

 

Entretemps, dans un communiqué du 22 août 2023, le Conseil Paix et Sécurité  (CPS) de l’Union Africaine (UA) a déclaré qu’il « prend note » de la décision de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) de “déployer une force en attente” au Niger et demande une “évaluation” des implications économiques, sociales et sécuritaires de ce déploiement. Le CPS a décidé par ailleurs de la suspension de ce pays de toutes les activités de l’UA « jusqu’au rétablissement effectif de l’ordre constitutionnel ».

Nous avons intentionnellement mis en italique certains mots ou expressions de ce communiqué. En effet, chaque mot ou expression a été minutieusement pesé car ce ne fut pas facile de sortir un communiqué consensuel.

 

Enfantement douloureux

 

Cette réunion du Conseil Paix et Sécurité, cet organe de l’UA, s ‘est tenue le lundi 14 août 2023. Les débats ont été houleux. Et comme on le voit, il a fallu plus d’une semaine pour s’entendre sur un communiqué commun de seulement trois pages. A première vue, le CPS semble souscrire aux principales mesures, y compris militaires de la CEDEAO contre le Niger. En réalité, il faut nuancer car dans ce communiqué, chacun peut y trouver à boire et à manger.

 

En effet, les tenants de l’invasion du Niger (Nigéria, Côte d’Ivoire, Sénégal, Bénin et Guinée Bissau) vont claironner partout, et les puissants médias de la Françafrique (RFI, FR 24, TV 5 Monde,…) vont relayer leur propagande comme quoi l’Union Africaine aurait donné son aval pour envahir le Niger afin d’y installer un régime à la solde de la France et que donc la route serait grande ouverte pour reconquérir et soumettre le peuple nigérien qui croyait avoir été libéré le 26 juillet 2023.

 

Pourtant, le communiqué dit bien, et c’est souligné, de “prendre note” et non “d’approuver ou de soutenir ou encourager” ; alors que ces termes étaient aussi à leur disposition.

Ensuite, le CPS de l’UA précise qu’il prend note de la décision de “déployer une force en attente” par la CEDEAO, mais jamais d’une entrée au Niger des armées de cette CEDEAO. Le CPS parle aussi d’une “évaluation” préalable à ce déploiement, ce qui en clair signifie que la CEDEAO devrait lui faire rapport avant l’exécution de ce déploiement.

 

Quant à la suspension du Niger des instances de l’Union Africaine, il s’agit d’une formalité administrative qui est appliquée à tout pays où un changement de régime par coup d’état ou soulèvement populaire se produit. Presque tous les pays d’Afrique ont été frappés par cette mesure mais qui fut vite levée dès que la situation se décantait. Même les géants du continent en furent à un moment donné frappés mais sans grand impact comme l’Egypte en 2013 ou le Soudan actuellement. Nous pouvons multiplier les exemples. Mais les médias susmentionnés commencent déjà à dire que c’est rare et exceptionnel de voir un état comme le Niger être suspendu des instances de l’Union Africaine.

 

Conclusion

 

Ce billet constitue une illustration montrant que pour certains articles, il n’est pas aisé de formuler une conclusion.

C’est pourquoi nous voudrions dire à nos lecteurs que nous entendions seulement leur exposer la situation quant à la CEDEAO, mais surtout qu’ils tiennent compte que cette situation évolue et souvent de façon imprévisible.

Mais globalement les organisations telles que l’ONU, l’OUA/UA, l’EAC, la CEDEAO etc., apparaissent de jour en jour comme “machins inutiles” et dans certains cas nuisibles aux peuples africains. Les Rwandais et les Zaïrois/Congolais en savent quelque chose.

 

Emmanuel Neretse

 

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