Rwanda-Burundi: Comparaisons inappropriées et intentionnellement nocives à la paix dans la région des Grands lacs.

Cette fin du mois de juin 2024 offre une occasion en or pour les chantres de la dictature du président Paul Kagame du Rwanda et qui sont en même temps les pourfendeurs du régime démocratique au Burundi incarné par le président Evariste Ndayishimiye pour s’adonner à leur diabolique passion.

 

Au Burundi, le président Evariste Ndayishimiye commémore, comme chaque année, ses quatre ans à la tête du Burundi. Il le fait sombrement  et de façon discrète par une séance de prière œcuménique comme il vient de le faire le 22 juin2024. Cela a suffit pour les ennemis du Burundi, les opposants à son régime, les médias impérialistes ou des lobbies pro-Kagame… de se coaliser pour tirer à boulets rouges non seulement sur le président Evariste Ndayishimiye mais aussi au système démocratique en vigueur au Burundi en le jugeant comme un échec ceci par rapport au régime dictatorial au Rwanda sous Paul Kagame depuis 3 décennies.

 

Au même moment, Paul Kagame s’apprête à fêter de façon grandiose, ses trente ans de règne après sa conquête militaire du Rwanda à la tête d’une armée composée d’éléments issus de l’armée régulière de l’Ouganda.

Mais aussi et coïncidence,  amorcer les formalités pour sa future reconduction à la tête du Rwanda qui aura lieu en juillet 2024. Occasion donc pour ses fans, les médias achetés ou de son parti-Etat… de se répandre en louanges sous prétexte qu’il serait en campagne pour se faire réélire, alors qu’ils savent très bien que les rwandais n’élisent pas mais que c’est Paul Kagame lui-même qui fixe le pourcentage des voix qui doivent lui être attribuées, à la seule condition qu’il ne soit pas en-dessous des 98% des voix.

 

Rien de comparable entre le Burundi démocratique de 2024 et le Rwanda dictatorial de 2024.

 

Systèmes politiques

 

Les systèmes politiques en vigueur dans ces deux pays sont différents de part leurs héritages et leurs sources.

 

Au Burundi le régime actuel du CNDD-FDD incarné par Evariste Ndayishimiye élu en 2020 est issu d’un processus démocratique et consensuel initié en 2000 quelques années après le refus d’un régime démocratique par un groupe de militaires Tutsi et la décapitation de l’Etat avec l’assassinat en octobre 1993 du président hutu qui venait d’être élu Melchior Ndadaye. Il s’en est suivi un chaos et des rebellions armées et pour y mettre fin, un accord fut signé sous les auspices de l’icône africaine et respecté president Nelson Mandela.

 

L’accord désormais intégré dans la Constitution instaurait la démocratie et le multipartisme intégral mais surtout il consacre la reconnaissance des ethnies Hutu, Twa et Tutsi et leur répartition dans des postes dans toutes les instances du pays surtout dans les forces de Défense et de Sécurité.

 

Tout le contraire du Rwanda. Le régime actuel au pouvoir à Kigali depuis 1994 est issu d’une conquête militaire par un groupe armé venu de l’extérieur. En l’occurrence le FPR de Paul Kagame venu d’Ouganda.

 

C’est donc un régime des conquérants qui impose son pouvoir sur les peuples conquis et dans lequel  c’est la loi du vainqueur qui s’impose et “Malheurs aux vaincus”.

Pour seul héritage, légué par le Rwanda d’avant lui et sa seule source d’inspiration. le régime du FPR de Paul Kagame se réfère à la monarchie féodale qui a régné sur le Rwanda durant des siècles avant d’être bannie par la révolution populaire de 1959.

 

Autre aspect: au Burundi le multipartisme est admis et est intégral. Résultat : plus de 40 partis politiques sont enregistrés et admis dont la plupart se déclarent de l’opposition à celui au pouvoir. Lors des élections soit présidentielles ou législatives, chaque parti présente ses candidats et aux électeurs de trancher dans les urnes. C’est ainsi que dans  l’assemblée nationale issue des dernières élections, l’opposition dispose de plus de 34 députés sur les 123 qui composent de cette assemblée . Il en va de même dans tous les échelons et niveaux du pouvoir.

 

Tout le contraire au Rwanda de Paul Kagame où l’ancienne rébellion issue de l’armée de l’Ouganda, le FPR s’est érigé en parti politique mais au statut particulier de parti-Etat, en réalité un parti unique de fait. Après sa conquête du Rwanda et la prise du pouvoir politique, le FPR a dissous les partis qui s’étaient opposés à sa conquête militaire. Mais il a imposé même aux partis qui  avaient été ses complices de l’intérieur de se fondre dans le FPR dans une forme de moule dénommée “Forum des partis”. L’opposition politique est donc interdite au Rwanda de Kagame car tout parti naissant doit signer son entrée dans le FPR par le biais de ce « forum » ou alors ne pas être admis et leurs initiateurs mis en prison ou tout simplement physiquement éliminés.

 

Systèmes électoraux

 

Au Burundi, lors des élections, que ce soit présidentielles ou législatives, les partis politiques ou les individus comme indépendants, présentent leurs candidatures. Et la commission indépendante chargée des élections et composée de commun accord entre le pouvoir et l’opposition doit les valider ou pas. Et le jour des élections, chaque citoyen donne sa voix et cela personnellement et en secret au candidat de son choix.

 

Au Rwanda de Paul Kagame, c’est tout autre chose. La commission électorale « indépendante » est présidée par Oda Gasinzigwa, un membre bien connu du FPR.

Pour les élections présidentielles, le parti-Etat qu’est le FPR, sachant que les vrais opposants au régime sont d’office écartés, et pour ne pas paraître “candidat unique” et gêner ainsi ses créateurs occidentaux, Paul Kagame désigne lui-même une ou deux individus qui doivent être présentés comme ses challengers et leur en donne les moyens mais avec consignes aux services concernés de ne pas leur attribuer, lors de la proclamation des soi-disant résultats sortis des urnes, plus de 1%  de voix au total.

 

C’est ainsi que lors du mascarade électorale de 2017, Kagame et son parti-Etat le FPR ont, pour berner l’opinion internationale, admis un parti dit des “Ecolos” comme parti d’opposition et investi un ancien enfant-soldat venu d’Ouganda dans les besaces de Kagame comme candidat contre lui dans cette élection.

 

Pour encore berner l’opinion, il est allé rapatrier un pauvre hutu qui vivotait en France et l’a proclamé candidat indépendant contre lui. Il a suffi qu’il lui offre un poste-bidon dans le  ministère de Unité nationale et de l’Engagement civique et dirigé par l’extrémiste bien connu Jean Damascène Bizimana et lui aussi venu de France. Nous avons parlé de Frank Habineza et de Philippe Mpayimana. Bien évidemment les deux figurants furent accrédités de moins de 1% de voix à la proclamation de l’élection de Paul Kagame. Il tient tellement à ces 98-99% que l’on se demande pourquoi il ne l’inscrit pas une fois pour toutes dans sa Constitution mais cesse de rejouer la comédie tous les 7 ou 5 ans.

 

Maintenant dans la prochaine mascarade électorale qui se prépare pour le 15 juillet 2024, Paul Kagame et son FPR ont repris les mêmes pantins pour les présenter comme ses challengers.

 

Pour les législatives au Rwanda, ce n’est pas le citoyen qui élit son député à l’assemblée nationale. Le parti-Etat du FPR a décrété que c’est lui qui dresse la liste des députés à élire et pour chaque circonscription. Dans l’isoloir, l’électeur doit approuver ou non la liste dressée par le FPR et cela sous le regard d’un agent et milicien armé du FPR. On s’imagine que peu de citoyens seraient si suicidaires pour dire non à la liste dressée par le FPR.

 

Paul Kagame et Evariste Ndayishimiye

 

En ce 2024, le Rwanda est dirigé depuis 30 ans par Paul Kagame. Tandis qu’au Burundi le leader est Evariste Ndayishimiye depuis seulement 4 ans. Avant de dresser le bilan de ces deux présidents, il serait intéressant de les connaître. En effet Paul Kagame et Evariste Ndayishimiye, l’un comme président à vie du Rwanda et l’autre comme président du Burundi pour 7 ans, n’ont pas grand-chose en commun.

 

Esquissons une comparaison entre les deux hommes.

Ndayishimiye et Kagame sont des officiers militaires du grade de général-major.

Evariste Ndayishimiye est un officier qui a reçu régulièrement le grade de général-major dans les forces de Défense du Burundi. Tandis que Kagame a reçu ses galons dans l’armée régulière de l’Ouganda.

Evariste Ndayishimiye est un universitaire diplômé des universités du Burundi et ayant embrassé la carrière militaire quand son pays était à la dérive pour le sauver.

Par contre, Paul Kagame est un ancien enfant-soldat dans les rébellions en Ouganda, peu scolarisé car n’ayant pas pu dépasser la troisième année de l’enseignement secondaire.

Avant d’accéder à la magistrature suprême au Burundi en 2020, Evariste Ndayishimiye avait exercé plusieurs fonctions de responsabilité dans son pays le Burundi tant dans le domaine militaire et défense qu’au plan politique au gouvernement.

Par contre, Paul Kagame s’est retrouvé subitement à la tête du Rwanda en 1994, à l’issue d’une guerre d’agression menée à partir de l’Ouganda.

 

Les forces armées des deux pays : APR et FNDB

 

L’autre domaine dans lequel il apparait que le Burundi actuel ne devrait pas être comparé ni jugé à l’aune du Rwanda de Paul Kagame est celui de la défense nationale.

L’armée actuelle de Paul Kagame au Rwanda est la RPA (Rwanda Partiotic Army) ou APR (Armée Patriotique Rwandaise).

En cette année 2024, l’APR est une armée monoethnique et pléthorique. En effet l’armée actuelle de Kagame au Rwanda est estimée à un effectif de plus de 150.000 hommes d’active sans compter les forces de réserve résultant de ce que nombre d’hommes tutsi et  adultes depuis 1994 sont des anciens militaires et donc de la réserve.

 

Pour donner une idée aux admirateurs occidentaux de Kagame, son armée est l’équivalent en effectifs de toute l’armée de Terre de la France, Métropole et Outre-mer, réunis, mais qui serait uniquement positionnée et casernée dans la moitié de la région de Bretagne ayant la même superficie que le Rwanda. Inimaginable!

En plus d’être monoethnique, donc seulement composée de plus de 90% de Tutsi pourtant moins de 10% de la population, elle est commandée par plus de 150 généraux à plus de 99 % tutsi. En comparaison, cela fait 5 fois plus que le nombre de tous les généraux belges des trois armes (Terre,  Air, Mer) et de la Police. En plus, parce que Tutsi, ils sont payés un salaire équivalent à leurs homologues belges au moment où un professeur d’université touche moins de 200 Euros par mois. Ahurissant!

 

Paix et sécurité dans la région et dans le Monde

 

Les effectifs et la composition de l’armée sont de nature à pousser Paul Kagame à paupériser la population autochtone, à troubler la paix et à déstabiliser ses voisins et toutes la région.

 

En effet, avec une armée aussi pléthorique, Paul Kagame doit lui permettre de s’incruster dans la population pour la sucer et la soumettre comme prix à payer par le peuple conquis. Les soldats vivent disséminés sur les collines rurales avec leurs armes et munitions et en squattant des logements qu’ils veulent. Les casernes militaires n’existent plus sauf les dépôts logistiques et les postes de commandement ou Quartiers Généraux.

 

Pour occuper ces milliers de jeunes armés et pour leur assurer une solde régulière, Paul Kagame doit « les commercialiser » comme “mercenaires” et les vendre au plus offrant et sans état d’âme quelle que soit ce qu’ils devront faire là-bas: bras armés des chefs de guerre pour massacrer des populations innocentes, agents des régimes dictatoriaux pour éliminer leurs opposants internes ou externes, etc.

 

Toujours pour gérer son armée monoethnique mais surtout pléthorique, Paul Kagame se doit de les envoyer piller les richesses naturelles dans des pays voisins en y fomentant des rebellions dont les combattants seront en réalité les soldats de son armée.

 

C’est tout le contraire des Forces nationales de défense du Burundi qui, comme véritable armée nationale et dans laquelle toutes les ethnies (Hutu, Twa, Tutsi) se reconnaissent, sont, en plus d’être garants de la paix et la sécurité du Burundi, contribuent à maintenir ou à rétablir cette paix dans la région et dans le monde et en toute légalité et transparence.

 

Signes apparents de richesses et de développement

 

Après sa conquête militaire du Rwanda en juillet 1994, Paul Kagame a soumis les populations conquises à un régime d’Apartheid pire que celui qui sévissait en Afrique du Sud d’avant 1994. Mais il brandit les trophées apparents de cet Apartheid comme peuve qu’il a apporté le développement économique au Rwanda conquis.

 

L’un des trophées mensongers que le régime d’Apartheid de Paul Kagame brandit pour dire qu’il aurait réussi et même fait mieux que le régime démocratique qu’il a renversé en 1994 est l’image de la ville de Kigali. Comme le régime d’Apartheid d’Afrique du Sud brandissait les images des villes comme Johannesburg, Pretoria, Le Cap, etc.

 

Kigali est la capitale du Rwanda depuis l’abolition de la monarchie féodale en 1961. A l’indépendance en 1962, la capitale Kigali n’était qu’un village dont le centre, le plateau de Nyarugenge, siège des institutions avec seulement un km de route asphaltée, était entourée des quartiers populaires. Ce sont les régimes démocratiques républicains qui, dans moins de 25 ans, l’ont développée en infrastructures modernes comme l’asphaltage de toutes les voies et la construction d’autres grandes routes reliant la capitale aux neuf autres préfectures du pays. L’aéroport international Grégoire Kayibanda de Kanombe est une réalisation du régime républicain d’avant 1994 tout comme le Village Urugwiro, actuel siège de la présidence de Kagame ou le stade Amahoro de Remera.

 

Mais après sa conquête militaire, Paul Kagame, à travers son parti-Etat le FPR, a transformé Kigali, qui était une capitale de l’Etat rwandais, en un “Village Potemkine” destiné à faire miroiter aux yeux des étrangers surtout occidentaux pour qu’ils vantent sa soi-disant réussite économique. Et pour cela, il n’a pas hésité et n’hésite toujours jamais à commettre des énormités humanitaires ou judiciaires.

 

C’est ainsi qu’il a rasé tous les quartiers et bidonvilles entourant Kigali pour y chasser ses habitants et cela sans autre relogement et encore moins d’indemnisations. Même les habitants des collines entourant le centre de Kigali qui vivaient sur les terres de leurs ancêtres, en furent chassés sans raison et sans leur montrer ailleurs où aller.

 

Cette opération de déguerpissement des autochtones rwandais de Kigali terminée, Paul Kagame va en apothéose déclarer Kigali une ville interdite aux pauvres. Quand on sait que toute la richesse du Rwanda doit être dans les mains de la clique entourant Kagame, et que tout signe de richesse doit être l’indication de celui qui appartient dans la catégorie des vainqueurs, on comprend que le Kigali actuel que d’aucuns qualifient de “Village Potemkine”, est devenu plus un signe de l’Apartheid qu’une capitale d’un Etat.

 

Au Burundi démocratique, c’est tout le contraire. Le parti CNDD-FDD au pouvoir depuis 2010, a opté pour un “développement global et intégré” par opposition au développement d’une caste ou élite, inégalitaire donc injuste,  mais médiatisé à outrance comme c’est au Rwanda de Kagame. En clair et en pratique, il mène une politique économique qui a pour entre autres objectifs majeurs la réduction de l’écart entre les couches de la population. Et pour cela il s’emploie à  promouvoir et à favoriser une classe moyenne, seule permettant de ne pas avoir une société composée uniquement de super-riches et de très pauvres sans intermédiaires comme c’est le cas au Rwanda actuellement.

 

La part des puissances étrangères et impérialistes

 

Le mal Paul Kagame qui sévit sur le Rwanda et sur la région des Grands Lacs depuis plus de 3 décennies surfe sur la vague soulevée par la toute puissance de l’Occident installée en 1989 après la fin de la “guerre froide” et l’instauration de la mondialisation.

 

Sur le plan géopolitique, Paul Kagame est aiguillonné par des puissants lobbies du monde occidental et qui appartiennent à des milieux décisionnels dans ces pays.

Ainsi, c’est aux Etats Unis que Kagame recrute la plupart des membres de son “Presidential Advisers Conseil” (PAC), une sorte de gouvernement-bis qui dirige en réalité le Rwanda. On y retrouve des influents personnalités politiques, des médias et des affaires!

Au Royaume Unis on peut citer le couple Tony et Cherie Blair, Andrew Michtell et ou ses accointances récentes avec le premier Rishi Sunak.

En France, depuis le président Nikolas Sarkozy puis Emmanuel Macron, Paul Kagame est courtisé au plus haut niveau et des personnalités se sont engouffrés dans cette machine de propagande de défendre et promouvoir Kagame à tout prix. C’est le cas de Vincent Duclert ou Hélène Dumas. D’autres sont personnellement liés à Paul Kagame comme Bernard Kouchner ou le couple Alain et Daphroza Gauthier.

 

En Belgique et par ricochet en Union Européenne , c’est le clan  Michel qui porte le flambeau “Paul Kagame”. Le clan Michel père et fils très influent dans la politique belge et de l’Union Européenne. Le père longtemps ministre des Affaires étrangères, Député Européen, Commissaire Européen à la Coopération, fut et reste le président du lobby de Kagame dit ”Amis du Rwanda” dont le but est de vanter Kagame en Union Européenne. Son fils Charles, longtemps premier Ministre de Belgique et actuellement président du Conseil Européen et qui préside donc tous les sommets des chefs d’Etats de l’UE, ne jure que par Paul Kagame quand il s’agit de la région des Grands Lacs. Son cadet Mathieu est ministre fédéral et tout laisse penser qu’il ne peut déloger à cet engagement familial envers Paul Kagame.

 

Parallèlement et paradoxalement, le Burundi démocratique est voué aux gémonies par ces lobbies et est sali et déstabilisé par tous les moyens. Pour eux, il doit être économiquement sanctionné injustement par l’UE, pour le faire paraître comme un état failli. Les médias européens se doivent de le décrier alors qu’il est le plus démocratique de la région. Aux fuyards car criminels recherchés par la justice accueillis au Rwanda ou en Europe sont accordés des forums médiatiques pour vilipender le régime alors que celui-ci n’a même pas le droit de répliquer. Mais le plus grave, pour le peuple burundais, c’est que ces lobbies pro-Kagame d’Europe facilitent et font passer comme “normal et bénéfique” le fait que le Rwanda de Paul Kagame soit une base-arrière aux groupes terroristes et génocidaires n’ayant d’autre programme politique que d’instaurer au Burundi un régime dictatorial et ethnique tutsi au Burundi. C’est ainsi que les mouvements terroristes comme Red-Tabara et FLN ont leurs Quartiers Généraux à Kigali.

 

Alerte en guise de conclusion

 

Face au dictateur du Rwanda et chouchou de la communauté internationale qu’est Paul Kagame, le Burundi est en danger beaucoup plus que la RDC. En effet, le tyran et hégémoniste Paul Kagame a, dans ses mains, plusieurs ficelles sur lesquelles il compte tirer pour faire basculer le Burundi démocratique  dans le chaos voire dans le néant.

 

°°Il compte tirer sur la corde ethnique en incitant les Tutsi du Burundi à refuser le système actuel qui garantit à toutes les ethnies du Burundi (Hutu, Tutsi et Twa) des droits égaux et le partage du pouvoir. Pour cela il compte les convaincre que chaque Tutsi est par essence créé pour régner sur d’autres ethnies dans la région comme c’est le cas dans son Rwanda depuis 1994. Pour cela il va leur en donner les moyens (création et armement des rebellions, répandre le terrorisme et insécurité dans le pays, appuis médiatiques et diplomatiques…)

 

°°Il va convaincre les puissances occidentales qui l’ont créé et installé comme tyran au Rwanda et dans la région, de ne pas laisser la démocratie prendre racine au Burundi voisin car ce serait un contre-exemple par rapport à sa dictature au Rwanda et surtout une contagion qui atteindrait les peuples opprimés du Rwanda et de la RDC et les pousseraient à lutter pour secouer son joug.

 

Non seulement les peuples concernés du Burundi devraient tout faire pour conjurer le mal Paul Kagame dans son projet en cours de raser le Burundi, mais aussi à toutes les âmes de bonne volonté de la Région et du Monde de leur venir au secours en soutenant le régime démocratique actuel que Paul Kagame voudrait remplacer par une dictature à relents ethniques comme celle en cours au Rwanda militairement conquis en 1994.

 

 

Emmanuel Neretse

 

 

 

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