Rwanda 2026 : l’après-Kagame, une bombe à retardement pour l’Occident

En ce début d’année 2026, Paul Kagame entame sa 32è année de règne sans partage sur le Rwanda. Mais certains prévoient et se préparent à sa fin, naturellement inévitable.

Pourquoi le dictateur rwandais continue-t-il à être soutenu et défendu par ceux qu’il ridiculise et méprise ouvertement ?

Comment ces mêmes puissances, qui l’ont créé à partir du néant de l’armée ougandaise pour en faire leur agent déstabilisateur de la région, peuvent-elles s’en débarrasser sans endosser tous ses crimes, dont elles ont été complices ?

La présente analyse tente de répondre à ces interrogations.

 

Constat étonnant et paradoxal

 

Le régime de Paul Kagame est présenté par les puissances occidentales (surtout anglo-saxonnes) comme un modèle de bonne gouvernance et de développement pour les États africains, voire pour le monde entier.

Pourtant, dès son arrivée au pouvoir en 1994, le régime de Paul Kagame a rejeté et banni du Rwanda les idéaux de l’Occident en matière de bonne gouvernance, de démocratie et de développement.

 

État de la situation au Rwanda sous le régime de Paul Kagame depuis 1994.

 

Les idéaux des puissances occidentales sont clairs et totalement à l’opposé de ce que leur créature et enfant gâté, Paul Kagame, applique au Rwanda.

Ainsi, la démocratie, le respect des droits humains, l’égalité de tous les citoyens devant la loi et la non-discrimination dans un État de droit sont non seulement bannis dans le Rwanda de Paul Kagame, mais constituent même des crimes passibles de sanctions.

 

C’est la raison pour laquelle, à l’intérieur du Rwanda, le régime de Kagame repose sur la répression. Toute opposition politique est criminalisée. Les journalistes indépendants disparaissent ou sont réduits au silence. Les opposants en exil sont traqués et parfois assassinés à l’étranger. Les citoyens ordinaires vivent dans la peur de s’exprimer librement.

 

Interprétation possible de l’attitude de ces puissances occidentales envers le régime dictatorial de Kagame.

 

Quelle est la position de ces mêmes puissances occidentales sur le régime de Paul Kagame par rapport à leurs idéaux de démocratie et de bonne gouvernance ?

 

En vantant le régime de Paul Kagame, ces puissances ont clairement transmis un message aux autres États africains : la dictature serait un modèle à imposer aux États africains.

 

Le régime d’apartheid instauré au Rwanda par Paul Kagame consiste à faire accaparer tout le pouvoir, l’argent et le savoir par une minorité tutsi (moins de 10 % de la population) autour de lui, et qui est exhibée aux étrangers dans le village Potemkine de Kigali. Mais en maintenant les Hutus, les Tutsis et les Twas n’appartenant pas à son clan, donc la majorité de la population (plus de 90 % de la population rwandaise), dans la misère et relégués dans des « bantoustans » (Imidugudu) inaccessibles et loin des regards étrangers. Pourtant, cet apartheid, pire que celui banni d’Afrique du Sud, est présenté comme un modèle de développement économique.

 

Enfin, au Rwanda de Paul Kagame, c’est le seul pays où la confusion entre les biens et les intérêts du pays et ceux d’un individu et de sa famille est érigée en norme de gestion. Ainsi, Paul Kagame est plus riche que l’État rwandais, et personne en Occident ne s’est posé la question. Au contraire, ce modèle est vanté et soutenu par ces puissances occidentales. Conséquence : les richesses personnelles de Paul Kagame et de sa famille sont éparpillées en Occident et ailleurs, hors d’Afrique, sans que personne ne s’en émeuve.

 

Chantages et pressions de Paul Kagame sur cette communauté internationale.

 

Entendez par « communauté internationale » les puissances occidentales, comme : les États-Unis d’Amérique, le Royaume-Uni, le Canada, ainsi que les organisations internationales, notamment l’ONU, le HCR, l’OUA, qui deviendra l’Union africaine, etc.

Il est leur créature. Depuis 1990, il a tout fait avec leur appui et leurs conseils. Il les accuserait d’avoir été ses complices s’il était un jour accusé et jugé pour les crimes de guerre et contre l’humanité qu’il a commis au Rwanda et dans la région pendant plus de trois décennies.

 

Ces puissances ne savent pas comment se débarrasser de Paul Kagame sans être éclaboussées par le dépoussiérage, alors qu’elles en sont les véritables auteurs. Et Paul Kagame le sait, c’est pourquoi il joue cette carte du chantage. Ainsi, de toute évidence, les États-Unis et la Grande-Bretagne ne seraient pas de simples spectateurs de la tragédie, mais bien des coauteurs.

 

Des questions auxquelles la communauté internationale devra répondre devant l’Histoire.

 

Pourquoi la communauté internationale n’a-t-elle pas réagi face aux massacres de réfugiés hutus en République démocratique du Congo (1996-1997) ?

Pourquoi l’ONU a-t-elle ignoré ses propres rapports sur ces massacres ?

Pourquoi les puissances occidentales sont-elles si fascinées par le régime dictatorial de Paul Kagame au Rwanda ?

 

La puissance du lobbying dans la gouvernance en Occident

 

Le lobbying est une activité d’influence ou de pression sur le pouvoir politique qui vise à persuader les décideurs publics (législateurs, fonctionnaires, etc.) de prendre des décisions ou d’adopter des lois ou des positions en faveur d’un groupe d’intérêt spécifique.

 

Nous passons en revue, étape par étape, le lobbying du FPR/Kagame en Occident.

 

– Le lobbying du FPR a été mis en place dès sa création en Ouganda, avant son invasion et sa conquête militaire du Rwanda en octobre 1990, et s’est renforcé pendant la guerre de conquête de 1990-1994.

 

Tout a été facilité par la cécité et l’inconscience de la France au début des années 1990, après la chute du mur de Berlin et donc la fin de la guerre froide.

 

La confusion et les tergiversations en France à ce sujet ont été alimentées par les lobbies anglo-saxons : États-Unis, Royaume-Uni, Canada. La France, embourbée dans des « cohabitations » incompatibles avec la Vè République fondée par le général de Gaulle, n’a pas pu voir la géostratégie en cours pour annihiler son influence dans son ancien pré carré africain, à commencer par la région des Grands Lacs.

 

Cette annihilation de l’influence de la France dans cette région par les puissances anglo-saxonnes, désormais débarrassées de l’URSS, a été facilitée par la revanche de Julius Nyerere, de Tanzanie, qui, dans sa haine des régimes militaires issus des coups d’État des années 1960-1970, voulait les remplacer par des rébellions armées.

 

Ainsi, après avoir placé son élève, Yoweri Museveni, au pouvoir en Ouganda en 1986, il encouragera celui-ci à placer son lieutenant dans l’armée, Paul Kagame, au pouvoir au Rwanda voisin, six ans plus tard, en 1994. Sans tarder, les deux compères chasseront le maréchal Mobutu du Zaïre et placeront à la présidence un ancien maquisard exilé en Tanzanie, Laurent Désiré Kabila, en 1997. La boucle est bouclée.

 

– En 1994, Paul Kagame est installé sur le trône du Rwanda, en provenance de l’armée ougandaise et en enjambant des milliers de cadavres. Les puissances qui l’ont créé et installé là lui ont conseillé, et lui ont donné les moyens, d’acquérir de puissants lobbies dans les pays occidentaux, afin d’influencer les décideurs politiques de ces pays et d’obtenir des faveurs, et surtout l’impunité.

Ainsi, aux États-Unis, les puissants lobbies pro-Kagame, autour de Bill et Hillary Clinton, sont nés et prospèrent depuis. On y trouve également Bill Gates de Microsoft et d’autres magnats de l’industrie pharmaceutique, entre autres.

 

Par ailleurs, ces lobbies pro-Kagame aux États-Unis ont la mainmise sur les institutions de Bretton Woods (FMI, Banque mondiale), notamment pour accorder des fonds au régime de Kagame en dehors de toute légalité et transparence, et s’il le faut, pour falsifier les statistiques concernant les données économiques (dettes, taux de croissance, etc.) du régime dictatorial de Paul Kagame au Rwanda.

 

Au Royaume-Uni, le clan de Tony Blair et ses ramifications font la promotion et défendent à outrance le régime dictatorial de Paul Kagame, quel que soit le parti au pouvoir à Londres.

 

En France, surtout sous Sarkozy et Macron, les lobbies pro-Kagame se sont revêtus des habits d’ONG prétendument dédiées à la défense des droits de l’homme, comme MRAX, SOS Racisme, Survie, FIDH, etc., mais qui sont en réalité infiltrées et payées pour défendre les intérêts ethnisants de de Paul Kagame en France.

 

Ou alors, elles servent de couverture et de relais aux cellules du parti-État FPR opérant en France, dans lesquelles militent les extrémistes tutsi installés par le régime de Kagame à cet effet. On peut citer, entre autres, le CPCR du couple franco-tutsi Alain et Dafroza Gauthier, IBUKA-France, la diaspora rwandaise ou le CRF.

 

Après son chantage réussi contre la France décadente, qui a abouti à la rupture des relations diplomatiques et à l’interdiction de l’usage de la langue française au Rwanda en 2008, le régime de Paul Kagame a transformé les directions des organisations internationales ayant leur siège en France, comme l’OIF, l’UNESCO ou Interpol, en des états-majors de ses lobbies en France, qui défendent ses intérêts, y compris ceux qui sont contraires aux missions de ces organisations.

 

Évolution et état de ces lobbies de Paul Kagame après 31 ans au pouvoir.

 

Aux États-Unis, ces lobbies prolifèrent dans les milieux démocrates et républicains pour les mêmes motivations idéologiques, géostratégiques, mais surtout économiques et financières.

 

Pour le Royaume-Uni, le Rwanda est un relais stratégique de Londres dans la région des Grands Lacs. En effet, depuis plus de vingt-cinq ans, le Royaume-Uni a fait du Rwanda un partenaire stratégique privilégié en Afrique centrale.

Mais les influences des lobbies pro-Kagame évoluent en dents de scie, même s’ils ont des racines profondes avec le clan et la clique autour de Tony Blair.

 

En France, c’est selon l’appréciation de Paul Kagame, qui apprécie le moment et la forme. La société française subit de plein fouet les pressions et les influences des lobbies pro-Kagame, au gré du président en place et de sa diplomatie.

 

Depuis 2017, Emmanuel Macron a battu tous les records en la matière en faisant des lobbies pro-Kagame de France les architectes de sa diplomatie en Afrique et dans la région, ainsi que les maîtres de la justice (cours et tribunaux) et de l’administration (préfets de police, maires, etc.) de France.

 

Voici quelques manifestations récentes de la puissance de ces lobbies pro-Kagame en Occident

 

– Les cellules et lobbies du FPR en France ont récemment porté plainte contre RFI, un média d’État, pour avoir osé tendre son micro à un opposant au régime de Kagame exilé en Europe. La plainte a été déclarée recevable et RFI s’attend à être jugée et condamnée. On se croirait dans une république bananière, et non en France.

 

– Le Rwanda se moque de la CIRGL et considère ses résolutions comme nulles et non avenues. Ceci, après que cette organisation régionale a osé déclarer soutenir la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui exige le retrait des troupes de Paul Kagame de la RDC.

 

– Le Parlement européen est méprisé et ses résolutions rejetées systématiquement. Le Parlement est sous le joug du régime de Kagame depuis qu’il a osé proposer quelques mesures contre le Rwanda au Conseil européen. Pour cela, Paul Kagame a trouvé un bouc émissaire à sacrifier, et ce, sans réaction. Ce fut la Belgique qui fut chassée du Rwanda (fermeture de l’ambassade et de l’école belge de Kigali). Depuis, le régime de Kagame n’a cessé d’humilier les représentants de la Belgique, comme son ministre des Affaires étrangères lors du sommet de la Francophonie à Kigali, du 18 au 20 novembre 2025.

 

– Le Rwanda de Paul Kagame ridiculise et fait chanter les puissances qui se sont résolues à jouer les médiateurs entre lui et la RDC, pays qu’il a agressé, annexé et dont il occupe deux provinces.

Ainsi, Paul Kagame n’a pas hésité à faire la nique au président Trump et à la communauté internationale en lançant une offensive pour s’emparer de la ville d’Uvira et d’autres localités du Sud-Kivu, le lendemain même de la signature de l’accord de Washington, le 4 décembre 2025.

 

Comment contrebalancer l’influence de ces puissants lobbies pro-Kagame afin de le démystifier ?

 

Bonnes résolutions pour 2026 concernant Paul Kagame et son régime.

 

Après que les mêmes puissances, en tête desquelles les États-Unis, viennent d’oser prendre quelques mesures, certes légères et timides, contre le régime de Paul Kagame pour son non-respect des accords qu’il a lui-même signés début décembre 2025 à Washington, on peut espérer que ces puissances et organisations pourront exprimer à Paul Kagame qu’il a franchi la ligne rouge et que son immunité et son impunité ne valent plus rien.

 

Dans ce contexte, certains acteurs ou spectateurs spécifiques devraient aussi revoir leur rôle, ainsi :

 

– L’opposition politique ou armée au régime de Kagame devrait se donner les moyens d’approcher ses lobbies traditionnels avec un message clair et apaisant.

 

Les puissants lobbies de Paul Kagame en Occident et les décideurs politiques des puissances occidentales devraient recevoir un appel de la part des forces pour le changement au Rwanda (toutes ethnies confondues : Hutus, Tutsis et Twas) pour qu’ils réalisent que leur poulain Paul Kagame ne sert plus leurs intérêts dans la région, mais contribue à les décrédibiliser auprès des peuples des pays qui les intéressent économiquement et géostratégiquement. Il faudrait qu’ils lâchent le dictateur Paul Kagame, en fin de course, et qu’ils misent sur d’autres acteurs rwandais plus recommandables, et il n’en manque pas.

 

Et pour cela ces lobbies devraient hâter la fin de Paul Kagame pour garantir leurs intérêts dans la région même après la parenthèse (de 3 décennies) Paul Kagame. Leur dire clairement que si Paul Kagame a servi les intérêts stratégiques occidentaux notamment américains tout en condamnant une région entière à une instabilité perpétuelle, il est plus que temps que ce Paul Kagame cède la place aux autres rwandais pouvant eux aussi servir ces intérêts mais sans condamner toute la région à l’instabilité comme ce fut le cas ces 30 dernières années.

 

Même si c’est avec une Révolution de palais ou un faux coup d’Etat militaire (un de ses Généraux déjà désigné comme son dauphin) que Paul Kagame devra être remplacé au pouvoir car la révolte populaire produirait un génocide beaucoup plus terrible que celui de 1990-1994, ces lobbies traditionnellement pro Kagame devraient réorienter le nouveau pouvoir de l’après Kagame vers la nouvelle donne géopolitique, à savoir le retour de la démocratie et de l’Etat de Droit au Rwanda de l’après Paul Kagame en ouvrant l’espace politique et en associant au pouvoir les anciens exclus, surtout les Hutu, par le régime Kagame.

 

C’est donc une porte de sortie pour ces puissances occidentales ayant créé et lancé Paul Kagame sur le Rwanda et dans la région depuis 1990. Il faudrait donc la leur ouvrir pour qu’elles ne se sentent pas frustrées par la fin inévitable de leur créature et agent Paul Kagame après 3 décennies d’horreurs tolérées. Il ne faudrait donc pas menacer ces puissances ayant créé et soutenu Paul Kagame de devoir répondre aussi de ses crimes après avoir quitté le pouvoir au Rwanda.

 

– les cibles de sa déstabilisation chronique dans la région.

Les événements de fin 2025 ont clairement montré que, après la RDC, déjà sous le coup de la déstabilisation, de la balkanisation, voire de la disparition comme État souverain, à cause de Paul Kagame et des lobbies et puissances qu’il sert depuis 30 ans, le Burundi et, plus récemment, la Tanzanie sont également dans son collimateur. Ces deux pays devraient donc subir le même sort que la RDC.

 

Dans leur instinct de survie, ces pays devraient donc sceller une alliance forte en matière de défense avec la RDC, qui lutte elle aussi pour sa survie contre le même mal qu’est Paul Kagame, du Rwanda.

 

– Aux acteurs principaux de cette tragédie que sont les FARDC, nous réitérons que tout État dispose d’un droit inaliénable à la légitime défense en cas d’agression armée. Or, aucun État ne peut exercer ce droit sans forces armées efficaces. Dans ce conflit que lui a imposé le conquérant hégémonique Paul Kagame, la RDC devrait donc mettre autant d’efforts, sinon davantage, dans l’amélioration des performances et de l’efficacité des FARDC sur le champ de bataille, plutôt que de se contenter de sa seule tactique de « repli stratégique » face à chaque offensive ennemie.

 

De plus, les FARDC devraient oser prendre des initiatives (offensives, défensives ou de contre-attaque) dans cette guerre et ne pas laisser à l’ennemi le monopole de la détermination du sort de cette guerre, en décidant de la nature, du moment et du lieu des actions à mener.

 

À tous les Rwandais, nous souhaitons une bonne et heureuse année 2026, pleine d’espoir, notamment celui de voir la fin du mal qui ronge leur pays depuis trois décennies.

 

Emmanuel Neretse

Le 01 Janvier 2026.

 

Vous pourriez être intéressé(e)

Victoire Ingabire: Chronicle of an Announced Political Repression
A la Une
0 partages156 vues
A la Une
0 partages156 vues

Victoire Ingabire: Chronicle of an Announced Political Repression

Vestine Mukanoheri - 25 décembre 2025

 The trajectory of Victoire Ingabire Umuhoza, a leading figure of the Rwandan opposition, is one of the most emblematic examples of political repression in Paul Kagame’s Rwanda.…

Victoire Ingabire : chronique d’une répression politique annoncée
A la Une
0 partages486 vues
A la Une
0 partages486 vues

Victoire Ingabire : chronique d’une répression politique annoncée

Vestine Mukanoheri - 22 décembre 2025

Le parcours de Victoire Ingabire Umuhoza, figure majeure de l’opposition rwandaise, est l’un des exemples les plus emblématiques de la répression politique au Rwanda de Paul Kagame.…

RDC-Rwanda : l’heure des sanctions contre le régime Kagame a sonné
A la Une
0 partages380 vues
A la Une
0 partages380 vues

RDC-Rwanda : l’heure des sanctions contre le régime Kagame a sonné

Emmanuel Neretse - 21 décembre 2025

Introduction   Après avoir fait la nique au président Trump et à la communauté internationale en reprenant l'offensive pour s'emparer de la ville d'Uvira et d'autres localités…

Les plus populaires de cette catégorie